FINANCES
Un accord va être trouvé "dans les jours qui viennent" sur la reprise par la Caisse des dépôts de l'activité de prêts aux collectivités de la banque Dexia, a déclaré lundi 23 janvier 2012 le commissaire général à l'investissement René Ricol, chargé d'une médiation dans ce dossier.
« Il y aura une solution de trouvée dans les jours qui viennent. [...] C’est essentiel pour maintenir l’activité économique, nous devons réussir », a-t-il affirmé à la radio BFM Business. Il a précisé que « plusieurs schémas » étaient à l’étude entre Dexia, la Caisse des dépôts et la Banque postale, et assuré qu’ »il n’y aura pas de krach ».
René Ricol a par ailleurs contesté une estimation du coût de la reprise de ces activités par la Caisse d’environ 1,9 milliard d’euros, qui avait été évoquée récemment dans Le Monde, et émanerait du numéro deux de l’établissement, Antoine Gosset-Grainville.
« Nous (avons) des chiffres beaucoup plus faibles, peut-être zéro en réalité », a indiqué René Ricol, précisant qu’il ne s’agissait pas de « pertes enregistrées », mais de « risques de contentieux ».
Le commissaire général à l’investissement a par ailleurs rejeté l’idée d’une nationalisation de la banque en difficultés. « Il n’y a pas besoin de nationaliser Dexia », a-t-il souligné en ajoutant que c’était « une fausse idée », sachant que la France et la Belgique étaient « déjà présentes au capital » de la banque.
La Belgique, la France et le Luxembourg se sont portés en octobre au secours de Dexia, au bord de l’asphyxie, en organisant son démantèlement pour lui éviter la faillite. Ils se sont entendus sur le principe d’une garantie de 90 milliards d’euros aux financements du groupe pour faciliter l’opération.
En France, la Caisse des dépôts et La Banque Postale doivent prendre le relais des activités de Dexia Crédit Local (DCL) en matière de financement des collectivités. Mais les négociations piétinent et la mise en place du nouveau véhicule de financement n’est pas prévue avant juin.