En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV

Logo Gazette.fr

3

Commentaires

Réagir
Imprimer

Logement

François Hollande veut doper le financement du logement social, thème central de la présidentielle

Publié le 23/01/2012 • Mis à jour le 19/03/2012 • Par Delphine Gerbeau • dans : A la une, France

Imprimer

3

Commentaires

Réagir

François Hollande, lors de son discours au Bourget le 22 janvier 2012 © Patrick Kovarik / AFP

François Hollande a consacré une large place au logement lors de son meeting au Bourget le 22 janvier 2012. Ses propositions touchent le financement du logement, avec des propositions sur le Livret A, mais aussi la construction, avec la libération du foncier de l’Etat, le respect de la loi SRU, ou l’encadrement des loyers.

 

Références

Quels territoires construisent en France ? Application en ligne

Il s’est tout d’abord engagé à « doubler » le plafond du Livret A – qui passerait de 15300 à 30600 euros – afin de financer davantage de logements sociaux. La collecte des fonds du livret A est centralisée à 65% à la Caisse des dépôts et consignations, et celle-ci délivre des prêts à long terme aux bailleurs sociaux pour le financement de la construction de logements sociaux.
Pour Benoist Apparu, le secrétaire d’état au logement, qui a répondu point par point au candidat à la présidentielle, « les seuls gagnants de cette mesure seraient les banques, et l’effet sur la production de logements sociaux serait nul ».

Libérer du foncier - Afin de stimuler la production, François Hollande s’est aussi engagé à ce que l’Etat « mette à la disposition » des collectivités locales tous ses terrains disponibles « dans un délai de cinq ans » pour construire des logements. Reste à voir s’il s’agit de mise à disposition à titre gratuit.
L’Etat s’est en effet engagé depuis 2007 dans des programmes de cessions de terrains publics, mais les cessions ont pris énormément de retard, et se font en fonction de l’évaluation des Domaines.
« Nous manquons de logements en France. Ils atteignent des prix insupportables et pas seulement dans les grandes villes. Il faut donc plus de logements », a lancé François Hollande.

Sanctions accrues pour les communes hors la loi SRU - « Je multiplierai par cinq les sanctions qui pèsent sur les communes qui bafouent la loi de solidarité urbaine » (SRU), qui impose un taux de 20% de logements sociaux à chaque commune de plus de 3.500 habitants », a-t-il également promis.

Certains acteurs du logement dénoncent en effet le faible montant des amendes infligées, qui incite certaines communes à payer plutôt qu’à construire. Benoist Apparu a cependant fait remarquer que la loi SRU fonctionne très bien : « depuis 2002 le cumul des objectifs de construction pour atteindre les 20% s’élevait à 200 000 logements, 306 000 ont été financés dans les communes concernées, soit 153% de l’objectif ! ».

Le programme du candidat Sarkozy pourrait, lui, être une fois de plus axé sur l’idée de propriété, avec un grand programme de vente de logements sociaux à leurs locataires, une idée déjà promue durant ce quinquennat, qui n’a rencontré que peu de succès tant chez les bailleurs que chez les locataires.

Encadrer les loyers - François Hollande a enfin évoqué l’encadrement des loyers dans les villes où ils ont flambé. Benoist Apparu a plusieurs fois manifesté son opposition à une telle mesure, qui selon lui impacterait à la baisse l’offre de logements en location, et découragerait l’investissement locatif. En revanche, Nicolas Sarkozy réfléchirait à introduire dans son programme l’idée d’un bail de location gagnant – gagnant, avec un loyer minoré en échange d’une protection réduite pour le locataire.
« L’encadrement des loyers peut paraître de bon sens mais cette mesure serait une catastrophe économique pour notre pays : moins d’offre de logements en location, des logements moins bien entretenus et des bailleurs plus exigeants sur le profil des locataires », a-t-il affirmé dans un communiqué.

Le logement au cœur du débat pour la présidentielle

Les professionnels de l’immobilier se réjouissent que la question du logement soit enfin devenue, après le discours de François Hollande dimanche, un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle de 2012. Cependant, pour le gouvernement, les propositions du candidat PS sont de « fausses bonnes idées ».

Les experts s’accordent à considérer qu’il manque environ 900.000 logements neufs dans les régions les plus dynamiques économiquement (IDF, Paca et Rhône-Alpes principalement), notamment en raison d’un manque de terrains à bâtir à un coût qui soit économiquement supportable pour les futurs propriétaires et locataires.
Nicolas Sarkozy avait indiqué lors du sommet social qu’il proposerait prochainement des mesures pour améliorer la compétitivité du secteur du logement, un thème qui était venu se rajouter in-extremis à ses entretiens avec les syndicats et le patronat.

Du logement à la réforme de l’urbanisme - Pour Alain Dinin, PDG de Nexity, un des deux principaux promoteurs immobiliers français, la proposition de M. Hollande pour que l’Etat « mette à la disposition » des collectivités locales des terrains disponibles « pour construire des logements est une « bonne mesure » car elle s’accompagne d’une contre-partie de l’engagement « de plafonner les prix de vente des logements ».
Mais « le diable se nichant dans les détails », selon M. Dinin, il faut également « une réforme du droit à l’urbanisme et des permis de construire » pour contraindre les communes, souvent réticentes, à laisser édifier des habitations.

Le président de l’Union nationale de la propriété immobilière (Unpi) Jean Perrin considère que « cela va être difficile car ce sont les organismes publics qu’il faudra convaincre et ils préfèrent plutôt obtenir des prix élevés de leurs terrains ».

Les candidats à l’élection présidentielle pourront entendre les propositions des professionnels du secteur lors du « sommet de l’immobilier et de construction » que la Fédération française du bâtiment va organiser le 7 mars à Paris.

Haut de page

Cet article est en relation avec

Aujourd'hui sur

les Clubs Experts de la Gazette

Agenda 21 : les collectivités répondent aux attaques de la Cour des comptes

La Cour des comptes demande une remise à plat des agendas 21. Voire un abandon pur et simple du dispositif. A Besançon, à Orléans, ou bien sûr au Comité 21, on défend le bilan d’un outil toujours pertinent pour structurer une politique de développement ...

Baisse des dotations : comment adapter le service public local ?

Lors des 19e assises de l’Afigèse, à Avignon, plus de 400 responsables financiers des collectivités locales ont planché sur l’épineuse question de l'adaptation du service public local à la brutale baisse des ressources. Une équation jugée par certains ...

La cigarette interdite dans les espaces publics pour enfants, les PM habilités à contrôler

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a dévoilé le 25 septembre 2014 un plan de lutte contre la cigarette. Parmi les mesures annoncées : l’interdiction de fumer dans les espaces publics de jeux pour enfants et dans les voitures transportant des enfants de ...

Emplois d'avenir : la dynamique est enclenchée dans les collectivités

Comme l’ont exprimé des représentants d'élus au colloque organisé sur les emplois d’avenir mardi 23 septembre 2014 à Paris par le CNFPT, leur principal motif de satisfaction tient au financement de ces emplois, assuré à hauteur de 75 % du Smic par l’Etat ...

Imprimer

3

Commentaires

Réagir
Publicité

Liens sponsorisés

Tous les fournisseurs

Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

9 Commentaires

Ajouter un commentaire

Du plus récent / Du plus ancien

  1. 1. fpt Aujoud'hui, 08h18

    Est ce que la France entière est informée du fait que le point d'indice n'ayant pas été relevé depuis bientôt 10 ans provoque des salaires hors primes en dessous du smic! L'état emploi donc du personnel en le rémunérant illégalement car aucune entreprise n'est autorisé à le faire... nos retraites sont donc calculé pour une partie de notre vie en tout cas pour des salaires de misères. Un agent de maitrise hors prime au smic en usine ils ont un salaire de à minima 300 € plus élevé que le notre! alors que parfois notre tâches est tout aussi pénible (heure supplémentaire non payés, risque d'agression, travail parfois dehors peu importe le temps avec le port de charge lourde, les cancers dû à l'amiante isolant des bâtiments vétustes car pas d'argent pour les remplacer..
    La preuve de plus en plus d'agent quitte le public pour le privé afin d'avoir de quoi subvenir à leur famille car même les fonctionnaires ont besoin d'un toit et de manger (pas de primes de panier ni de tickets resto ou de voiture de fonction...)

  2. 2. Laurent Aujoud'hui, 07h52

    Bonjour,

    Et bien scandaleux. Les économie sont fait sur les petits agents. Si l'Etat souhaite des économie, il faudra qu'il les face la ou elles sont. C'est à dire dans les hauts fonctionnaires qui gagne très biien leur vie et qui ne sont pas touché directement par le pourvoir d'achat en berne. Faire sauter l'ENA et compagnie et disolution d'une élite de bourgeois méprisant de la population. La il y a beaucoup d'économie à faire en supprimant les incompétents qui tire profit de leurs lignes budgétaire.
    Moi je réclame 50 % d'augmentation sur mon salaire car bientôt je vais travailler mais vivre dans la rue. Voilà messieurs les vrais bonnes solutions.

  3. 3. Brisavoine 01/10/2014, 21h02

    Ces élus sont décidément lamentables !

    Pour en finir avec cette caste d'élus locaux, signez la pétition pour sauver la Métropole du Grand Paris : http://www.petitions24.net/sauvons_la_metropole_du_grand_paris

  4. 4. Révolutionnaire 01/10/2014, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  5. 5. TansonHenri 01/10/2014, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  6. 6. parisienne 01/10/2014, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  7. 7. Yann 01/10/2014, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  8. 8. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  9. 9. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

    1. Ajouter un commentaire

        Votre e-mail ne sera pas visible

      Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.