Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Roms et gens du voyage

La France a remis un projet de stratégie pour l’inclusion des roms et gens du voyage

Publié le 09/01/2012 • Par Olivier Berthelin • dans : Europe

Fin décembre 2011, la France a, dans les délais, remis à la Commission européenne un projet de stratégie pour l’inclusion des roms et des gens du voyage. Décevant pour les intéressés exclus de toute concertation, ce document marque une étape dans le processus qui à partir de 2014 devrait aboutir à flécher les fonds européens vers des actions efficaces.

« La France est un bon élève administratif ; elle a rendu une note sur sa stratégie nationale en faveur de l’inclusion des roms et gens du voyage », précise-t-on du côté de la Commission européenne qui s’apprête à discuter avec le gouvernement sur l’évaluation des politiques envisagées.

Dans le cadre fixé par l’UE, les services de la commission affichent une ferme volonté de ne financer que des dispositifs cohérents et solidement évalués. Si dans la forme, les 24 pages de la note française font pâle figure par rapport au volumineux dossier accompagné de rapports de groupes de travaux présenté par la petite Finlande, la Pologne ou la Roumanie, le ministère des Affaires sociales considère cette première contribution comme un projet et affirme travailler plus en profondeur.

Réaffirmation d’anciens principes – Ne reconnaissant pas le concept de minorité ethnique, la France axe sa politique sur l’accès au droit commun des populations qui peinent à bénéficier de la scolarisation, des soins, du logement et de l’emploi.
Elle ne tient pas compte de l’ethnie et ne prend en compte les roms et les gens du voyage que dans la mesure où ils se trouvent dans des situations précaires ou exclus de dispositifs comme l’école du fait de modes de vies particuliers.

Cette philosophie de l’accès au droit commun, inlassablement et unanimement rappelée par toutes les commissions nationales consultatives des gens du voyage depuis le début des années 2000, constitue la particularité de la contribution française.
Elle est en effet la seule à prendre en compte les gens du voyage dans la stratégie en faveur de l’inclusion des roms.

Ce principe n’est nullement contesté par les intéressés qui revendiquent l’égalité des droits, mais déplorent l’inefficacité de la plupart des mesures mises en œuvres depuis 30 ans.
Ils réclament de véritables évaluations de chacun des dispositifs listés dans le document. Dans tous les domaines, ils sont pour la plupart jugés intéressants mais insuffisants pour répondre aux besoins.

Amertume et défaut de concertation – Ainsi, le paragraphe consacré à la « politique ambitieuse conduite depuis le début des années 1990 en matière de logement », déclenche des réactions amères du côté des responsables des associations de gens du voyage.

Tant Désiré Vermeersch, président de l’Asnit, que Fernand Delage, vice-président de l’Ufat, dénoncent le gouffre qui sépare les mots des réalités. « Aujourd’hui même, des familles sont empêchées d’habiter sur les terrains qui leur appartiennent depuis plus de 20 ans et qu’ils ont aménagés à leurs frais. Elles se retrouvent à la rue sans même pouvoir stationner légalement faute de places », déplore Désiré Vermeersch.

« En matière de scolarisation et d’accès au travail, il n’y a rien de nouveau et de prometteur dans cette stratégie. Tout ce qui est proposé là est déjà expérimenté depuis longtemps sans que rien ne s’améliore », constate tristement Fernand Delage, en faisant remarquer qu’aucune association n’a été associée à la réflexion sur cette stratégie.

Déficit de concertation – Mi-décembre, les services de la Commission européenne craignaient que la France ne tienne pas ses engagements. Ils étaient en effet associés aux réflexions et aux processus de concertation dans d’autres pays sans être informés de l’existence même d’un travail au sein du gouvernement français.
Celui-ci ne tient d’ailleurs pas à communiquer avant plusieurs semaines sur ce sujet sensible en marges des préoccupations majeures.

« Un tel défaut de concertation ne serait pas possible avec une autre catégorie de la population », remarque Stéphane Léveque, directeur de la Fnasat, fédération d’associations spécialisée mentionnée dans le document sans même en avoir été informée.
S’appuyant sur leurs expériences, aucune des associations n’est convaincue par le paragraphe « Impliquer les acteurs associatifs et la société civile ».

De leur côté des collectivités soulignent le même déficit de concertation, au point que faute d’être informées des travaux du gouvernement, les collectivités de la région Nord-Pas de Calais avaient pris seules l’initiative d’une contribution régionale en novembre dernier.
« Cette stratégie consiste à faire payer par l’Europe des actions qui étaient jusqu’à présent financées par le gouvernement », remarque Paul Lacoste, l’un des porte-paroles de l’association Halem.

Cet article est en relation avec les dossiers

1 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

La France a remis un projet de stratégie pour l’inclusion des roms et gens du voyage

Votre e-mail ne sera pas publié

blasée

10/01/2012 06h37

Définir un cadre européen pour les choses à faire pour les roms, ok.
Pourquoi en France ? Pourquoi ce cadre ne s’applique-t-il pas dans les pays d’où ils viennent ? (europe de l’est).
Pourquoi s’intégreraient-ils mieux, complètement déracinés, en France plutôt que dans les pays de l’est où ils ont toujours vécu ?
Pourquoi ne pas faire le maximum pour aider les pays de l’est à les intégrer sur place ?
On prêche la libre circulation des citoyens européens… FOUTAISES !
Il s’agit de libre stagnation, de bout du parcours, pour ce que je peux constater des camps de bric et de broc qui s’installent ici ou là. Pourquoi la France ? Non pas parce qu’après, c’est la mer. C’est parce qu’elle attribue des allocations et aides de toutes sortes dès qu’une association fait domicilier qui que ce soit, qui vient de n’importe où.
Arrêtons de nous voiler la face, arrêtons la langue de bois de tous bords qui est la seule explication à la désaffection des citoyens français pour les urnes : ils en ont marre qu’on les prenne pour des abrutis.
Un cadre européen qui s’applique D’ABORD aux pays qui connaissent le problème (quel qu’il soit), en l’occurrence, les pays de l’est concernés, des fonds européens qui les obligent à prendre en considération, SUR PLACE, une communauté qui y vit depuis des temps immémoriaux, à mettre en place, sur place, les moyens de les intégrer dans la société qui leur est la plus proche.
Le moyen pour ces pays et leur rapport à leurs populations, TOUTES leurs populations, d’entrer dans le XXIème siècle, d’appliquer les droits de l’homme sur place.
Et d’arrêter d’exporter les gens avec leurs problèmes, vers le pays qui professe qu’il faut considérer tout le monde.
Seront-ils moins dépaysés, moins hors de tout, les roms, quand on les aura installés en France, à grandes perfusions d’argent public ? Seront-ils à leur aise, « chez eux » ?
Permettez-moi d’en douter : un déraciné est toujours un déraciné.
Ce n’est que là où il a des attaches qu’il peut reprendre pied si on lui en donne l’occasion.
Et bien évidemment, que toute l’Europe qui finance, regarde ce qu’on fait effectivement, dans les pays de l’est, des fonds alloués à ce que les roms soient enfin considérés comme des citoyens de leur pays, à part entière.
Je ne suis pas la seule à en avoir assez de l’europe fourre-tout, cache-misère, faux-semblant, prétexte à ne pas régler les choses au fond, à ne pas les prendre à bras-le-corps, une bonne fois pour toutes, à remettre les pendules à l’heure.
L’Europe, en l’occurence, est-elle censée donner un cadre commun, librement accepté, à tous les pays, pour les aider, tous, à réaliser, sur leur territoire, la société telle qu’ils la veulent ?
Ou est-ce une façon d’édicter des principes creux, et d’organiser d’immenses camps de réfugiés, ailleurs que là où il faudrait régler le problème ?
Je ne doute pas une demie-seconde que ce message sera « modéré ».
La censure n’existant plus en France, c’est bien connu. MD

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X