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LUTTE CONTRE L’EXCLUSION

Le préfet de l’Essonne satisfait de l’accueil d’urgence dans le département

Le préfet de l'Essonne Michel Fuzeau s'est dit satisfait jeudi 29 décembre 2011 de l'accueil en hébergement d'urgence dans le département, lors d'une rencontre avec des professionnels de l'urgence sociale à Corbeil-Essonnes.

« Dans l’Essonne, on a un dispositif très diversifié qui permet de faire face à presque toutes les situations », a-t-il déclaré au cours de sa visite à la plateforme qui gère les appels du 115 dans le département. « Personne ne couche dehors, sauf ceux qui ne veulent pas d’un hébergement d’urgence », a-t-il ajouté.

160 appels par jour au 115 - Pendant l’année, la Croix-Rouge dispose de 364 places d’hébergement d’urgence et de 15 places d’hôtels, auxquelles s’ajoutent jusqu’à 240 lits d’hôtels en période hivernale. En cas d’activation du plan grand froid, 656 places sont également ouvertes dans des gymnases.

« 115 Essonne, bonsoir! »: muni d’un casque et d’un micro, l’écoutant qui reçoit les appels (environ 160 par jour en hiver) fait une rapide enquête avant d’orienter la personne au bout du fil vers un lit, à l’hôtel ou en foyer. « Si on vous trouve une chambre d’hôtel, vous allez y allez ou pas? A chaque fois qu’on vous propose une chambre, vous n’y allez pas…. », tance gentiment le salarié de la Croix-Rouge. Pour ceux qui restent dehors, souvent par choix, des maraudes vont à leur rencontre, de jour comme de nuit.

Besoin de parler - « On n’est pas seulement là pour donner un café ou un sandwich, raconte Marc, qui fait des maraudes de nuit depuis onze ans à la Croix-Rouge. La plupart ont surtout besoin de parler », affirme ce professionnel emmitouflé dans son anorak rouge et coiffé d’un bonnet de laine.

Parmi les « habitués » de la Croix-Rouge, Luc, 36 ans, qui squatte une maison sans électricité dans un bois de Villabé, avec son chien et ses trois chats, depuis le mois de février. Pas question d’aller dans un foyer ou à l’hôtel, où il ne pourrait emmener ses animaux. Un vrai problème pour certains sans-abri du département, qui préfèrent alors rester dehors.

« S’il y avait une forte demande de la part des associations pour un hébergement avec des chiens, il faudrait envisager un chenil », a reconnu M. Fuzeau. « Mais pour le moment nous n’avons pas de remontées de ce type », a-t-il ajouté.

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