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Culture

A Rennes, le son et lumière de Noël crée la polémique

Publié le 29/12/2011 • Par Xavier Debontride • dans : Régions

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Projeté sur la façade de l’hôtel de ville, le spectacle véhiculerait un discours anti-gouvernemental. La mairie se défend de toute récupération politique. Mais le malaise s’installe.

 

C’est une mise en lumière techniquement très aboutie qui, depuis trois noëls, transforme l’élégante façade de l’hôtel de ville de Rennes en un univers fantasmagorique et coloré.
Mais cette année, les aventures du « Petit Géant » conçues par la société Spectaculaires suscitent de nombreux commentaires… politiques.

L’histoire, comme les années précédentes, entraîne le spectateur dans les rêves d’un enfant, qui éclatent en touches multicolores et recomposent la mairie dans une sorte de jeu de construction géant.
Mais cette année, le rêve prend très vite les allures d’un cauchemar, alimenté par les informations sinistres sur la crise économique, la dette et les licenciements diffusés au journal télévisé.

Gagner plus pour gagner plus - Et c’est alors que le malaise s’installe chez de nombreux spectateurs venus en famille découvrir le spectacle. Si les plus jeunes ne retiennent que la beauté des images et la prouesse technologique une nouvelle fois au rendez-vous, les adultes ne manquent pas d’y noter des allusions directes à l’actualité politique de cette période préélectorale.
Parodie du slogan « travailler plus pour gagner plus », devenu « gagner plus pour gagner plus », procès des « coupables » de la crise, un certain Jean Caisse et son frère, le P’tit Louis d’or, ainsi qu’une Bernadette.

Autant de messages subliminaux pour certains spectateurs qui croient y déceler une caricature des enfants du président de la République ou une allusion à l’ancienne préfète de Bretagne, Bernadette Malgorn, désormais conseillère régionale UMP et qui avait eu des relations tendues avec la mairie de Rennes !

Le spectacle se poursuit par une destruction virtuelle de la mairie, particulièrement spectaculaire et assez dérangeante au regard de la symbolique du lieu, et s’achève sous une pluie de roses, la fleur symbole du parti socialiste, auquel est rattachée la municipalité rennaise depuis 1977.

Depuis quelques jours, la polémique enfle et les messages affluent sur les forums de la presse locale.

http://www.dailymotion.com/video/xn81ag

Carte blanche aux artistes - Yves Préaux, adjoint au maire chargé de la communication affirme « avoir laissé, comme à chaque fois, carte blanche aux artistes » et regrette cette lecture partisane, tout en reconnaissant certaines lourdeurs dans le scénario, dont il n’a pris connaissance que quelques heures avant la première projection.

Même s’il semble donc avéré que la municipalité conduite par Daniel Delaveau n’a pas cherché à instrumentaliser le spectacle, il est tout de même étonnant que, s’agissant d’une commande publique, personne dans les services ou chez les élus, n’aie anticipé les éventuelles lectures possibles du spectacle avant la projection publique, qui s’achève le 1er janvier.

Le contrat avec Spectaculaires, conclu pour trois ans, prévoyait la création d’un conte à Noël, destiné à nourrir l’imaginaire en cette période de fêtes. L’édition 2011, elle, alimente plutôt la polémique au pied du sapin !

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  1. 1. TansonHenri Aujoud'hui, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  2. 2. parisienne Aujoud'hui, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  3. 3. Yann Aujoud'hui, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  4. 4. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  5. 5. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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