En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV

Logo Gazette.fr

1

Commentaire

Réagir
Imprimer

Culture

A Rennes, le son et lumière de Noël crée la polémique

Publié le • Par • dans : Régions

Imprimer

1

Commentaire

Réagir

Projeté sur la façade de l’hôtel de ville, le spectacle véhiculerait un discours anti-gouvernemental. La mairie se défend de toute récupération politique. Mais le malaise s’installe.

 

C’est une mise en lumière techniquement très aboutie qui, depuis trois noëls, transforme l’élégante façade de l’hôtel de ville de Rennes en un univers fantasmagorique et coloré.
Mais cette année, les aventures du « Petit Géant » conçues par la société Spectaculaires suscitent de nombreux commentaires… politiques.

L’histoire, comme les années précédentes, entraîne le spectateur dans les rêves d’un enfant, qui éclatent en touches multicolores et recomposent la mairie dans une sorte de jeu de construction géant.
Mais cette année, le rêve prend très vite les allures d’un cauchemar, alimenté par les informations sinistres sur la crise économique, la dette et les licenciements diffusés au journal télévisé.

Gagner plus pour gagner plus - Et c’est alors que le malaise s’installe chez de nombreux spectateurs venus en famille découvrir le spectacle. Si les plus jeunes ne retiennent que la beauté des images et la prouesse technologique une nouvelle fois au rendez-vous, les adultes ne manquent pas d’y noter des allusions directes à l’actualité politique de cette période préélectorale.
Parodie du slogan « travailler plus pour gagner plus », devenu « gagner plus pour gagner plus », procès des « coupables » de la crise, un certain Jean Caisse et son frère, le P’tit Louis d’or, ainsi qu’une Bernadette.

Autant de messages subliminaux pour certains spectateurs qui croient y déceler une caricature des enfants du président de la République ou une allusion à l’ancienne préfète de Bretagne, Bernadette Malgorn, désormais conseillère régionale UMP et qui avait eu des relations tendues avec la mairie de Rennes !

Le spectacle se poursuit par une destruction virtuelle de la mairie, particulièrement spectaculaire et assez dérangeante au regard de la symbolique du lieu, et s’achève sous une pluie de roses, la fleur symbole du parti socialiste, auquel est rattachée la municipalité rennaise depuis 1977.

Depuis quelques jours, la polémique enfle et les messages affluent sur les forums de la presse locale.

http://www.dailymotion.com/video/xn81ag

Carte blanche aux artistes - Yves Préaux, adjoint au maire chargé de la communication affirme « avoir laissé, comme à chaque fois, carte blanche aux artistes » et regrette cette lecture partisane, tout en reconnaissant certaines lourdeurs dans le scénario, dont il n’a pris connaissance que quelques heures avant la première projection.

Même s’il semble donc avéré que la municipalité conduite par Daniel Delaveau n’a pas cherché à instrumentaliser le spectacle, il est tout de même étonnant que, s’agissant d’une commande publique, personne dans les services ou chez les élus, n’aie anticipé les éventuelles lectures possibles du spectacle avant la projection publique, qui s’achève le 1er janvier.

Le contrat avec Spectaculaires, conclu pour trois ans, prévoyait la création d’un conte à Noël, destiné à nourrir l’imaginaire en cette période de fêtes. L’édition 2011, elle, alimente plutôt la polémique au pied du sapin !

Haut de page

Imprimer

1

Commentaire

Réagir
Publicité

Liens sponsorisés

Tous les fournisseurs

Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

Mots-clés

Thèmes abordés CultureMarché de servicesTélécommunications

Régions Bretagne

1 Commentaire

Ajouter un commentaire

Du plus récent / Du plus ancien

  1. 1. Julien 01/01/2012, 11h39

    Mouais... pas au courant... qui peut y croire ?
    Il est vrai que ce n'est pas aux contribuables locaux de payer une campagne pour l'équipe politique en place...

    1. Ajouter un commentaire

        Votre e-mail ne sera pas visible

      Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.