SÉCURITÉ
Le Premier ministre François Fillon a estimé mercredi 21 décembre 2011 que la "vidéoprotection" constituait "un apport fondamental pour la prévention de la délinquance", en participant à la mise en service de 200 nouvelles caméras à Paris dans un commissariat de police du XXe arrondissement.
« Le déploiement de la vidéoprotection concerne aujourd’hui 250 caméras. Il sera achevé à la fin du premier semestre 2012 avec plus de 1.000 caméras », sur l’ensemble des arrondissements de la capitale, a relevé dans un discours François Fillon, après avoir assisté à une démonstration du nouveau matériel. Ce réseau « sera entièrement connecté et interopérable avec les 10.000 caméras déjà réparties dans la ville, notamment dans les transports ou les centres commerciaux », a-t-il noté.
Principalement financé par l’Etat - Le plan, adopté fin 2009 par le Conseil de Paris, est financé à hauteur de quelque 82 millions d’euros par l’Etat, et de 5 millions d’euros par la Ville. Selon le chef du gouvernement, « la vidéoprotection va transformer les métiers de la police et les méthodes de travail ». « C’est un apport fondamental pour la prévention de la délinquance », a-t-il dit.
François Fillon, qui était accompagné du ministre de l’Intérieur Claude Guéant, a noté que la vidéosurveillance avait « suscité de la défiance et des oppositions de la part de certains ». « On nous parlait abusivement d’un Big brother, et il évident que personne ne veut cela », a-t-il enchaîné.
Charte éthique - M. Fillon a en outre signalé que la préfecture de police avait « défini une charte éthique », et qu’un comité d’éthique avait été créé. « Aucun abus ne sera toléré dans l’utilisation des images », a-t-il avancé, sous les yeux de représentants du maire PS de Paris, Bertrand Delanoë.
La majorité municipale est divisée sur la question de la vidéosurveillance : si le PS est pour, les Verts y sont eux opposés.