Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Le SOL, monnaie SOLidaire, se relance à Toulouse

Publié le 07/12/2011 • Par Aude Raux • dans : Dossiers d'actualité

Le médiatique lancement du SOL-Violette à Toulouse au printemps 2011 et l’engouement qu’il suscite auprès des habitants a redonné un second souffle à l’initiative du SOL, une belle au bois dormant qui ne demandait qu’à se réveiller. Expérimentée depuis 2006 dans trois, puis, cinq régions test, cette monnaie, destinée à favoriser l’Economie sociale et solidaire, n’avait, à l’époque, pas rencontré le succès public escompté. La ville rose donne l’occasion de dresser un bilan du SOL.

Six ans après avoir été testé à Rennes, Lille, ou encore Grenoble, le SOL fait un retour en grande pompe à Toulouse. Au mois de mai, la mairie a ainsi mis en circulation 27 000 SOL-Violette (Lire le témoignage de Frédéric Bosqué qui explique la méthode de création). Ce concept précurseur, que l’on doit à Patrick Viveret, philosophe et conseiller-maître à la Cour des comptes, s’est concrétisé, en 2006, avec l’appui des conseils régionaux. Et ce, dans un premier temps à titre d’expérimentation, le test devant se terminer en 2009 avec la fin du soutien financier de l’Union européenne.

Bilan en cet hiver 2011 : les résultats sont plus que mitigés.

  • En Bretagne, le SOL n’existe plus, mais le conseil général d’Ille et Vilaine a entamé une réflexion en septembre 2011 pour le relancer à l’échelle du département.
  • En Ile-de-France, il rebondit depuis cet automne grâce à l’association SoliCités sur les communes de Chilly-Mazarin, Evry, Massy et Viry-Châtillon, toutes situées en Essonne.
  • Le Nord-Pas-de-Calais est la seule, des trois premières régions test, à ne pas avoir connu de période de rupture : après avoir déploré un faible nombre de transactions et de prestataires acceptant ce système d’échange, le SOL de Lille connaît un sursaut.
  • Quant aux deux dernières collectivités, si, en Alsace, la région a mis fin au projet au bout d’un an, en Rhône-Alpes, l’expérimentation se poursuit, la mairie de Grenoble ayant renouvelé son appui. Par ailleurs, à Chambéry, l’association « La Monnaie autrement » qui porte le projet d’Accorderie et est membre du mouvement SOL, envisage de lancer une monnaie locale. Tout comme, à Lyon, le SOL Alpin, suite à la présence du SOL lors du Forum global sur la question humaine « Dialogues en Humanité » organisé en juillet.

Un dispositif trop complexe – Alors que depuis 2010, sept expériences de monnaies locales fleurissent en France et qu’une vingtaine de projets devraient bientôt se concrétiser, comment expliquer ce bilan en demi-teinte ?
Selon Celina Whitaker, ancienne coordinatrice nationale de l’expérimentation SOL, aujourd’hui membre du conseil d’administration du mouvement SOL, « nous étions trop en avance sur notre temps ! Replaçons-nous dans le contexte : en 2006, on ne parlait pas du tout de monnaie complémentaire à l’euro. Et ce, même dans les milieux alternatifs. C’était encore de l’utopie… irréaliste. »

Par ailleurs, le projet, articulé en trois volets, est apparu comme complexe, voire même illisible. Entre le « SOL coopération », le « SOL engagement » et le « SOL affecté », pas facile en effet de s’y retrouver. Pour preuve, la formule a été allégée ! Désormais, elle se divise en deux :

  1. le « SOL éco », soit une monnaie destinée à l’ESS qui, adossée à l’euro, s’apparente à une monnaie locale.
  2. Et le « SOL temps » qui rappelle la monnaie utilisée dans le cadre des Systèmes d’échanges locaux, les SEL. En clair, une monnaie non adossée à l’euro dont l’objectif est de permettre à une association de faciliter, en son sein, l’échange de services.

Pas d’existence physique – L’autre raison de ce faible engouement est d’ordre technique. Le SOL étant uniquement matérialisé sous la forme d’une carte à puce, et non de billets papiers, cela représentait un double frein : impossible de l’utiliser sur les marchés en plein air et obligation, pour les prestataires intéressés, de s’équiper de terminaux de paiement.
Les créateurs du projet s’étaient d’ailleurs posé la question, avant de renoncer à imprimer des billets de peur d’éventuelles falsifications.

Désormais, le SOL-Violette se décline également sous forme papier, bien palpable, en coupure de 1, 5 et 10 unités. De même, des échanges par téléphone portable sont en phase d’expérimentation à Toulouse.

Enfin, le SOL, parce qu’il était porté, non par les habitants, mais par des « poids lourds » (Chèques Déjeuners, MACIF, Crédit coopératif, MAIF) et qu’il s’inscrivait dans le cadre officiel d’un programme européen (Equal visant à combattre les discriminations et réduire les inégalités pour une meilleur cohésion sociale) paraissait « beaucoup trop institutionnel », comme le regrette Celina Whitaker.
« Cet aspect a pris le pas sur le côté pourtant résolument citoyen de l’initiative qui permettait une réappropriation démocratique de la monnaie. Une monnaie qui, en plus, avait du sens. Mais les citoyens, n’étant pas prêts, ont considéré ce projet comme un peu écrasant et intimidant. »

S’il n’y a pas eu d’appropriation du SOL de la part du public pendant ces trois années d’expérimentation, Celina Whitaker pense cependant qu’il « fallait peut-être en passer par là pour donner l’impulsion : cette dynamique institutionnelle a contribué à l’émergence d’une dynamique citoyenne. »

Témoignage

Frédéric Bosqué, coordinateur du SOL-Violette à Toulouse

Six mois après son lancement, le SOL-Violette connaît un véritable succès auprès du public. La preuve par les chiffres : on compte déjà 600 Solistes adhérents, 75 prestataires ont rejoint le réseau et l’indice de circulation des SOL-Violette est deux fois plus élevé que l’euro. Cette très forte adhésion des citoyens s’explique par le fait que nous avons su tirer la leçon de l’expérimentation SOL menée dans les régions entre 2006 et 2009.
Dès la fin de ce test, nous avons ainsi, avec les différents acteurs du SOL, tout mis à plat, à l’occasion d’un séminaire. Pendant trois jours, nous avons réfléchi aux moyens de simplifier un système complexe et permettre à la population de mieux se l’approprier. Toulouse est donc le résultat des corrections apportées au SOL tel qu’il avait été expérimenté.

C’est ainsi que, lorsque Jean-Paul Pla, conseiller municipal délégué à l’Economie sociale et solidaire, m’a contacté pour mettre en œuvre le SOL dans sa ville, nous avons tout de suite cherché comment associer, dès le départ, les citoyens au projet.
Nous avons alors fait appel à trois associations, reconnues à Toulouse, notamment dans le domaine de l’Economie sociale et solidaire. Nous avons créé un comité de pilotage et mis au point une méthodologie. L’objectif étant de ne pas partir d’un projet tout fait mais de le construire avec la population.
La première réunion, qui a eu lieu en 2009, a rassemblé 120 personnes. Nous avons ensuite mis en place quatre collèges : élus, prestataires, citoyens et financeurs qui se sont réunis régulièrement pendant un an. Ensemble, nous avons construit le projet en trois étapes : la note de gouvernance adoptée par consensus ; les statuts de l’association (une phase à laquelle nous avons associé un cinquième collège, celui des fondateurs, c’est-à-dire les partenaires initiaux) ; enfin, les règles de circulation (notamment les critères d’adhésion des partenaires que nous avons voulus ouverts afin de les accompagner dans un cheminement).
En octobre 2010, nous pouvions annoncer qu’on allait lancer le SOL-Violette… Et le 6 mai 2011, les billets étaient mis en circulation.

Si nous avons choisi le SOL, c’est parce que nous voulions faire partie d’un réseau national, ce que ne permet pas une monnaie locale d’initiative ascendante comme « l’abeille ». Le SOL offrait également une crédibilité et une expérience de terrain de six années.
Quant aux améliorations à apporter, nous avons simplifié les trois volets du SOL en les résumant à deux : un « SOL Eco » et, une fois que les citoyens se sont appropriés ce SOL « marchand », un « SOL temps ». Par ailleurs, nous avons décidé de ne pas nous limiter à une carte à puce pour les paiements mais d’imprimer des billets – infalsifiables grâce notamment à un système de bulles d’air – afin que les habitants aient un contact concret avec ce moyen d’échange.

Sur nos billets, il est écrit cette phrase : « Faites de votre monnaie un bulletin de vote. » Il est urgent que les citoyens se réapproprient la gouvernance de la monnaie.

Réagir à cet article

Sur le même sujet

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Le SOL, monnaie SOLidaire, se relance à Toulouse

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X