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POLITIQUE DE LA VILLE

La « Déclaration d’Amiens » soumise aux candidats à la présidentielle

Par G. Roussange

Publié le 10/11/2011

dans : France

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Les assises nationales de la politique de la ville organisées les 7 et 8 novembre 2011 à Amiens ont été l’occasion pour les associations d’élus de dénoncer le désengagement de l’Etat. Tout en restant prudentes sur de nouvelles règles du jeu.

Prêts à en découdre. Réunis à Amiens les 7 et 8 novembre à l’occasion des assises nationales de la politique de la ville, élus et militants associatifs sont apparus plus que jamais remontés contre « le désengagement de l’Etat des actions spécifiques, mais également du droit commun », ainsi que l’a souligné Gilles Demailly, président (PS) d’Amiens Métropole.

Un constat partagé par l’ensemble des représentants d’associations d’élus présents, notamment par Michel Destot, qui, au nom des maires des grandes villes de France (AMGVF) a appelé les candidats à la présidentielle à se saisir de cette question : « La politique de la ville doit être prioritaire. Elle devrait relever directement du Premier ministre, ou tout du moins être confiée à un ministre d’Etat », a plaidé le maire (PS) de Grenoble.

Réunis à Amiens les 7 et 8 novembre à l’occasion des assises nationales de la politique de la ville, élus et militants associatifs sont apparus plus que jamais remontés contre le désengagement de l’Etat.

Que la société se prononce - La charge menée par les élus a largement débordé la problématique du financement pour s’attaquer à la question du « Vivre ensemble » : « Nous demandons que la société française dise aussi ce qu’elle veut faire des banlieues ; si elle veut – ou non – résorber ces poches de grande exclusion (…) », s’est interrogé, sans ambages, Claude Dilain, sénateur (PS) et président de l’Association des maires Ville et Banlieue de France.

Difficile toutefois de dépasser le cadre du constat. Face à une crise qui hypothèque tout scénario financier à long terme, les responsables publics se montrent prudents.

Meilleure prise en compte de l’humain - Dans une déclaration, les élus amiénois ont toutefois avancé quelques pistes permettant, notamment, d’améliorer la gouvernance des différents dispositifs. « Les avancées permises par le Programme national de rénovation urbaine (PNRU) devraient amener à la mise en place d’un PNRU2 avec une implication active de tous les partenaires et une meilleure prise en compte de l’humain. Cet objectif peut passer par un rapprochement de l’Acsé et de l’Anru », ont-ils déclaré.

Approuvé par l’ensemble des associations d’élus présentes, ce manifeste, baptisé « Déclaration d’Amiens » devrait être soumis, dans les mois prochains, aux candidats à la présidentielle : « A la veille d’une échéance nationale d’importance (…), nous devons réaffirmer le caractère prioritaire de cette politique publique », a insisté Gilles Demailly.

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