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Cet article fait partie du dossier Faut-il développer la vidéosurveillance ? |
Sommaire du dossier
La mutualisation d'un dispositif de vidéosurveillance à l'échelle d'une intercommunalité peut permettre aux petites communes de financer un tel équipement.
Composée de huit communes rassemblant 110 000 habitants, la communauté d’agglomération de la Vallée de Montmorency (Cavam, Val-d’Oise) est la première intercommunalité à s’être équipée d’un système de vidéosurveillance. Le dispositif est ambitieux : 96 caméras et un centre de supervision. Le coût de l’opération s’élève à environ 8 millions d’euros d’investissement (dont 30 % à la charge du département) et 650 000 euros pour le fonctionnement (comprenant la masse salariale).
Aucune des communes membres n’aurait pu acquérir un tel équipement, observe Dominique Guilloux, coordonnateur des polices de la Cavam. L’intercommunalité est une véritable aubaine pour les petites communes, qui profitent ainsi du même dispositif de sécurité que celui d’une grande ville. Et peut-être davantage encore, car la Cavam a vu les choses en grand : les brigades anti criminalité ont été dotées d’un système de renvoi d’image embarqué et un outil cartographique de pointe est désormais associé à la vidéosurveillance.
Les résultats affichés sont éloquents : une diminution de la délinquance de 8,6 % sur la circonscription de Deuil-la-Barre et de 12,8 % sur celle d’Enghien-Montmorency, pour un taux d’élucidation avoisinant 30 %. 200 000 euros ont été économisés, en grande partie grâce à la diminution des dégradations, se félicite Dominique Guilloux. Un enthousiasme qui fait des émules. La communauté d’agglomération Val-et-Forêt (6 communes, 84 796 hab.), située à quelques encablures de la Cavam, installera un système de 90 caméras à partir du mois de mai 2009.