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Cet article fait partie du dossier L'absentéisme des agents publics : un symptôme, des remèdes |
FONCTION PUBLIQUE
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Sommaire du dossier
Les politiques de prévention et de sécurité au travail n'ont cessé de se renforcer depuis une dizaine d'années. Pourtant, depuis 2007, le taux d'absentéisme s'envole, surtout dans les grandes collectivités territoriales. C'est le principal enseignement de la nouvelle note de conjoncture établie par Dexia Sofcap, dont « La Gazette » dévoile les résultats en exclusivité.
Après s’être stabilisé, le nombre d’absences pour raison de santé a augmenté entre 2007 et 2010, , selon la note « Analyse et conjoncture » d’octobre 2011, établie par Dexia Sofcap, à partir d’un échantillon de 321 000 agents employés par 17 500 communes assurées.
« Les agents sont plus nombreux à s’arrêter, plus souvent et plus longtemps », notent les auteurs. En trois ans, la fréquence des arrêts a crû de 15 %, leur durée et la proportion d’agents arrêtés au moins une fois par an ont augmenté de 11 %.
La gravité (durée des absences) des accidents du travail a progressé de 23 %, et celle de la maladie ordinaire et de la longue maladie de longue durée de 10 %.
Le taux global d’absentéisme a ainsi oscillé, en 2010, de 6,4 à 10,4 %, selon la taille de la collectivité. Car le nombre des arrêts de maladie ordinaire et pour accident du travail passe presque du simple au double entre les communes de moins de 10 agents et celles de plus de 350. Dans ces dernières, la part du temps de travail perdu est 1,6 fois plus élevée.
Effet du vieillissement
Le constat est alarmant, alors que des politiques de prévention de la santé et de la sécurité au travail sont développées, depuis dix ans, autour du document unique d’évaluation des risques (décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001).
Il s’explique par une combinaison de différents facteurs, dont le vieillissement. « Plus on avance en âge, plus on est absent », souligne Pierre Souchon, directeur de l’ingénierie « santé et travail » de Dexia Sofcap. Le mouvement risque de s’amplifier avec le report de l’âge de la retraite.
Responsable de la direction « santé, sécurité au travail » du centre de gestion de l’Isère, le docteur Michèle Cros le constate : « Ajouté au climat d’inquiétude générale, à la réforme territoriale et aux fusions envisagées, le report de l’âge de la retraite met les agents en difficulté. Pour certains, travailler six mois de plus a été un choc, alors qu’ils « tenaient » jusqu’alors. En apprenant le report de leur départ, trois agents ont décompensé, l’un par une hernie discale, un autre par un problème cardiaque majeur. »
Selon ce médecin, l’absentéisme reflète les secousses sociales du moment. A contrario de ces situations extrêmes, il note le relatif bien-être d’agents de petites communes, qui expliquerait une présence assidue.
Assidus et souvent heureux au village
« Les arrêts sont plus fréquents en milieu urbain, où la perte de sens est plus importante, avec des risques psychosociaux souvent dus au management », assure ce médecin de prévention, qui estime que la polyvalence et les temps partiels propres aux petites communes permettent aux agents de se maintenir à leur poste en évitant l’usure des gestes répétitifs.
« Je vois des agents mobilisés, heureux de servir leur commune. Les élus se montrent souvent d’une extrême bienveillance, font preuve de reconnaissance, fournissent du matériel adapté. C’est aussi une forme de prévention », complète le docteur Cros. La proximité du lieu de travail, qui réduit le risque d’accident de trajet, peut expliquer un absentéisme moindre à la campagne qu’à la ville, la difficulté à se faire remplacer aussi : l’agent préfère rester à son poste pour ne pas trouver le travail en cours à son retour ou fermer la mairie.
Le transfert récent de 100 000 agents techniques de l’Etat aux départements et régions a pu influencer la remontée de l’absentéisme dans les grandes collectivités, leurs métiers étant davantage à risques et ces agents vieillissant.
Mais le vaste échantillon étudié par Dexia Sofcap comptant davantage de communes de petite taille, le poids de ce transfert est à relativiser. « Les agents des collèges et lycées ne font que contribuer à la hausse », estime Pierre Souchon, qui se refuse à stigmatiser une population d’agents.
Améliorer la gestion des ressources humaines
Mis à plat, les chiffres de l’étude soulignent la nécessité, pour les collectivités territoriales, de passer à la vitesse supérieure, en améliorant leur gestion des ressources humaines, en renforçant la formation de l’encadrement de proximité et en instaurant une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
« Lorsque l’on se sait soutenu par sa hiérarchie, on se sent moins fatigué. A défaut, avec une population qui vieillit, les exigences du public qui augmentent, les changements liés aux nouveaux métiers et moins de marges de manœuvre, ce sera la quadrature du cercle », prévient le responsable de Sofcap.
Directeur des ressources humaines au conseil général du Gers, Philippe Gérard confirme. « L’absentéisme est un indicateur. Un agent souvent absent, cela veut dire quelque chose. S’il « tire au flanc », il existe des moyens de le sanctionner financièrement, après contrôle médical. Mais nombre d’agents sont confrontés à un problème d’ergonomie de leur poste de travail ou exercent des fonctions qui ne leur laissent pas d’initiative. Les personnes sont devenues extrêmement fragiles. Il leur faut une part d’appropriation de leur environnement de travail », insiste-t-il, préconisant de veiller à leur santé au plan clinique et social, plutôt que d’utiliser des primes de « présentéisme » ou des pénalités aux effets limités. « Le vrai levier, ce sont de bonnes conditions de travail ! »
Dominique Bertin, directeur général des services de la communauté d’agglomération de Bourges (250 agents, Cher)
« Un groupe de travail pour réagir aux accidents du travail »
Depuis 2006, nous visons une certification portant sur la qualité, la sécurité, l’environnement et l’éthique. Ainsi, en 2010, un groupe de travail « risques psychosociaux », composé d’agents, du médecin de prévention et de l’assistante sociale, a défini une procédure d’alerte pour réagir à des signaux tels que l’absentéisme. Il est en mesure de déclencher des prédiagnostics par services. Par ailleurs, une enquête « écoute au travail » est en cours de dépouillement. L’une de nos préoccupations concerne les agents techniques aux métiers pénibles, comme les terrassiers et les agents de salubrité. Une réflexion interne doit permettre leur mobilité, mais, avec des compétences spécialisées, la collectivité offre peu de possibilités. Nos chiffres ne sont pas mauvais, toutefois, le vieillissement du personnel doit faire l’objet d’une démarche préventive d’autant plus accrue. Depuis six ans, nous apportons un soutien aux managers de premier niveau.
Cécile Gracia Bayens, directrice des ressources humaines et financières de Torcy (440 agents, Seine-et-Marne)
« Responsabiliser le personnel et l’encadrement de proximité »
Nous cherchons de nouveaux moyens de prévention, notamment concernant les accidents du travail. Par exemple, une procédure, récemment instaurée, implique l’encadrant direct, qui est désormais tenu d’aller sur le terrain constater l’accident. Il doit étudier les circonstances, recueillir les témoignages des agents et envisager avec eux des améliorations. Auparavant, nous établissions une simple déclaration administrative. Nous travaillons, en outre, sur le document unique. La prévention des risques psychosociaux doit se faire à tous les niveaux de la hiérarchie. Nous attirons l’attention de l’encadrant sur le port des équipements de protection et le respect des procédures dans nos guides d’entretiens professionnels et fiches de postes. Notre préoccupation, avec des agents en fin de carrière à l’employabilité limitée, est d’éviter la création de postes de reclassement. La difficulté est de sensibiliser sans culpabiliser, tout en faisant réfléchir.
Références
Analyse et conjoncture, Absences au travail pour raison de santé dans les collectivités territoriales 2010, octobre 2011, Dexia Sofcap
Chiffres-clés
Coût des absences pour raison de santé
Motifs des absences
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agent territorial
15/03/2012, 17h53bonjour,
je fais aussi partie de ces personnes qui souffrent au travail, travaillant depuis bientôt 20 ans dans la fonction publique territoriale, après l'arrivée d'un chef qui n'avait pas la vocation, je venais de subir la perte de mon mari, on m'annonce que mon fils à un cancer et on me met au placard après 7 mois d'arrêt, et sur un site en face du cimetière ou est mon mari, comment voulez vous que je sois bien a mon travail, j'ai signalé ce problème rien à faire et je suis depuis 3 ans à ce poste, le DRH est au courant mais personnes ne fait rien à qui s'adresser?
attaché
12/03/2012, 12h35Une petite touche de confirmation pour toutes les positions :
- oui, les cadres sont peu formés au management. Que dis-je, à l'accompagnement des collaborateurs.
- oui, l'environnement juridique de l'emploi en collectivité territorial est complexe : carrières, revenus, avancements, régime indemnitaires horaires et même missions sont parfois démotivants, le tout dans un système ne permettant pas la vraie motivation individuelle ou la reconnaissance des performances autrement que par la caresse dans le dos, comme les chiens en somme.
- oui, l'homme reste homme et certains sont mieux armés que d'autres pour lutter dans la vie : manque de pouvoir d'achat, manque de reconnaissance, manque de motivation, d'intéret dans sa tâche quotidienne...
Mais ne vous êtes vous pas posé la question de savoir si on attendait pas un peu trop de notre vénérable Collectivité ?...
C'est ma réflexion depuis que j'ai quitté le privé, 15 ans dans un domaine ultra concurrentiel, pressurisant, sans garantie de l'emploi, chronophage et physiquement trop engageant... Une opportunité de prendre un virage professionnel dans la FPT me fait naviguer depuis bientôt 10 ans dans le Public.
Même si certains disent que la garantie de l'emploi existe, c'est complêtement faux. Un conseil, rapprochez vous de vos statuts, camarades fonctionnaires. Vous découvrirez que c'est certes plus difficile que dans le privé, mais les 'sorties" existent même si elles prennent plus de temps !
Néanmoins, posons nous les vraies questions :
- n'attendons nous pas trop de notre travail ? Vous savez, la petite dose de reconnaissance que l'on attend dans une vie... Si on l'a côté perso, finalement, bosser pour des c... ne devrait pourrir que le temps pro.
- dans nos collectivités, nous connaissons tous des agents qui se seraient fait broyer par le système concurrentiel du privé, et dont la seule chance réside dans la FPT. Et ce, à tous les niveaux (merci l'avancement), même des chefs !
- l'égalité (au moins statutaire) existe, même si traditionnellement les postes à responsabilités sont confiés à des hommes (ou a des femmes ménauposées dont je ne fais pas encore partie !)
Donc finalement, ne sommes nous pas en train de faire le procès d'une Société plutôt que d'une fonction publique ?
ALIMAS
28/10/2011, 09h35(09A374A01). UNE VIE QUI PASSE SANS QUE RIEN DE CE QUI NOUS CONCERNE OU NOUS INTÉRESSE NE S’Y PASSE, EST UNE VIE FINIE AVANT D’AVOIR FINI DE VIVRE. Voilà le slogan qui devrait motiver nos existences les uns et les autres et envers les autres. Trop d’ignorance et d’indifférence de tous, public et privé : Aux situations humaines, aux conflits d’autorité au travail, aux inimitiés plus ou moins larvées, aux médisances et jalousies entre collègues, aux valorisations individuelles, aux routines d’exécution, aux réalités du marché du travail dues à la révolution numérique, aux anticipations des changements et adaptations inéluctables, de savoirs, d’expériences et de compétences actualisées, etc. …, conduisent inexorablement au déclin des capacités psychiques et physiques et aux vieillissement prématurés des personnes faibles.
1). La différence majeure entre le privé et le public, réside dans les risques de licenciement ; le public est garanti de conserver son emploi, pas le privé. En effet, le privé pour continuer à exister doit être performant économiquement, financièrement et durablement, alors que le public ne s’estime pas concerné par les notions comptables économiques et financières (le service public n’a pas vocation à être rentable…!). Il se trouve qu’aujourd’hui, la dette et les déficits sont tels que le public va devoir accepter la dématérialisation de ses activités qui de plus en plus, sont et seront effectuées par du (TAO) : Travail Assisté par Ordinateur. De même, le privé va devoir accepter moins de présence des administrations. Cela implique des réformes structurelles d’envergure.
2). Je vous invite à revisiter l’article et les commentaires ci-après : (09A353). FONCTION PUBLIQUE. Bilans sociaux : analyse des évolutions des emplois des collectivités territoriales. [http://www.lagazettedescommunes.com/76525/bilans-sociaux-analyse-des-evolutions-des-emplois-des-collectivites-territoriales/]. ALIMAS 25/09/2011, 09h14
AGENT TERRITORIAL ROUTE
26/10/2011, 10h52je suis représentant du personnel dans une collectivité territoriale, une des chose qui a motivé chez moi une plus grande implication est d'avoir eu un collègue d'une vingtaine d'année qui s'est suicidé et de prendre conscience quelques années plus tard, que son mal être au travail fut un facteur aggravant ,de ce geste malheureux. Aujourd'hui je me bat contre ça .
je peux vous dire que cela soulage de constater que certaines collectivités en prennent conscience ,mais malheureusement nous nous trouvons confrontés à des hauts responsables qui considèrent les collectivités comme des outils politiques, Heureusement ce n'est pas toujours le cas mais cela reste une majorité.
il et toujours plus facile d'ignorer que d'assumer, encore que ce dernier se présentera toujours. je ne suis qu'un petit agent, volontaire. Avec peu de prétention, face a un roulo compresseur .
je peux vous dire que souvent nous sommes contactés par d'autres agents souffrant de ce mal être, ou de harcèlement sous toute les formes que ce soit. Malheureusement nous manquons de volontaire et d'écoute pour pouvoir agir et faire en sorte que cela s'améliore.
Aujourd' hui, OUI, je constate que le mal être ,et le harcèlement au travail dans les collectivité ,son plus qu'une réalité ,il son des fait avérer.
mais on ne verra jamais un voleur reconnaitre son larcin ,s'il sait qu'il ira en prison pour sa culpabilité. il sera coupable que si sa victime ose l'affronté et le dénonce. et combien faudra-t-il de victime pour que le voleur cesse ses agissements. j'ai pu constater que le mal être au travail peut briser une vie, une famille, une personne, mais aujourd'hui je me pose la question en tant que père de famille, n'est ce pas notre responsabilité en tant que parent ,
pour l'avenir de nos enfant ,mais aussi en tant que victime de ces situation ,et en tant etre humain ,de faire en sorte que des solution sois amené a ce problème ???
comme je vous l'ai dit je n'ai que très peu de moyen , mais posez vous la question,comme je l'ai fait et peut être que l'on avancera plus vite .
redacteur territorial
25/10/2011, 18h25"A quoi bon" ce que vous dites est simple et si vrai ...à croire que l'on côtoyait le même bureau ! je n'ai que 35 ans cela fait 14 ans que je suis fonctionnaire sans jamais avoir été malade... cancans, humiliations, baisse d'activité, mise au placard a été mon lot ces 2 dernières années avec l'arrivée d'un nouveau chef ... incompétent tant sur le point technique que sur le point managérial... ces petits contractuels placés par intérêt politique dans la bonne tradition clientéliste !... mais ça on le découvre lorsqu'il est trop tard, lorsque l'on est miette et que l'on pense que c'est de notre faute si l'on est passé de bon agent à vilain petit canard et que l'on paye un psy toutes les semaines pour se reconstruire et éviter les dommages collatéraux du cercle privé !!!
Là ou l'article de la Gazette vise juste c'est que je suis passé de petite mairie à grosse collectivité et cela n'a rien à voir ! la mairie de campagne ou d'arrondissement, les services de proximité ont une échelle humaine plus soutenable ! les syndicats, les psychologues d'entreprises la DRH sont de bonne volonté ... malheureusement ils ont leur limite face à la mobilité, aux compétences spécialisées, comme le dit M. BERTIN dans l'article : la collectivité offre peu de possibilités... en même temps elle crée des postes sur mesure et surpayés pour des contractuels politisés ou francs maçon qui ne savent qu'être en représentation et dire qu'ils ont le bras long ... pendant que d'autres se battent pour le service public au sens propre du terme... c'est à dire conserver un emploi, payé par les contribuables pour un service que nous leur devons car c'est cela qui nous anime : LE SERVICE PUBLIC !
néron
25/10/2011, 13h29Est-ce que l' on pourrait oser penser que l' absentéisme, lorsqu'il est le fait du managementet le produit de la RGPP et du du manque de réflexion du manager, fait finalement le jeu de la politique ultra-libérale? Après tout, "qui veut noyer son chien l' accuse de la rage..."
a quoi bon
25/10/2011, 10h43bonjour,
l'absentéisme n'est pas une question du temps de cotisation qui se rallonge, mais bel et bien un problème de management, certains "chefs" et même "grands chefs" perdent leur temps à savoir les cancans de couloirs plutôt que de gérer en harmonie son équipe, la méthode divisée pour mieux régner est la façon de faire dans notre collectivité, certains agents sont poussés à bout et humiliés, donc l'absentéisme est pour ces personnes bien justifié car c'est leur seul moyen de repli afin de se préserver un peu, ensuite le retour est très souvent difficile.
Pour ma part après un accident de travail suite à un épuisement sur la méthode de travail où l'on ne reconnait pas le travail accompli et l'investissement, de retour direction LE PLACARD, où très très peu de chose à faire et le moral en prend toujours un coup, les syndicats le savent et font profil bas pour leur propre promotion et oui, ils ne défendent pas les personnes en ayant vraiment besoin.
La "haute direction" si l'on peut l'appeler ainsi, n'a même pas voulu connaître la vérité, elle m'a dit JE NE VEUX PAS L'ATTENDRE et oui l'absentéisme est bien dû au management en premier lieu.
Pour les personnes souffrant de maladie grave cela est différent, mais certaines personnes dites "chefs" ont même douté de ces gens gravement malade et disaient du mal de ces personnes. Croyez moi malheureusement cela est VRAI.
david
25/10/2011, 10h15le sujet de l’absentéisme reste à étudier avec une autre cause, je ne sais pas si mon article donnera droit à une réflexion, enfin je l'espère.
Je suis agent depuis trois ans dans la fonction territoriale, je suis arrivé du privé avec beaucoup de volonté, aujourd'hui cette dynamique à disparue, le grand sujet du mal-être au travail, les cadres ne sont pas formés à la gestion du mal-être.
Plusieurs causes restent visibles, les dégats psychologiques sont inquiétants.
Vous prenez un service dans lequel, vous mélangez des personnes de qualification et d'instruction différentes, vous brassez le tout et vous obtenez la des conflits, personnes de catégorie C ayant le même salaire.
Que vous ayez vingt ans d'expérience ou un an vous serez au même niveau de salaire.
Je suis sur le marché de l'emploi depuis 24 ans : en 21 ans de travail, 3 semaines d'arrêt pour maladie.
Aujourd'hui en l'espace de 3 ans, j'ai était arrêté plusieurs semaines suite à ce mal-être.
A mon avis le problème reste aujourd'hui le manque de formation des cadres laissant le personnel dans leur conflit ne cherchant pas de solution.
La seule solution aujourd'hui qui reste et depuis toujours la division donnant des conflits.
Je ne pense pas continuer dans un système comme celui ci au détriment de ma santé physique et psychologique.
Bon courage.
mma007
25/10/2011, 10h07Bonjour,
Je dirais juste qu'il faut revenir à des choses simples et naturelles : traiter le personnel humainement et avec considération en les encourageant dans leur travail. Le stress induit des pathologies très variées qui sont réelles et non imaginaires. un personnel qui se sent bien au travail vient travailler avec plaisir, efficacité et s'investit d'autant plus. Le système de sanction financière est stupide et agit à mon sens à l'inverse de l'effet escompté : frustration, vexation, rancœur, découragement... faisant ainsi effet boule de neige sur les collègues.
Actuellement, les arrêts de travail frauduleux sont à mon sens, une minorité.
Je pense que si la conciliation vie professionnelle et vie privée était facilitée, nous aurions également tout à gagner avec le personnel.
C'est ce que j'essaye de faire avec les 13 agents que je gère. A grande échelle, la gestion est certainement beaucoup plus compliquée mais l'essentiel est de rester humain.
X. NELSON
25/10/2011, 07h28Nombre de collectivités ont instauré des systèmes de décote/surcote de primes en fonction de l'absentéisme . Une des raisons de l'augmentation de accidents de travail est qu'ils échappent à la comptabilisation en absences et que le contrôle sur la fraude est totalement laxiste ...
Je sais ... c'est très terre à terre, et pourtant ...
agent territorial
25/10/2011, 06h03Bonjour,
Si effectivement certaines collectivités mettent en place une politique volontariste en matière de gestion d'absentéisme, le constat d'une simple politique d'affichage et de l'absence ou de la mise en œuvre jamais aboutie du document unique (voire même des registres de sécurité) est flagrant dans les autres collectivités (et malheureusement ces dernières sont les plus nombreuses).
Afficher n'est pas faire et les résultats d'aujourd'hui en sont une démonstration amère.
Malaise, mal-être au travail couplés à une conjoncture difficile sont des facteurs aggravant d'une situation déjà alarmante.
L'affichage de circonstance et leurs résultats piteux en la matière de nombre de collectivités fait force de démonstration qu'une telle stratégie n'est pas la bonne.
De nombreuses organisations syndicales tentent par le biais du dialogue social et de leurs instances de trouver des axes de réflexion et/ou de solutions, mais lorsque l'auditeur est autiste, le combat est bien inégal.
Si l'on veut réellement trouver des solutions il est grand temps que les collectivités se posent les bonnes questions quant à leur gouvernance et recentrent leur politique sur les besoins et non sur un simple calage de leurs moyens en regard de leurs financements.
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