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Transport fluvial

L’Ile-de-France sera la grande bénéficiaire du Canal Seine-Nord Europe

Publié le 19/10/2011 • Mis à jour le 25/06/2012 • Par Marion Kindermans • dans : Régions

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La région capitale profitera de 20% des retombées, estimées au total à 10 milliards d’euros, la plaçant en tête des territoires bénéficiaires. Pour être en capacité d'en profiter, elle doit se préparer avant l’ouverture du canal en 2017.

 

Chiffres-clés

Pour la région Ile-de-France, les retombées économiques potentielles du canal Seine-Nord-Europe s'élèvent 2 milliards d'euros.

Même si aucune des quatre plate-formes multimodales ne sera implantée sur son territoire – trois en Picardie, une dans le Nord-Pas-de-Calais -, l’Ile-de-France sera bien la grande gagnante de ce gros projet structurant de 4,3 milliards d’euros. Selon une étude menée par les partenaires du projet (dont le chef de file, Voies Navigables de France), la région capitale profitera de 20% des retombées, contre 17% pour le Nord-Pas-de-Calais, 17% pour la Picardie, 12% pour la Normandie, 11% pour les autres régions françaises, et 23% pour les pays limitrophes (Benelux et Allemagne notamment).

Dans les retombées du canal, qui sont estimées à 10 milliards d’euros, 80% sont d’ordre économique (baisse du cout du transport pour les clients), 15% sont des avantages environnementaux (baisse des émissions de CO2, du bruit, etc.), et 5% sont des avantages territoriaux (consommation sur les territoires, plate-forme multimodales, etc.).

Une ouverture sur le bassin de la Seine - « Pour l’Ile-de-France, le premier effet est l’ouverture de la Seine. C’est pour le moment un bassin fermé donc peu compétitif. Avec l’ouverture de ce canal à grand gabarit, le cout du transport va baisser, entrainant une recrudescence du trafic fluvial de la Seine. Le second enjeu est l’effet sur les activités logistiques. Aujourd’hui, on compte un millier de centres de distribution aux Pays-Bas, 400 en Flandre et seulement 100 en France. Il faut ramener cette activité chez nous et pour cela, la plate-forme d’Achères (Yvelines) est un site idéal, placé à proximité du grand bassin de consommation parisien » explique Nicolas Bour, directeur du projet Seine-Nord Europe pour Voies Navigables de France (VNF).

« Le développement de la plate-forme d’Achères, et donc de la zone Confluence, dans le cadre du Grand Paris, est essentiel mais pose encore questions : il faut réfléchir aux autres activités susceptibles d’émerger et il faut intégrer le prolongement de l’A104 de Pontoise à Achères » a souligné pour sa part Yves Fouchet, président de la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie (CRCI) Paris-Ile-de-France, lors des Rencontres Seine Nord Europe à Paris le 7 octobre.

Tester les bateaux grand gabarit – Pour Nicolas Bour, « le moteur économique est en Ile-de-France, c’est donc là qu’il faut aussi commencer à expérimenter, lancer des essais sur les voies d’eau avec des bateaux grand gabarit. Car 2017, c’est demain ». Le calendrier s’est en effet accéléré : après le lancement du dialogue compétitif par Nicolas Sarkozy le 5 avril à Amiens, VNF a clôt avec Paris, en octobre, la série de ses quatre réunions en régions.

En janvier 2012, l’Association Seine-Nord Europe remettra un livre blanc sur les enjeux des emplois crées. Le contrat de partenariat pour la réalisation et l’exploitation de Seine-Nord Europe, entre Bouygues Construction et Vinci Concessions, sera finalisé au deuxième semestre 2012. En 2013, les travaux commenceront pour une ouverture en 2017 de ce grand projet structurant, reliant le réseau de la Seine au nord de l’Europe.

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