Lagazette.fr

Publicité

ÉLECTIONS

L’AERF, instrument de « reconquête » des territoires pour la droite

L'Association des élus régionaux de France (AERF), qui organisait son congrès fondateur mercredi 5 octobre 2011, dix jours après le basculement du Sénat à gauche, a été présentée par les ténors de la majorité présidentielle comme un instrument de "reconquête" des territoires.

« C’est le début de la reconquête », a lancé à Paris Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, devant quelque 200 élus régionaux de la majorité présidentielle.
« L’AERF devra porter le fer pour reconquérir les régions ! ».

L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a pour sa part plaidé pour une « vision dynamique » de la région, avec des élus qui « ne demandent pas toujours plus à l’Etat ».

Pour le ministre des Collectivités Philippe Richert, l’AERF doit « être une force de propositions qui trouvera à s’exprimer dans les conseils régionaux », en particulier à partir de 2014 où chaque région aura avec ses départements à élaborer un schéma d’organisation des compétences et de mutualisation des services.

500 adhérents – Créée au lendemain des régionales de 2010 par Philippe Richert, qui est aussi président de la région Alsace, et par Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement et chef de l’opposition à la région Ile de France, l’AERF revendique quelque 500 adhérents.
Hervé Novelli en est devenu président en mars, pour remplacer M. Richert après son entrée au gouvernement.

Pour M. Novelli, ce congrès « lance la mobilisation pour 2012, naturellement, mais aussi pour 2014″, date prévue de la première élection des conseillers territoriaux, qui devraient siéger à la fois aux assemblées régionale et départementale, et des prochaines municipales.

Bientôt un site internet – « Ce congrès est la première réponse politique à la perte du Sénat », a souligné M. Novelli. « Nous allons rétablir un certain nombre de contrevérités ou d’amalgames exprimés par l’ARF », l’Association des régions de France à très forte majorité de gauche, a-t-il dit.
Il a indiqué que l’AERF allait se doter d’un site internet pour « véhiculer l’ensemble de (son) argumentation ».

L’intervention de M. Copé au congrès a été troublée par des membres du groupe Action discrète qui ont scandé « Juppé 2012″. « Sarkozy va nous faire perdre 2012, il nous faut choisir le cheval sans crinière Alain Juppé », ont-ils crié.
« Les élections se jouent à un cheveu, parfois zéro cheveu », ont-ils poursuivi avant de se faire expulser.

« Si nous les avions payés, ils n’auraient fait aucune allusion à un problème de calvitie », a estimé avec humour M. Copé, évoquant son propre système capillaire.

Publicité
Cet article est en relation avec le dossier

Haut de page

Qu’en pensez vous ? Réagissez à cet article !

  1. Ajouter un commentaire

      votre e-mail ne sera pas visible