En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV

Logo Gazette.fr

0

Commentaire

Réagir
Imprimer

Le marketing territorial s’empare des réseaux sociaux

Publié le 14/10/2011 • Mis à jour le 18/10/2011 • Par Sophie Maréchal • dans : Dossiers d'actualité

Imprimer

0

Commentaire

Réagir

© D.R

Avec l'opération Geemick, Caen la mer compte bien rattraper Nice en terme de notoriété dans le domaine du "sans contact mobile". Après un buzz exceptionnel en 2009 avec "l'Auvergne de la Tentation", le conseil régional joue la carte de l'animation des communautés tandis que sa congénère picarde s'auto-proclame 1ère région de France sur les réseaux ! Avec ces nouveaux médias, c'est l'avènement, pour les collectivités, d'un nouveau marketing territorial.

Voir le sommaire

Cet article fait partie du dossier

Réseaux sociaux et collectivités territoriales : quelle stratégie adopter ?

 

« Attention Paf le chien, super Meuh Meuh arrive ! » , « Ahhh ! Shot the code ça arrache ! Vivement la version Ipad à shooter à deux mains ! »,«Waou, le niveau 3 de Memo touch c’est speed ! »… Ces joueurs enthousiastes savent-ils qu’en s’amusant ils apprennent aussi à reconnaître les QR codes (1) et les logos Cityzi (2) ?

Modifier l’image auprès des habitants – La promotion des 4 « jeux sérieux » de l’opération Geemik, menée par Caen la mer, s’est faite exclusivement par les réseaux sociaux. Le but est de donner à un public jeune les repères de futurs services accessibles par téléphones mobiles NFC, et aux communautés d’experts, l’image d’un territoire innovant.

geemik

La promotion des 4 jeux de l’opération Geemik, orchestrée par Caen la mer, s’est faite exclusivement par les réseaux sociaux

Par la page Facebook caenlamer et sur Twitter auprès des suiveurs de « hashcode » comme « #gamification » (3) ou « NFC » (Near Field Communications), en français, sans contact mobile..
« L’image territoriale de Caen n’est pas reconnue comme liée à l’innovation, elle n’est pas porteuse de dynamisme. Nous voulons modifier cette image autant auprès de nos habitants, en nous adressant à un public jeune, que dans les communautés d’experts qui suivent ces sujets», explique Marc Thébault, directeur de la communication de la communauté d’agglomération.

Déficit de notoriété - En effet, malgré de nombreuses expérimentations menées depuis 2005 sur son territoire, Caen et son pôle d’expertise des transactions électroniques sécurisées (TES), s’est fait voler la vedette en 2010 par Nice. La capitale azuréenne, en testant de nombreux services accessibles sur smartphones, devenait « la » ville référence du sans contact mobile.
Un déficit de notoriété à rattraper pour une agglomération candidate à l’appel à projet gouvernemental « Territoire leader du sans contact (NFC) mobile ». Cette opération était relayée aussi dans le monde « réel » durant la foire de Caen organisée 16 au 26 septembre 2011. Les visiteurs ont pu tester les quatre jeux, sur tablettes tactiles cette fois. Ils étaient aussi invités à faire des propositions de nouveaux services sans contact utiles à la mobilité urbaine, sur place ou à déposer leur suggestions sur la page Facebook de Caen la mer.

Le buzz, rêve du communiquant – De son côté, l’Auvergne a réussi un formidable buzz en 2009, avec son auwwwergne de la tentation.«Le buzz sur Facebook et Twitter c’est un rêve de communicant», avoue François Kuss, directeur de la communication au conseil régional d’Auvergne. Ce rêve s’est réalisé en septembre 2009, grâce à une menace de procès !
En effet, La Fox, société de production américaine, accusait l’Auvergne de plagier l’émission de télé-réalité « l’ile de la tentation » qu’elle vend aux TV du monde entier. Une information qui, début septembre 2009, s’est échangée de blogs en réseaux sociaux, de webs d’information en journaux papier et émissions de télévision.

auwwwergnedelatentation

Le jeu fictif et parodique, auwwwergne de la tentation venait compléter une stratégie de «buzz» prenant le contre-pied des clichés sur l’Auvergne

Le différend juridique s’est vite réglé grâce au droit à la caricature inscrit dans la loi française sur la liberté d’expression. Ce qui n’a pas empêché des pics jusqu’à 900 000 visites sur le site «Auwwwergne.fr», la plateforme de blogs lancée trois mois plus tôt par le conseil régional. 

Le jeu, fictif et parodique, venait compléter une stratégie de «buzz» (4) initiée par la diffusion de photos et de vidéos à l’humour décalé prenant le contre-pied des clichés sur l’Auvergne.
«Nous voulons attirer une population active urbaine de moins de 30 ans en valorisant notre territoire connecté à 100 % au haut-débit ».

Impact sur la cible visée - « Les médias sociaux ont eu l’impact que nous recherchions sur la cible que nous visions », se félicite Sébastien Côte, à l’époque chef du service développement des usages TIC au conseil régional. 
Le «buzz» avait aussi favorisé la mise en ligne de 480 blogs par des Auvergnats eux-mêmes sur des thèmes liés à leur territoire. Sans compter une couverture «presse» inespérée.
La collectivité aurait ainsi économisé 2,5 millions d’euros d’achat d’espaces publicitaires, selon l’agence de communication Adverbia qui a animé cette campagne avec un budget d’environ 100 000 euros.

Promotion sur la page institutionnelle - L’apparition sur Facebook de la région Auvergne en tant qu’institution publique s’est faite sous forme d’une page de «fans» car une page «profil», ne peut dépasser 5000 amis. «L’on perd en interaction personnelle avec les visiteurs. Cependant, le président de la région René Souchon accepte les messages privés sur son profil», poursuit François Kuss. La page Auvergne est « aimée » par 9547 personnes à la date du 18 octobre 2011. Elle est devenue le nœud d’aiguillage vers des publications expliquant les actions de la région, ou vers les pages Facebook destinées à des publics spécifiques.
Parmi les plus fréquentées :  

  • «Auvergnelife» avec ses 6410 fans, elle s’adresse aux candidats à l’installation (ou au retour au pays) et partage les informations sur les dispositifs d’aides mis en place par les quatre départements. 
  • La moins institutionnelle de toutes, la page «l’ Awwwergne de la tentation» avec ses 3576 fans, grâce à son antériorité et la diversité de ses contenus créés par les citoyens eux-mêmes. 
  • La plus militante : «Oui-au-TGV-en-Auvergne», 404 fans mais une pétition déjà signée par 95.803 personnes à la fois sur le site web «faisonsbougerleslignes.fr» et par courrier postal envoyé avec une enveloppe T pour le retour. 
  • L’«espace presse région auvergne » pour les journalistes, 
  • « open tour Auvergne » page ouverte pour les bons plans d’été dans la région pour les 15-25 ans, etc.

auwwergne

Démarche de marketing affinitaire - «L’émission satirique ça ne dure qu’un temps, il faut s’inscrire dans la durée si l’on développe une stratégie de communication à la fois descendante et ascendante relayée par les médias sociaux», explique François Kuss. Aujourd’hui, la plate-forme des blogueurs auvergnats qui partage des contenus avec Twitter et Facebook est devenue le réseau social de «tous les auvergnats de cœur».

Ces premiers pas réussis ont donné, en deux ans, une nouvelle impulsion à la communication de la région. Un pôle de communication «interactive» de trois personnes adapte les campagnes publiques à tous les outils du web.2.0, multipliant les initiatives à l’intention de communautés d’intérêts, pour être dans un «mode affinitaire avec le citoyen», selon le jargon des marketeurs.
La comparaison avec le secteur marchand s’arrête-là, car la règle du jeu est «ni commerce, ni politique». «Nous sommes dans un mode de fidélisation d’une communauté plutôt que dans le lancement de débat», ajoute-t-il. Ce qui n’empêche pas les conversations sur les murs, ni de veiller aux scores de « j’aime » sur les statuts publiés…

Prochaine étape : l’e-démocratie - Si l’Auvergne n’a eu de cesse, ces deux dernières années, de forger son e-réputation pour être reconnue comme la «première région numérique de France», elle compte bien, aujourd’hui, profiter de cette dynamique pour développer cette fois des actions d’e-démocratie.
Une plate-forme d’initiative populaire devrait ouvrir à la rentrée 2012 pour encourager les citoyens auvergnats à proposer des projets d’intérêt général. Les projets qui auront reçu les votes de 5% du corps électoral seront mis en délibération à l’assemblée régionale.

De son côté, la région Picardie ne reste pas les bras croisés. Dans un billet du 22 septembre 2011, la collectivité annonce avoir passé le cap des 2000 « followers » à son compte Twitter en septembre 2011. Elle rappelle du même coup qu’elle recense aussi 8500 abonnés sur sa nouvelle page Facebook, ce qui ferait d’elle la première région de France sur les réseaux sociaux. 

Sur son site, la région picarde se vante d'être la 1ère région sur les réseaux sociaux

Sur son site, la région picarde se vante d'être la 1ère région sur les réseaux sociaux

A chaque collectivité sa stratégie marketing !

Haut de page

Aujourd'hui sur

les Clubs Experts de la Gazette

Agenda 21 : les collectivités répondent aux attaques de la Cour des comptes

La Cour des comptes demande une remise à plat des agendas 21. Voire un abandon pur et simple du dispositif. A Besançon, à Orléans, ou bien sûr au Comité 21, on défend le bilan d’un outil toujours pertinent pour structurer une politique de développement ...

Baisse des dotations : comment adapter le service public local ?

Lors des 19e assises de l’Afigèse, à Avignon, plus de 400 responsables financiers des collectivités locales ont planché sur l’épineuse question de l'adaptation du service public local à la brutale baisse des ressources. Une équation jugée par certains ...

La cigarette interdite dans les espaces publics pour enfants, les PM habilités à contrôler

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a dévoilé le 25 septembre 2014 un plan de lutte contre la cigarette. Parmi les mesures annoncées : l’interdiction de fumer dans les espaces publics de jeux pour enfants et dans les voitures transportant des enfants de ...

Emplois d'avenir : la dynamique est enclenchée dans les collectivités

Comme l’ont exprimé des représentants d'élus au colloque organisé sur les emplois d’avenir mardi 23 septembre 2014 à Paris par le CNFPT, leur principal motif de satisfaction tient au financement de ces emplois, assuré à hauteur de 75 % du Smic par l’Etat ...

Imprimer

0

Commentaire

Réagir
Publicité

Liens sponsorisés

Tous les fournisseurs

Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

6 Commentaires

Ajouter un commentaire
  1. 1. Révolutionnaire 01/10/2014, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  2. 2. TansonHenri 01/10/2014, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  3. 3. parisienne 01/10/2014, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  4. 4. Yann 01/10/2014, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  5. 5. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  6. 6. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

    1. Ajouter un commentaire

        Votre e-mail ne sera pas visible

      Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.