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E-démocratie : quand collectivités et citoyens dialoguent sur les réseaux sociaux

Publié le 14/10/2011 • Mis à jour le 18/10/2011 • Par Sophie Maréchal, Virginie Fauvel • dans : Dossiers d'actualité

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Imaginez une séance plénière de conseil général en Live Tweet, des partages de services entre habitants d'un même quartier, ou d'une même, génération, un dialogue en direct avec une ville et ses habitants. Toutes ces perspectives sont désormais possibles avec les réseaux sociaux. Voyons comment les collectivités s'en sont emparées.

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Cet article fait partie du dossier

Réseaux sociaux et collectivités territoriales : quelle stratégie adopter ?

 

Le 11 octobre 2011 Jaime Larivedroite souhaitait sur le mur de son profil Facebook « un bon quinzième anniversaire à la Zone franche Urbaine de la Rive Droite ». Enfant légitime de la rive droite de la Communauté Urbaine de Bordeaux, Jaime a pourtant failli se nommer Jaime les Hauts de Garonne ! Une intention louable du Groupement d’intérêt public du grand projet des villes (GPV) de :

  • Bassens, 
  • Cenon, 
  • Floirac,
  • et Lormont 

en Gironde, qui en 2009, élaborait une stratégie de communication numérique pour revaloriser l’image d’un territoire stigmatisé. 
Mais en analysant l’activité sur les réseaux sociaux, les communicants constataient que les photos, les posts audio ou vidéo qui y étaient échangés par les jeunes habitants des quatre communes, renvoyaient une image positive du territoire très loin des clichés habituellement accolés. Les internautes revendiquaient même l’identité « Rive Droite ». Une carte des services numériques institutionnels et de l’activité des internautes du territoire avait été créée, qui illustre justement l’intensité de la vie numérique de la Rive Droite.

Informer un public qui ne lit pas la presse locale - Depuis avril 2010, l’activité numérique sur les réseaux sociaux est désormais orchestrée par Hugues de Domingo, le community manager, qui anime une communauté de 6000 « fans » et « amis » . Il diffuse une information qui balaye tous les évènements culturels ou sportifs, des reportages sur les projets urbains, des témoignages vidéos d’habitants, les concerts du Rocher de Palmer, centre culturel flambant neuf de Cenon.
Il ne se limite pas à l’information institutionnelle, il relaie aussi des contenus diffusés par les habitants eux-mêmes, par exemple, la sortie d’album hip-hop, comme celui du groupe Partie Sud «made in Rive Droite» téléchargeable gratuitement, la photo d’un graffiti pris sur un mur de Bordeaux, ou les cours de cuisine organisés par le centre commercial « rive droite ».
« Notre territoire est très jeune et ce public ne lit ni la presse quotidienne régionale ni les journaux municipaux », explique-t-il. Tous ces contenus sont d’abord publiés sur le blog Rive Droite  et partagés sur des plate-formes comme Flickr pour les photos, Dailymotion et Youtube pour les vidéos, Scribd pour les documents.

Bien sûr, les deux canaux les plus visitées sont les pages Facebook, l’une institutionnelle, « Rive Droite », la seconde communautaire « Jaime Larivedroite » sur laquelle les « amis » sont identifiés et peuvent publier directement leurs propres contenus sur le mur. « Ils sont aussi plus en attente de retour de ma part », commente-t-il. Le compte Twitter, moins fréquenté par les habitants eux-mêmes, s’adresse à une communauté d’experts en nouvelles technologie.

Veiller à l’e-réputation - Régulièrement, en coulisse, Hugues de Domingo pratique une veille sur l’image renvoyée cette fois par les personnes qui n’habitent pas dans l’une des quatre communes : « J’ai remarqué par exemple sur les forums de sites de santé, de très bons commentaires sur les accouchements à la polyclinique de Bordeaux-Rive Droite. Cela valorise notre territoire », ajoute-t-il.
Il remplit ainsi un tableau de bord pour donner à chaque commune une vision de son e-réputation. La mise en valeur des rénovations urbaines engagées depuis quinze ans est un axe fort de la politique de communication numérique du GPV, mais cette vie numérique intense incite aussi à associer les habitants dans une démarche plus participative.

Passer de la communication à la participation - Des projets sont en gestation, comme la création d’un wiki qui recueillerait les témoignages des habitants sur l’histoire du parc des Coteaux. Aujourd’hui très fréquentée par les bordelais, cette ancienne carrière réaménagée devait initialement être une décharge publique ! Ou encore l’organisation d’ateliers où seraient invités les internautes du territoire les plus actifs pour co-produire des services numériques, comme le co-voiturage.
Ce type d’ateliers avait déjà été testé lors de la préparation du projet, avec l’accompagnement de la Fing et de la 27ème région, qui avaient détecté les nœuds de réseaux sur la toile. Premier signe visible de cette volonté de passage de la vie sociale numérique à la vie sociale réelle : «  J’aime la rive droite » est devenu un label téléchargeable et imprimable pour tous ceux qui veulent afficher dans le monde « réel » leur appartenance à ce territoire et participer à son développement

Agora des temps modernes – Plus au nord, en cette la rentrée 2011, le conseil général du Val d’Oise a eu l’idée de proposer un « Live Tweet » (1) pour sa session plénière. « Suivez en direct la séance plénière de rentrée du conseil général dès 9h30 sur valdoise.fr ou sur Twitter.fr/valdoise« , invitait la collectivité sur son site Internet.
Déjà, en 2010, lors de la présentation, du nouveau site internet du département, Yves Rome, président du conseil général de l’Oise déclarait : «La télévision a contribué à détruire le lien social. Aujourd’hui, je considère que l’outil réseau né d’internet pourra retisser ce lien, dans une sorte d’agora des temps modernes ».
Le département de l’Oise a en effet choisi de créer un portail web proposant son propre réseau social de proximité ouvert aux échanges entre usagers, associations et élus. La volonté est de donner les moyens aux Oisiens de partager des services et se fédérer autour d’initiatives locales.
Cependant, la plateforme ne se coupe pas du monde extérieur, puisque les internautes déjà inscrits sur Facebook peuvent relier leurs deux profils sur le même identifiant. 

Un réseau privé dédié au débat participatif - «Aimer sa ville, c’est aimer échanger et dialoguer avec tous ceux qui y vivent et y travaillent. Nous souhaitons engager un dialogue direct avec les habitants de notre ville à travers ce site de débat, de discussion et de proposition d’idées».  Tel est le message que les habitants d’Issy-les-Moulineaux peuvent lire sur la page d’accueil d’i-Folio, service en ligne proposé par la ville depuis le 7 janvier 2009. 
I-folio, c’est donc le réseau social d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) dédié au débat participatif ; il offre aussi une plateforme collaborative privée et une inscription nominative. «Nous incitons les Isséens à publier des propositions quartier par quartier, sur des sujets liés à l’environnement, l’urbanisme, la culture, etc. et qui seront commentées par les habitants, détaille Claire Szabo, conseillère municipale déléguée à la communication. De notre côté, nous nous engageons à mettre en ligne notre réponse dès qu’une décision est prise». 

En janvier 2010, la ville comptabilisait :  

  • 114 membres inscrits, 
  • une soixantaine de contributions et 
  • 8 000 visites. 

Les débats publiés sont visibles par tous en accès libre sur le site de la collectivité, tandis que le groupe Facebook de la ville (3705 inscrits au  13 octobre 2011) est réservé à des sujets qualifiés de « plus légers ». 

Force de suggestion pour améliorer les services de la ville - Le site «Toulouse.fr» utilise Facebook comme un canal complémentaire, depuis juin 2009, pour diffuser des actualités, ouvertes aux commentaires, aux 4784 Toulousains inscrits au 18 octobre 2011.
En outre, un compte a été ouvert sur le réseau de micro-blogging Twitter, sous le nom : @mairie_toulouse. «Au départ, nous l’utilisions uniquement pour informer la communauté des actualités de la ville, mais le caractère temps réel de Twitter et l’instantanéité des messages nous amènent à communiquer de plus en plus en direct avec les citoyens. C’est une grande force de suggestion pour l’amélioration de nos services. Mi-mars 2010, nous avons dépassé les 1000 membres», commente Franck Ménigou, chargé de mission médias numériques à la direction de la communication de la ville. Le 17 octobre 2011, le compte enregistrait 5248 followeurs.

Désormais, la communication territoriale ne peut plus ignorer la contribution des habitants à l’image et à la réputation de leur commune, département ou région. « Il y a dix ans, les directions de la communication s’interrogeaient sur la pertinence d’ouvrir un site web ; aujourd’hui, elles doivent s’approprier les codes du web social. C’est-à-dire ne plus être seulement en mode de diffusion, mais bien être en veille sur l’e- réputation forgée par les citoyens eux-mêmes », recommande Aurélien Gaucherand, spécialiste des réseaux sociaux et de la veille territoriale au cabinet Intellitoria. 

Place aux «mobinautes» - Cette tendance à interagir avec l’information s’amplifie avec la croissance des usages de l’internet mobile. En France, Médiamétrie dénombrait 17,7 millions de mobinautes au 2ème trimestre 2011, 10% de plus qu’au premier trimestre.
Selon l’institut de mesure d’audience « le surf mobile s’ancre dans le quotidien des Français avec 70,7% des mobinautes qui se connectent à l’internet mobile tous les jours ou presque. Ils étaient un peu moins de 2 sur 3 au 1er trimestre 2011».
Ces utilisateurs d’internet via leur téléphone portable sont de grands consommateurs d’information de proximité et des acteurs actifs des réseaux sociaux. «Désormais, les citoyens internautes font davantage confiance aux avis d’autres internautes qu’au discours des marques ou des institutions », observe Karine Toussaint, spécialiste des médias sociaux et des outils collaboratifs de l’agence Dix-Katre. Les collectivités locales ont intérêt à canaliser l’expression et le pouvoir de recommandations des internautes sur un outil dont elles ont la maîtrise».

Nos députés n’ont pas encore pris le train du web collaboratif

4/5 des députés ne sont ni sur Facebook, ni sur Twitter. 1 député sur 5 n’a pas de blog et seuls 10% des blogs sont des sites collaboratifs permettant le partage et le dialogue avec les internautes. L’étude « Les députés et Internet : profil du député 2.0 et palmarès« , publiée en juin 2011 par Elus 2.0 confirme l’idée selon laquelle les élus auraient un train de retard avec Internet notamment, et le web collaboratif en particulier.  
Sachant que près de 40 millions de français surfent sur Internet et que plus de 20 millions disposent d’un compte Facebook, l’e-democratie a encore des progrès à faire !
Voici les principaux résultats de cette étude :  

  • Blog : 20% des députés n’en ont pas et seulement 10% des blogs peuvent être considérés comme des sites collaboratifs autorisant le partage et le dialogue avec les internautes : (zone de commentaires, flux RSS et fonctionnalité de partage des articles sur les réseaux sociaux).
    « Peur des commentaires des internautes ? Mauvaise connaissance des outils de publication ? Souhait de vouloir tout contrôler ? » ; les auteurs de l’étude soulèvent plusieurs pistes. 
  • Facebook : 54% des députés n’y sont pas et 80% députés n’ont pas de page. Cette absence majoritaire des députés sur Facebook interpelle. « Dans une société où les usages du Web social sont présents dans toutes les activités de la société, comment les députés peuvent-ils intérioriser les concepts du monde numérique et les usages quotidiens des citoyens sans pratiquer les réseaux sociaux ? Comment voter des lois où il y a toujours un volet Internet à présent sans avoir une pratique minimale des outils du Web ? », sont les questions que soulèvent les auteurs de l’étude. 
  • Twitter : 78% des députés n’ont pas de compte : Twitter ne concernant « que 2 millions de français », il peut être facile de penser que les députés n’ont pas nécessairement besoin d’y être. C’est oublier la réelle influence de Twitter sur le monde réel via les médias traditionnels qui s’en font l’écho en permanence. De plus, comme pour Facebook, comment comprendre les impacts sur la société quand on ne pratique pas un outil dont la puissance repose sur la conversation en temps réel ?
  • Vidéo : 66 % de députés n’ont pas de compte. « Ceux qui possèdent un compte vidéo sur Dailymotion ou YouTube postent en moyenne seulement une vidéo par mois alors même que la vidéo est un format tout à fait adapté à la communication politique, car elle permet de faire passer des messages forts », précise-t-on dans l’étude. 
  • Application mobiles  : oubliées !  Alors que presque tous les français ont un téléphone mobile et de plus en plus un smartphone autorisant le téléchargement d’applications interactives, seuls 4 députés ont fait développer une application mobile permettant aux citoyens d’interagir avec eux.

L’étude comprend aussi un palmarès édifiant de tous les députés en comparaison avec le profil de référence du député 2.0 (et selon la méthodologie établie par Elus 2.0), plaçant en tête :

  1. Jean-Marc Ayrault ( PS), 
  2. Jean Mallo ( PS), 
  3. Christian Estrosi ( UMP), 
  4. Elisabeth Guigou ( PS), 
  5. François Bayrou ( Modem) 

La queue de peleton étant constituée de :

  • Jean Tiberi (UMP)
  • Jean Ueberschlag (UMP)
  • Michel Vergnier (PS)
  •  André Vezinhet (PS)
  •  François-Xavier Villain 

L’étude permet aussi de géolocaliser les députés sur une carte interactive.


Carte issue de l’étude « Les députés et Internet (Profil du député 2.0 et palmarès) » et créée par Elus 2.0 L’étude a été réalisée sur le mois de juin 2011 , média en Web politique et site communautaire des élus sur Internet. Elle sera mise à jour en décembre 2011.

85% des élus ignorent ce que l’on dit réellement sur eux sur Internet

Une étude réalisée par l’Ifop (2), pour l’Association des maires de France (AMF), présenté le 8 avril 2011 met en évidence que du côté du grand public, les usages politiques d’Internet sont encore peu fréquents :

  • seul 1 interviewé sur 10 a déjà consulté au moins un des supports de son représentant politique. 

Le sondage révèle que « la réactivité et la facilité d’actualisation de l’information sont appréciées » mais « la crédibilité et la richesse des contenus suscitent des jugements plus partagés ».
Autre remarque : « l’appétence pour ces pratiques politiques en ligne émane des publics déjà très impliqués dans la vie politique traditionnelle. A ce titre :

  • 64% des élus municipaux interrogés soulignent que ces nouveaux modes de communication négligent la dimension humaine, 
  • contre 57% du grand public. 
  • Moins d’1 sur 2 pense qu’ils permettent de renforcer la proximité avec les administrés (47%),
  • ou d’améliorer l’image de l’élu (46%). 

Et si l’on considère que le premier atout du web 2.0 est de toucher de nouvelles populations, notamment les jeunes :

  • 79% des internautes sont d’accord avec cette affirmation, 
  • Mais seuls 64% des élus municipaux le perçoivent. 

Enfin, les usages du web 2.0 questionnent fortement et créent un paradoxe :

  • 84% des élus pensent qu’il est difficile de maîtriser totalement ce qui est dit sur Internet 
  • Mais 85% ignorent ce que l’on dit réellement sur eux sur Internet ! 

«Le développement accéléré des nouveaux modes d’expression prouve que les citoyens n’ont de cesse d’être informés sur les problèmes d’actualité. Qu’il s’agisse de sondages d’opinion, de comités de quartiers ou encore de blogs ou de réseaux sociaux, l’objectif est le même : redynamiser le dialogue entre élus et citoyens. En permettant de passer d’une relation unidirectionnelle, dans laquelle la commune produit et diffuse l’information aux citoyens, à une relation basée sur le partenariat, dans laquelle les citoyens sont activement engagés dans le processus d’élaboration des politiques locales, l’usage des TIC répond en partie à cet objectif», affirmait le président de l’AMF, Jacques Pélissard, lors de la présentation du sondage le 8 avril 2011.

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  1. 1. Révolutionnaire Aujoud'hui, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  2. 2. TansonHenri Aujoud'hui, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  3. 3. parisienne Aujoud'hui, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  4. 4. Yann Aujoud'hui, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  5. 5. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  6. 6. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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