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transport aérien

Aéroports régionaux : l’ouverture du capital connaît des ratés à l’allumage

Publié le 29/08/2011 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

Au nom du droit européen, l’Etat entend procéder par appels d’offres. La date de lancement a été, selon plusieurs sources convergentes, fixée au 15 septembre.
Au nom du droit européen, l’Etat entend procéder par appels d’offres. La date de lancement a été, selon plusieurs sources convergentes, fixée au 15 septembre. AFP
Le gouvernement veut confier à des opérateurs privés la majorité des actions de quatre aéroports stratégiques. Les grands élus locaux s’y opposent.

Beaucoup croyaient le dossier enterré. Mais, par un courrier en date du 28 juin 2011, le gouvernement a remis sur le métier la vente des 60 % de parts que l’Etat possède dans les aéroports de Lyon – Saint-Exupéry, Toulouse-Blagnac, Bordeaux-Mérignac et Montpellier-Méditerranée.
Un premier train de cessions dans le droit fil de la transformation, introduite par la loi du 20 avril 2005 des grands établissements régionaux en sociétés anonymes.

15 septembre – Au nom du droit européen, l’Etat entend procéder par appels d’offres. La date de lancement a été, selon plusieurs sources convergentes, fixée au 15 septembre.

Les régions, départements et communautés concernés, actionnaires à hauteur, au total, de 15 %, pourront concourir avec les chambres de commerce et d’industrie qui détiennent 25 % des parts et assument le pilotage des aéroports visés.
Le gouvernement leur a fixé un seuil maximal de 9 % afin qu’elles n’accaparent pas plus de 49 %. Le tout, assorti, en cas de candidature, d’une interdiction de participer à la rédaction du cahier des charges.
L’objectif : assurer « le financement de manière plus volontariste des investissements nécessaires pour accompagner la croissance du trafic ».

Investissements peu considérés – Le plaidoyer peine à emporter l’adhésion des grands élus. « Dans cette affaire, l’Etat se conduit comme une agence immobilière », s’agace Pierre Cohen, président (PS) du Grand Toulouse.
« Un aéroport n’est pas un lieu de profit mais un outil d’aménagement du territoire », martèle Alain Anziani, sénateur (PS) et adjoint au maire de Mérignac (Gironde).

« Cette vente mettrait fin à une situation un peu schizophrène où l’Etat est à la fois actionnaire majoritaire et régulateur », tempère Jean-Michel Vernhes, président de l’Union des aéroports français.
Ce dernier, également patron de Toulouse-Blagnac, reconnaît cependant que, « chez lui », « des investissements importants ont été réalisés ». « Les besoins de financement sont relativement réduits », juge-t-il. « Ce sont les collectivités qui y ont apporté la plus grosse contribution », complète le député maire de Toulouse, Pierre Cohen.

Elus et entrepreneurs locaux se situent, le plus souvent, sur la même longueur d’ondes. Ici et là, flotte un parfum d’union sacrée. « Comme Toulouse est privé pour l’heure de TGV, l’aéroport et ses 27 navettes quotidiennes vers Paris sont vitaux », observe Didier Gardinal, président de la chambre régionale de commerce et d’industrie de Midi-Pyrénées.

Appels d’offres contestés – Dans ces conditions, la pilule de l’appel d’offres a du mal à passer. « Les géants du secteur, comme Vinci, bénéficient de beaucoup plus de moyens financiers que nous, s’alarme Alain Anziani. Ils seront donc retenus ».

Le maire (UMP) de Bordeaux, Alain Juppé, quant à lui, rejette cette perspective. La procédure négociée de gré à gré garde sa préférence. Il a, en ce sens, apposé son paraphe à une lettre adressée, le 8 juillet, à François Fillon et cosignée par le maire (PS) de Mérignac ainsi que les présidents (PS) de la communauté urbaine, du conseil général de la Gironde et du conseil régional d’Aquitaine.
Le numéro 2 du gouvernement devrait réitérer l’initiative dans les prochains jours.

A leur grand dam, les collectivités n’ont toujours pas été associées à la rédaction d’un cahier des charges. « A force d’écarter tous ceux qui pourraient être juges et parties, le gouvernement prend le risque de se retrouver, à Toulouse, avec des opérateurs uniquement attirés par l’appât du gain ou des opposants à Airbus », met en garde Pierre Cohen.

Un brouillard épais à l’approche de l’échéance –  Au-delà des postures, les collectivités échafaudent de discrets montages. La Caisse des dépôts et consignations est particulièrement sollicitée. Car les parts de l’Etat valent cher…
« Le rachat de 11 % coûterait un peu plus de 30 millions d’euros aux collectivités et à la chambre de commerce et d’industrie dont 4 à 5 millions du Grand Toulouse », calcule Pierre Cohen, désireux de relever la barre des 9 %.
Des consortiums, plutôt que des opérateurs uniques, sont sur les rangs. Avant le plongeon, en août, des bourses, le gouvernement tablait sur une recette globale de plus de 500 millions d’euros.

A mesure que la date du 15 septembre se rapproche, le brouillard s’épaissit. Aux yeux de beaucoup, la « deadline » ne pourra pas être tenue. « Ce sera serré », jauge le président de l’Union des aéroports français, Jean-Michel Vernhes.
Certains doutent même que l’opération prenne tournure avant le scrutin présidentiel.

Dans une missive adressée, le 26 juillet, au maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb, le Premier ministre s’est ménagé une porte de sortie. « Si aucune des solutions [préconisées par le gouvernement, ndrl] ne vous convenait et compte tenu des contraintes juridiques qui s’imposent à nous, a-t-il indiqué, il ne serait pas possible d’ouvrir le capital de la société aéroportuaire de Lyon, repoussant ainsi de plusieurs années son indispensable modernisation. »

« Lyon-Saint-Exupéry n’a pas vocation à devenir une soupape d’Orly et Roissy »

Gérard Collomb, président du Grand Lyon et sénateur maire (PS) de Lyon : « L’Etat, qui fait flèche de tout bois pour vendre ses casernes et ses prisons, propose, après bien des atermoiements, ses aéroports … Nous sommes candidats au rachat de 11 % des parts de Lyon – Saint-Exupéry. Nous nous dotons d’une assistance à maîtrise d’ouvrage pour mener un premier tour de table parmi des partenaires éventuels. Le sort de l’aéroport ne doit pas dépendre d’une stratégie internationale qui nous dépasse.
Nous souhaitons que Saint-Exupéry conserve son particularisme. La vocation de notre aéroport, au contraire, par exemple, de celui de Nice voué au tourisme, c’est le voyage d’affaires, c’est-à-dire de rester adossé à notre région industrielle et exportatrice. Nous aurions pu, d’ores et déjà, faire le choix d’Aéroports de Paris… Mais nous craignons, avec le grossissement du trafic à Orly et Roissy, que Lyon ne devienne une simple soupape de désengorgement. »

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