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Données publiques

Libérer les données publiques pour développer l’économie locale

Publié le 07/07/2011 • Par Caroline Garcia • dans : France

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Réunis à Marseille pour l’Open Data Garage, le 6 juillet, acteurs publics et privés ont évoqué leurs premières expériences économiques liées à l’ouverture des données publiques.

 

L’idée fait lentement son chemin dans les collectivités françaises. En mettant à disposition du public leurs données, elles pourraient améliorer l’efficacité des services qu’elles proposent et générer des revenus pour leur territoire.
C’est du moins l’idée que défend la Fédération internet nouvelle génération (FING) qui s’est réunie à Marseille, mercredi 6 juillet 2011, pour présenter les avancées de certaines collectivités françaises en pointe sur ce sujet, et globalement jugé sensible par les élus.

« La législation européenne a rendu obligatoire l’ouverture des données publiques, rappelle le chef de projet Partage et réutilisation des données publiques de la FING, Charles Népote. Et la France a même voté un droit opposable pour accéder à ces données.

La circulation des données : une création de richesse – De quoi parlons-nous précisément ? Les collectivités disposent d’éléments factuels : cadastre, informations géographiques, données sur la faune et la flore, etc. En mettant ces données à la disposition du plus grand nombre, elles favorisent le développement de leur utilisation.
Il peut s’agir de créer des applications visant à faciliter l’intermodalité des transports pour les usagers en agrégeant les informations collectées auprès de plusieurs opérateurs, ou de créer une valeur ajoutée culturelle à un parcours touristique, par exemple en orientant les utilisateurs vers des expositions ou des concerts.

« Les données sont produites aujourd’hui partout et par tous, soutient Charles Népote. Ce n’est plus celui qui les détient qui a le pouvoir, mais celui qui les fait circuler ». Tout l’enjeu repose donc sur le fait de transformer une obligation légale en une opportunité pour la collectivité.

Impact économique global de l’Opendata : 140 milliards d’euros – La Commission européenne réexamine en ce moment sa directive sur l’ouverture des données publiques. Pour Richard Swetenham, qui est à la tête de l’unité Accès à l’information, à la Direction générale Société de l’information à Bruxelles, ce concept est sous-exploité en Europe.
« Dans un premier temps, il permet aux citoyens de mieux comprendre l’action des gouvernements, constate le fonctionnaire européen. Mais il y a une véritable économie qui peut être générée par l’ouverture des données ».

Richard Swetenham évoque une analyse menée dans le cadre de la nouvelle directive. Elle conclut que l’impact économique global de l’Opendata s’élève à 140 milliards d’euros. « Une hypothèse haute », concède Swetenham, qui croit néanmoins en un potentiel certain.
A condition que les données soient ouvertes pour tous. « L’usage commercial des données pose le plus gros problème, constate Hervé Rannou, président du cabinet de conseil Items international. La donnée brute n’a que peu de valeur en elle-même. Lorsque l’on construit des routes, on espère qu’elles rendront service aux utilisateurs, notamment à des entreprises qui les utiliseront pour développer leur activité ».

Hervé Rannou poursuit : « C’est la même logique avec l’Opendata : les utilisateurs proposeront de nouveaux services et en tireront une rémunération. C’est ce qu’il faut développer car cela permet de développer l’économie de son territoire ».

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  1. 1. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  2. 2. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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