Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
  • Accueil
  • Actualité
  • Europe
  • La politique régionale en concurrence avec de nouveaux fonds réservés aux infrastructures

Budget européen

La politique régionale en concurrence avec de nouveaux fonds réservés aux infrastructures

Publié le 30/06/2011 • Par Nathalie Vandystadt • dans : Europe

Alors que les eurodéputés veulent la soutenir, la politique de cohésion de l’Union européenne ferait les frais des restrictions budgétaires prévues dans le prochain budget européen, selon les propositions de la Commission européenne du 29 juin. Mais ce ne serait pas suffisant pour la France.

Comme le craignaient les présidents de régions françaises, la Commission européenne a prévu, selon son projet de budget 2014-2020, d’inclure dans les fonds régionaux les 40 milliards réservés à un fonds pour des infrastructures européennes de télécoms, d’énergies et transports pour mieux « connecter l’Europe ».

En tout, Bruxelles veut doter la politique régionale de l’UE d’une enveloppe de 376 milliards d’euros. Mais il faudra donc lui retirer les 40 milliards d’euros, qui seront gérés par la Commission et non les régions.
Seuls dix milliards (prévus en plus des 40 milliards), issus de l’un des fonds structurels – le fonds de cohésion – seront gérés par les régions, au bénéfice des transports. Aujourd’hui, la politique régionale est financée à hauteur de 347 milliards d’euros.

Naissance des régions intermédiaires – Les régions françaises pourront, à l’inverse, se féliciter de la création d’une catégorie intermédiaire de régions dont le PIB par habitant est compris entre 75 et 90 % de la moyenne européenne, lesquelles pourront bénéficier de fonds structurels spécifiques, soit entre l’objectif de convergence (PIB/habitant à moins de 75 %) et de compétitivité (plus de 90 %).

Opposition de la France – Pour la France, qui comme l’Allemagne et le Royaume-Uni, prône un gel du prochain budget européen au nom des politiques nationales d’austérité, cette initiative des régions intermédiaires est inacceptable.
« La Commission ne tire pas toutes les conséquences du fait qu’une vingtaine de régions (dans l’UE) ont atteint un niveau de développement leur permettant de sortir de l’objectif de convergence : des économies sont possibles », dit le gouvernement français dans un communiqué.

Références

Cadre financier pluriannuel 2014-2020, Commission européenne, 30 juin 2011

Cet article est en relation avec le dossier

Thèmes abordés

1 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

La politique régionale en concurrence avec de nouveaux fonds réservés aux infrastructures

Votre e-mail ne sera pas publié

Chantal

21/08/2011 06h38

Fin juin, la Commission européenne a publié ses propositions de cadre financier pluri-annuel. Derrière ce terme un peu barbare se cachent les orientations des politiques communautaires pour la période comprise entre 2014 et 2020. Elles seront débattues au Parlement européen et bien entendu par les gouvernements des 27 Etats membres avant d’être adoptées. Ce budget européen, alimenté par les contributions des Etats, est loin d’être négligeable et ses retombées sur les territoires méritent d’être discutées au-delà de ce cercle finalement assez restreint. Ce pourrait également être l’occasion de faire connaître les interventions concrètes de l’Europe dans les territoires, de comprendre selon quels critères elle accompagne – ou pas – les projets.

Ce cadre financier pluri-annuel fixera pour 7 ans les priorités données à la PAC et à la politique régionale. Il détermine à la fois le budget disponible, son mode de répartition entre les Etats membres et, bien, entendu, les objectifs assignés à ces politiques.

Au sein de la PAC, le premier pilier ne connaîtra probablement pas d’évolution significative. Clairement destiné au soutien de la production agricole, il contribue à orienter les productions et à soutenir la présence de l’agriculture européenne sur les marchés mondiaux. La situation du deuxième pilier est bien moins nette. Destiné à accompagner la diversification des activités des agriculteurs, il comporte également un volet territorial s’adressant aux territoires ruraux hors agriculture. Cette dimension non agricole du développement rural a d’abord fait tiqué les agriculteurs, ceux-ci se considérant « privés » d’une partie des subventions leur étant traditionnellement réservées. Leur principal argument reposait sur le fait que le deuxième pilier est financièrement alimenté par un mécanisme de prélèvement sur le premier. Il a été écarté au motif qu’un raisonnement global conduit à considérer que l’ensemble des européens participant au budget communautaire, il n’existe pas de budget « réservé ». Ce second pilier, plus récent, est aussi plus fragile : remis en question à chaque négociation budgétaire, il hésite entre soutien à la diversification des agriculteurs et s’adressant donc à un public d’une part et soutien à des territoires (ruraux) donc ayant un objet plus large. Depuis sa naissance, la part accordée à la dimension territoriale est restée la portion congrue du deuxième pilier. D’ailleurs, la question qui préoccupe aujourd’hui les acteurs est celle du « verdissement », qui ne concerne donc que les pratiques agricoles, de ce deuxième pilier et absolument pas la question de la dimension territoriale.

Son transfert, orientations et budget inclus, vers la politique régionale a été demandé par certains élus. En effet, il serait logique que la politique régionale qui, par nature, concerne l’ensemble des territoires inclut la dimension rurale du développement. Faute de consensus, il est désormais acquis que le deuxième pilier de la PAC demeurera.

Faut-il alors en conclure que la politique régionale va se désintéresser des territoires ruraux dans la prochaine période budgétaire, considérant que ce rôle est dévolu au deuxième pilier de la PAC ? La question est légitime tant les priorités assignées à la politique régionale sont éloignées des ressources de développement des espaces ruraux. Les orientations de la politique régionale se résument à deux mots d’ordre « innovation » et « compétitivité ». Ces termes sont à prendre au sens strict d’innovation technologique et de compétitivité économique. La Commission européenne, et avec elle les Etats membres, veulent désormais en avoir pour leur argent. Aussi, les projets dans lesquels les fonds européens sont investis doivent être rentables, produire des résultats en termes de croissance et de création d’emplois. Au premier chef, on ne peut qu’acquiescer à cette volonté d’employer les fonds publics de la manière la plus rationnelle possible. Il est évident que l’ambition européenne de concentrer des fonds limités sur des projets producteurs de valeur ajoutée est parfaitement compréhensible d’autant qu’elle légitimera le projet européen en soi. Si la Commission européenne peut démontrer que le budget qu’elle gère produit croissance et emplois, qui oserait remettre en question la construction européenne comme projet global ?

Cependant, on peut s’interroger sur le sens même d’une institution publique. Les investissements publics doivent-ils être systématiquement rentables ? Par exemple, une piscine, un tramway, une médiathèque n’ont jamais eu comme vocation d’être économiquement rentables. Ces investissements publics portent une autre destination : offrir des services aux citoyens – habitants à des tarifs raisonnables. Ces projets ne seront jamais compétitifs, ils contribuent à rendre un territoire attractif, à créer un lien social entre ses habitants. En revanche, ils peuvent être porteurs d’innovation : lorsque la population est (réellement) associée à la définition d’un projet, ils témoignent d’un mode de gouvernance encore peu répandu ; lorsque des considérations visant à limiter la consommation d’énergies et à utiliser celles qui sont renouvelables, ils font la preuve des préoccupations environnementales (et bien souvent économiques en favorisant la réduction du coût de fonctionnement) qui animent les décideurs.

Si les termes innovation et compétitivité doivent impérativement être utilisés, d’autres sont désormais bannis : compensation et handicap. L’idée est de partir d’une approche positive : chaque territoire dispose de ressources qu’il peut faire fructifier afin de devenir attractif. Le développement local repose bien sur cette volonté de partir de richesses spécifiques. Cette philosophie du bonheur pour tous rassure parce qu’il n’existe alors plus de territoire sans atout. Ce qui se vérifie assez facilement. Mais, pour valoriser ces atouts et les faire connaître, l’argent reste le nerf de la guerre. Hors, si vous n’entrez pas dans le cadre strict de l’innovation telle que définie par la Commission, la porte européenne vous est fermée. Et vous n’avez pas non plus le droit à des subsides liés à vos déficits au regard de ces critères puisque vous venez à l’instant de démontrer que vous disposiez d’atouts. La boucle est donc bouclée.

Les territoires ruraux font preuve d’innovation mais elle est rarement technologique donc non considérée par la Commission comme méritant le soutien des fonds européens. On voit actuellement se dessiner un Yalta des politiques européennes : une PAC stabilisée financièrement et verdie destinée au secteur agricole et une politique régionale limitée au soutien à l’innovation technologique donc essentiellement urbaine. Il est dommage que la Commission n’ait pas imaginé, aux côtés de ces soutiens décisifs pour la construction de l’Europe sur la scène mondiale, une ouverture plus large, une promotion du développement local, un soutien à la créativité de tous les territoires européens. « Unis dans la diversité » telle est la devise européenne. Il revient à la Commission de concrétiser cet idéal en acceptant de soutenir le développement de tous les territoires.

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X