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5ème risque

Dépendance : clarification sur certaines idées reçues

Publié le 24/06/2011 • Par Catherine Pétillon • dans : France • Source : Gazette santé sociale.fr

Après six mois de débat, les groupes de travail autour de la dépendance ont éclairci les enjeux du débat. A défaut d’arbitrage politique clair pour l’heure, les idées reçues sur le vieillissement commencent à tomber.

Demain tous dépendants ?

La dépendance est-elle vraiment la principale évolution à laquelle il faudra répondre ? Si la population vieillit, les chiffres sont clairs : seule une partie des personnes très âgées est en perte d’autonomie.
Leur nombre – défini par le nombre de personnes éligibles à la prestation d’aide à l’autonomie, APA – augmente avec l’âge. Ils ne sont que 8% à bénéficier de l’APA à 60 ans. Un chiffre qui monte à 20 % à 85 ans et 63 % à 95 ans. En somme, la majorité des Français vieillissent en bonne santé.

La vieillesse ne signifie pas toujours dépendance. « Le défi majeur pour notre avenir est moins celui de la dépendance que celui du vieillissement de la population », résume le rapport du groupe de travail, « société et vieillissement ».

Vieux débat – Ce groupe de travail s’est concentré sur les manières d’infléchir les représentations sociales du vieillissement et de la dépendance. Pour cela, il plaide pour des expérimentations, notamment dans le domaine de l’habitat. Si, de rapports en commissions, tous les acteurs et experts insistent sur la nécessité de changer le regard sur la vieillesse, les mise en œuvres opérationnelles n’ont toujours pas eu lieu.

Prendre en charge ou prévenir ? – « Si l’espérance de vie augmente, l’espérance de vie sans incapacité stagne, rappelle Nicolas Sirven, chercheur à l’IRDES (Institut de recherche en économie de la santé).Une fois que l’on est atteint d’incapacité, il est très dur de revenir en arrière. L’enjeu est donc de gagner en espérance de vie en bonne santé ». En somme, c’est davantage contre la survenue de l’incapacité qu’il faudrait concentrer les efforts que sur la prise en charge de la dépendance elle-même. En pratique, cela voudrait dire mettre l’accent sur la prévention.

Dépendance ou perte d’autonomie ?

La discussion sur le choix des termes continue de parcourir, en toile de fond, les débats sur le grand âge.

Simple débat sémantique ou choix de termes qui influence la vision de la vieillesse ? Le terme dépendance est connoté négativement ; « perte d’autonomie », renverrait, précisément, à la notion, d’autonomie ». Or, « notre ambition doit être de prendre appui sur les capacités, mêmes résiduelles, des personnes, pour restaurer ou maintenir l’autonomie le plus longtemps possible », a plaidé Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’Etat aux solidarités et à la cohésion sociale, lors de la remise des rapports des groupes de travail.

Le groupe de travail « société et vieillissement » avait d’ailleurs préféré, « faute de mieux », l’expression « perte d’autonomie » au terme de dépendance, jugé entre autres porteur d’une vision ségrégative.

Le terme de dépendance désigne en France un état d’incapacité qui s’observe parfois aux ages avancés, ou le besoin d’une personne âgée d’être aidée par un tiers pour réaliser les actes de la vie courante. Il est utilisé depuis son inscription dans la loi du 24 janvier 1997 sur la première prestation pour l’autonomie.

Le terme de dépendance est un terme français. En Allemagne, on parle de « Pfelegebedürtig » – celui qui a besoin de soins ; dans les pays anglo-saxons, de « people in care », personnes qui reçoivent des soins.

Une catastrophe annoncée ?

La prise en charge des personnes dépendantes va-t-elle être le choc financier et social parfois annoncé ? On est certes loin de la vision apocalyptique parfois véhiculée. Il existe un « socle public puissant » de couverture de la dépendance, rappelle Bertrand Fragonard, modérateur du groupe sur « la stratégie pour la couverture de la dépendance des personnes âgées. »

D’autre part, le nombre de personnes concernées par la dépendance, ou perte d’autonomie, reste peu important. « Si l’on compare la population des personnes dépendantes avec celles concernées par le débat sur les retraites, on est dans un rapport de un à dix. Et ce rapport devrait être le même en 2040. Les échelles ne sont pas du tout les mêmes », souligne Jean-Michel Charpin, animateur du groupe de travail « enjeux démographiques et financiers de la dépendance ».

Néanmoins, l’importance des évolutions démographiques est telle qu’il est nécessaire de réellement anticiper le virage. Les premières générations du baby-boom atteindront les 80 ans en 2025. C’est dans moins de 15 ans

Quelle place pour les aidants familiaux ?

Je souhaite que la question de la responsabilité des familles soit au cœur de la réflexion parce qu’elle est au cœur de la solidarité entre les générations et de la transmission, parce que la piété filiale est la reconnaissance de tout ce que l’on a reçu d’amour et de sacrifice et que cette dette, en quelque sorte cette reconnaissance est sans doute ce qui donne le plus de sens à la vie qui s’achève. (…) La société est là pour accompagner les familles, les soutenir, les aider, les soulager, mais j’affirme que la société n’est pas là pour remplacer les familles. C’est un autre choix politique très fort dans mon esprit. La société ne remplacera jamais la famille. Elle doit aider la famille, elle doit soutenir la famille, mais elle ne peut pas la remplacer.

En lançant le débat national sur la dépendance, c’est résolument sur le champ des valeurs familiales que s’était placé Nicolas Sarkozy, au moment d’évoquer la question des aidants.

Le nombre de personne qui aide une personne dépendante est estimé à 4,3 millions. (Enquête HSA – Handicap Santé auprès des aidants, DRESS, 2008). C’est essentiellement la famille, mais aussi le voisinage, des bénévoles etc.

En rendant compte des travaux du groupe « Société et vieillissement », Annick Morel a mis en avant la nécessité de structurer l’aide aux aidants, et rappelé que cette aide « doit être complémentaire et pas substitutive de l’aide professionnelle ».

« Aujourd’hui, le volume d’aide offert par la famille est entre 2 et 5 fois plus important que celui offert par les professionnels », rappelle Romeo Fontaine, chercheur au LEGOS, Université Paris-Dauphine.

  • Est-ce que la famille aide moins quand il y a une prise en charge publique ?
  • Jusqu’à quel point veut on financer la famille ou favoriser la prise en charge professionnelle ?

Ce sont les questions sous-jacentes à la répartition entre aide publique et soutien familial.

« On constate un fort pessimisme sur les solidarités familiales. Or, non seulement il est assez faux de croire qu’elles étaient importantes dans le passé, mais en outre, elles sont fortes aujourd’hui, rappelle Romeo Fontaine. Même quand il existe une prise en charge professionnelle, dans 90% des cas la famille ne se décharge pas — ne serait-ce que pour coordonner les soins professionnels. Et quand le parent ne peut pas compter sur un conjoint, l’enfant s’implique plus. On peut compter sur la famille pour restructurer l’offre d’aide en fonction de l’évolution socio-démographique ».

Prix de l’aide familiale – Reste que l’aide familiale a un coût pour la collectivité. Le retrait du marché du travail, ou la diminution du temps de travail des personnes qui se consacrent à un proche entraînent une baisse des cotisations sociales perçues (et une hausse des allocations à payer).

« Il y a un conflit potentiel entre la volonté d’augmenter l’âge du départ à la retraite et le fait de compter sur la famille pour prendre en charge la dépendance — ce qui implique souvent un départ précoce en retraite », souligne Roméo Fontaine.
Sans oublier que le fait de soutenir une personne dépendante a des conséquences sur l’état de santé, physiques et psychiques, des aidants.

Cela signifie des coûts liés à la prise en charge de la maladie. Selon l’enquête européenne sur la retraite et le vieillissement Share, ceux qui aident un proche moins d’une dizaine d’heures par semaine n’en subissent pas trop les conséquences.

Enfin, il existe des coûts indirects liés au renoncement aux loisirs des aidants. Tout cela est à prendre en compte au moment de choisir la manière dont s’équilibre l’aide entre la collectivité et la famille.

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Dépendance : clarification sur certaines idées reçues

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CAS_France

27/06/2011 03h04

Dans le cadre du débat sur la dépendance, le Centre d’analyse stratégique présentera mercredi 29 juin le rapport sur « Les défis de l’accompagnement du grand âge » à l’occasion du colloque « Le vieillissement des sociétés, un défi pour les politiques publiques ».

Ce rapport propose une analyse comparée des systèmes de prise en charge de la dépendance dans six pays de l’Union Européenne (Allemagne,Danemark, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède), ainsi qu’aux Etats-Unis et au Japon. Il apporte ainsi un éclairage international au débat sur la dépendance, chantier prioritaire de l’action gouvernementale.

Rapport et note disponibles le 29 juin sur www.stategie.gouv.fr (rubrique publications / rapport)

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