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Education

Seule l’AMF est « rassurée » après l’annonce du moratoire sur les suppressions de classes en 2012

Publié le 22/06/2011 • Par Stéphanie Marseille • dans : France

Le mardi 21 juin 2011, le chef de l’Etat a annoncé un moratoire sur les suppressions de classes dans le primaire pour la rentrée 2012. Ces propos suffisent à rassurer l'AMF mais pas à calmer les inquiétudes exprimées par l'AMRF, l'ADF et les élus, parents d’élèves et syndicats enseignants au cours des dernières semaines.

Jacques Pélissard, président de l’Association des maires de France (AMF) se dit rassuré : «le président de la République a entendu notre appel. Il est en effet hors de question de poursuivre les suppressions de classes, qui sont un élément structurant des villes et villages ». »Nous ne pouvons assumer, en tant que responsable des locaux, des classes aux effectifs surnuméraires », ajoute-t-il, justifiant « la rentrée 2011 difficile » par « la loi de finances 2011, qui a été votée l’an passé et qu’il faut désormais appliquer ».
L’AMF avait en effet exigé l’arrêt des suppressions de classes le 19 mai 2011 et s’était rapprochée de la position de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). 

Annonce en trompe-l’œil – Les maires ruraux avaient, de leurs côtés, envoyé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy le 1er juin pour attirer son attention sur la détérioration des moyens à disposition des écoles rurales. Néanmoins, l’annonce présidentielle ne rassure pas les maires ruraux : « C’est une annonce en trompe-l’œil, un labyrinthe de périphrases pour en conclure que rien ne change », décode Vanik Berberian, président de l’AMRF. « Le non-remplacement d’un retraité sur deux est maintenu. Quant au maintien du nombre de classes sous réserve de la démographie, on ne comprend pas bien ce que cela signifie », poursuit-il. Et d’en conclure : « les conditions de fonctionnement de l’Education nationale pour la rentrée 2011 continuent donc à se détériorer : les postes en Rased  ou ceux des intervenants étrangers sont toujours supprimés. Or, nous ne sommes pas dans du luxe, quand on vient en aide aux enfants en difficulté ou qu’on apprend des langues étrangères»,  regrette le président de l’association.

Maintien d’actions autour de la rentrée 2011 – La Fédération des conseils des parents d »élève (FCPE) entend poursuivre ses mobilisations, tandis que la journée d’action prévue par les syndicats enseignants le 27 septembre 2011 est maintenue.
«Nous adresserons prochainement un courrier à l’AMF et l’AMRF pour dresser le bilan des suppressions de postes et organiser des convergences communes » annonce Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUIPP.
Une piste qui risque cependant de rencontrer une réponse contrastée : « Les propos présidentiels ne constituent qu’un effet d’annonce pour calmer les inquiétudes à la veille des élections sénatoriales et présidentielles », s’étonne Vanik Berberian (AMRF). « Il est d’ailleurs très curieux de prendre des engagements pour 2012, alors qu’on ne sait pas, à l’heure actuelle, qui sera président de la République à ce moment-là. Nous maintenons donc notre intention d’organiser des actions en vue de la rentrée 2011 », réaffirme le président de l’AMRF.

Débat sur avenir des jeunes – L’AMF, de son côté, ne semble pas en prévoir : « Je crois à l’engagement présidentiel»,  soutient Jacques Pélissard.
Quant à l’Assemblée des départements de France (ADF), qui s’était adressée au ministre de l’Education par courrier le 8 juin 2011, elle en appelle certes à des actions communes, mais surtout à la tenue d’un large débat national sur l’avenir des jeunes : « Les restrictions de postes d’enseignants pénalisent désormais le fonctionnement des collèges, surtout en zone rurale », constate Claudy Lebreton, président de l’ADF. « Les écoles communales sont les premières atteintes, mais les collèges, qui sont distribués en proximité sur tout le territoire, sont touchés de plein fouet. Ce problème est latent depuis deux ou trois rentrées, mais il devient crucial pour septembre 2011 », étaient le président de l’ADF pour qui « Les limites de l’exercice sont atteintes ».
Il réclame de ce fait « une vraie participation des départements à l’élaboration d’une politique nationale d’éducation, au titre du service public et de l’aménagement du territoire ». « Quid de l’éducation et de la formation des générations futures ? »,  s’inquiète Claudy Lebreton.

Syndicats d’enseignants et parents d’élèves toujours mobilisés

Les annonces présidentielles ont été accueillies avec scepticisme, pour ne pas dire hostilité, par les parents d’élèves et les syndicats enseignants.
Le SE-UNSA y voit un « déminage électoral ».
« Si le gouvernement entend réellement maintenir le nombre de classes en 2012, il doit abandonner sa logique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. En 2012, seuls 3000 enseignants seront recrutés. Or, 11 000 partent en retraite : comment le gouvernement entend-il tenir sa promesse, dans ces conditions ? » s’interroge quant à lui Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUIPP.
« Telle qu’elle est engagée, la rentrée 2011 s’annonce dramatique. Quant au traitement « particulier » qui serait réservé à l’école rurale en 2012, il ressemble fort à un coup d’épée dans l’eau, puisqu’il n’implique pas de poste supplémentaire et concerne un futur incertain » estime pour sa part Michel Baron, pour la Fédération nationale des associations d’école rurale (FNER).
En avril 2010, la Fédération nationale des associations de maîtres  (FNAME) a interpellé les élus nationaux sur les moyens mis à disposition des élèves en difficulté. « Nous avons demandé au ministère de l’Education nationale une évaluation des RASED et la mise sur pied d’un groupe de travail pluridisciplinaire sur leur avenir. La suppression des postes perturbe fortement l’aide apportée aux élèves en difficulté et cette aide ne peut se confondre avec l’aide personnalisée. Il faut remettre ces postes en place » plaide Alain Thomazeau pour la FNAME.
La FCPE maintient son inquiétude pour septembre 2011 dans un communiqué de presse : « La FCPE ne saurait se satisfaire de l’annonce faite par le président de la République d’une « sanctuarisation » de l’Ecole primaire quant aux suppressions de postes d’enseignants prévues au budget 2012 » , tout en rappelant les conclusions du Conseil d’analyse stratégique et du rapport de la Cour des comptes « sur le coût de l’échec si l’on ne se préoccupe pas mieux des élèves en primaire ». « On ne peut pas faire comme si la rentrée 2011 n’était pas grave : pour la première fois de puis 2000, on assiste à des suppressions de classes et de postes dans le 1er degré. Or, la démographie est à la hausse et cela va se répercuter dans le second degré aussi. Sans compter que c’est un leurre de discuter de la rentrée 2012 aujourd’hui, car l’élection présidentielle n’est pas passée » reprend Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE.

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Seule l’AMF est « rassurée » après l’annonce du moratoire sur les suppressions de classes en 2012

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tango65

23/06/2011 08h43

Peut-être faut-il que nous nous interrogions sur les nouvelles formes de recrutement dans la fonction publique d’Etat, et a fortiori à l’Education Nationale. Je crains très fortement que les instits de demain ne soient recrutés à Pôle-Emploi avec des contrats précaires et des salaires de misère !!! au gré justement des besoins liés à l’évolution démographique d’un territoire.
En tout cas, c’est ce vers quoi la politique menée actuellement tend… Rappelons-nous les images récentes nous présentant un recteur faisant du recrutement dans une agence de Pôle-Emploi !!

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