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Rémunérations à la ville de Paris : Bertrand Delanoë donne quelques éléments à l’UMP

Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) a fourni au groupe UMP à l'hôtel de ville le montant des 15 plus hautes rémunérations de la collectivité parisienne et leur évolution entre 2008 et 2011, des explications qui n'ont pas satisfait le chef de l'opposition.

Jean-François Lamour, président du groupe UMP au Conseil de Paris, demande depuis plusieurs mois à Bertrand Delanoë l’évolution de ces rémunérations depuis 2000, s’appuyant sur le feu vert récent de la Commission d’Accès aux Documents administratifs (Cada) à la transmission de ces éléments aux élus, sous la réserve que ces documents soient rendus anonymes.

Les deux plus hautes rémunérations de la ville, en net, primes comprises, étaient de 165.321 euros (annuels) en 2010, contre 157.629 euros et 155.207 euros en 2008.

160.001 euros net – En 2011, elles doivent baisser, compte-tenu de la baisse de 15% de la prime départementale pour les 60 plus gros salaires décidée par Bertrand Delanoë. La plus haute rémunération tombera à 160.001 euros (en net).

Mais Jean-François Lamour a déploré que le maire refuse de donner l’évolution depuis 2000, jugeant celle-ci « extrêmement sensible ». « Le maire bat en retraite sur ce dossier, il sait très bien qu’il a tort, il a beaucoup de mal à donner les chiffres », a déclaré Jean-François Lamour aux journalistes.

Le maire de Paris a expliqué pour sa part qu’ayant « commencé un nouveau mandat en 2008″, il devait « rendre des comptes à partir du mandat qui (lui) a été donné en 2008″.

Consignes de la Cada- « J’applique strictement les consignes de la Cada, tout à fait sereinement, mais si M. Lamour veut me demander les rémunérations depuis 1977, il peut, y compris les enveloppes, auxquelles j’ai mis fin en 2001″, a-t-il déclaré lors d’un déjeuner de presse.

 Lorsqu’on lui a demandé s’il allait continuer à réduire la prime départementale des plus hauts salaires, il a répondu: « Je vais voir », ajoutant qu’il avait « veillé à augmenter la prime des 30.000 fonctionnaires » aux rémunérations les plus basses.

Fin des appartements de fonction – M. Delanoë a ajouté que « plusieurs hauts fonctionnaires de la ville gagnent nettement moins que s’ils étaient dans leurs fonctions d’Etat ».

Selon son adjoint aux finances Bernard Gaudillère (PS), « tous les directeurs de cabinet du maire de Paris de 1977 à 2001 bénéficiaient d’un très bel appartement de fonction et de personnel de maison et c’est Bertrand Delanoë qui a mis fin à cette coutume en 2001″.

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