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Réforme de l'Etat

Les patrons de la police et de la gendarmerie bienveillants à l’égard de la RGPP

Publié le 17/06/2011 • Par Aurélien Hélias • dans : Actu prévention sécurité, Dossiers d'actualité, France

Derniers auditionnés par la mission d’information sénatoriale sur les conséquences de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) sur les collectivités locales le 15 mars 2011, les directeurs de la gendarmerie et de la police nationales ont assumé l’effort à fournir en matière d’effectifs, ne réclamant que quelques aménagements sur les moyens.

Cet article fait partie du dossier

RGPP : quels effets pour les collectivités ?

« Il est difficile de se réformer et de conserver un lien suffisant sur place, garant de notre efficacité ». C’est avec toute la réserve due à son statut de militaire que Jacques Mignaux, directeur général de la gendarmerie nationale, aborde les conséquences de la RGPP sur ses troupes qui assurent la sécurité sur 95 % du territoire, en zones rurales et périurbaines.
La maréchaussée a pourtant payé un lourd tribu à l’effort d’économies au titre de la Révision générale des politiques publiques : 3 509 emplois temps plein (ETP) sur la période 2009-2011.
Un effort qui s’est porté « uniquement sur les fonctions de soutien, et non sur l’opérationnel », insiste-t-il. Ainsi, le rattachement au ministère de l’Intérieur serait une réussite : « cela nous a permis de conduire des politiques de sécurité efficace, de mutualiser certaines fonctions support et de faire des économies d’achats ».
Autre objectif atteint selon le général : « le recentrage des forces de sécurité sur leurs compétences », enfin « détachées des taches administratives et des missions périphériques ».

Un discours rassurant – Sur le plan de l’implantation territoriale, la RGPP n’aurait pas eu non plus que les effets dévastateurs dénoncés par les élus locaux. Jacques Mignaux estime ainsi que la gendarmerie a pu géographiquement « adapter ses forces de sécurité aux évolutions de la délinquance » selon « les bassins de vie, les flux et les migrations saisonnières ».
Les effectifs des unités territoriales comme ceux des grandes plaques urbaines ont été ajustés, comme a été optimisé « le déploiement de nos unités territoriales ».
Une réorganisation qui aurait permis in fine « une couverture territoriale cohérente, avec un potentiel préservé, tout en fermant 200 unités sur près de 4 300 entre 2009 et 2011 », se félicite-t-il. 

Absence de concertation assumée – Poussé par les sénateurs à revenir sur les conséquences concrètes de ces baisses d’effectifs dans les territoires, le général assure « avoir veillé à ne pas appliquer des recettes vues de Paris : il n’était ainsi pas possible de mutualiser deux équipes pour n’en faire plus qu’une sur deux vallées… ». Un discours très rassurant dans lequel seules quelques rares et timides brèches ont été entrouvertes, le général admettant que « la disparition d’une brigade reste toujours compliquée au niveau local »
Sur la concertation avec les élus, Jacques Mignaux admet d’ailleurs « être parfois obligé de mettre les élus devant le fait accompli » ou qu’il est « vrai que les gendarmes ne sont pas suffisamment dehors ».
Quant aux ETP à restituer dans les deux années à venir, le général annonce qu’il n’envisage pas de diminuer les effectifs de gendarmerie mobile », mais plutôt de « travailler sur le dispositif territorial ».
A noter enfin que le grand patron de la maréchaussée s’est montré très sceptique sur la capacité des évolutions technologiques à optimiser les effectifs : « Je crains qu’il y ait parfois des effets de décalage entre l’apparition de nouvelles technologies pour faire gagner des emplois », prenant l’exemple du PV électronique qui ne ferait gagner « qu’un petit bout d’ETP sur une brigade de 1 à 6 gendarmes ».

La police en mal… d’équipements ? – Le discours était plus nuancé chez Frédéric Péchenard, dernier auditionné de la journée… et de la mission d’information avant la rédaction de son rapport. Le directeur de la police nationale dit n’être « pas hostile à la RGPP, y compris à la baisse des effectifs » (4 000 ETP « rendus » entre 2009 et 2011 avant 3 000 autres) pourvu que les compensations soient bien présentes au niveau « des rémunérations, des formations ». Un objectif atteint selon lui, sauf en ce qui concerne les matériels à disposition des policiers. « Mon inquiétude pour les deux à trois années à venir concerne l’équipement », insiste-t-il.

Autre réserve émise par l’ancien commissaire de police : la capacité à diminuer les effectifs des fonctions supports sans enlever aux fonctions opérationnelles, une croyance trop souvent assénée par les hautes administrations selon lui. Sur ce point, les réorganisations auraient atteint « leurs limites ». Frédéric Péchenard estime également que la police nationale est trop prise par des « taches indues, notamment dans les petites circonscriptions ». Et ce dernier de citer l’exemple de Verdun où deux patrouilles travaillent en permanence. « Mais le jour où un détenu doit être hospitalisé, il n’y a plus qu’une seule patrouille » en capacité de travailler.

Mutualisations bénéfiques – En revanche, le directeur de la police nationale loue l’une des conséquences concrètes du rapprochement avec la gendarmerie : les polices d’agglomérations, qui ont donné lieu à « Paris, Lille, Lyon, Marseille et Bordeaux à « un travail de redéploiement commun » pour « être moins concurrent et plus complémentaire » avec la gendarmerie. Intérêt : « avoir dans le même bassin de délinquance un seul chef et une seule force de l’ordre », décrypte-t-il. Et Frédéric Péchenard de défendre également l’intérêt financier de tels regroupements « qui nous permettront à terme des économies. La transformation de gendarmeries en commissariats et vice-versa coûte quelque chose au départ. Comme souvent, les conseillers municipaux y sont opposés, ou inquiets. Mais cela doit nous permettre de générer des économies sur le long terme ».

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