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EVIRONNEMENT

Le Sénat soigne les chasseurs à quelques mois des élections sénatoriales

Le Sénat a adopté jeudi 5 mai 2011 à la quasi-unanimité une proposition de loi UMP visant "à moderniser le droit de la chasse", le cinquième texte sur la chasse en 10 ans, les parlementaires prenant toujours soin de soigner les 1,3 million de chasseurs avant les élections.

La proposition de loi reconnait « le rôle éminent des chasseurs en matière de préservation de la biodiversité et celui des fédérations de chasseurs pour l’information à l’éducation et à l’environnement ». Elle exonère de la taxe foncière sur les propriétés non bâties les installations de chasse dans les zones humides comme les gabions, les huttes ou les platières à bécassines.
Les propriétaires publics ou privés de terrains non chassés pourront voir leur responsabilité financière engagée si le gros gibier comme les sangliers prolifèrent et provoquent des dégâts sur les cultures. Actuellement ce sont les Fédérations de chasseurs qui assument seuls l’indemnisation des dégâts.

« Cette loi ne change pas grand-chose à l’état des lieux, vous avez voulu faire des moulinets, ce texte est inutile », a critiqué Mme Blandin (EELV), seule opposante à la proposition de loi.

Visées électoralistes – Le sénateur PS et président du conseil régional de Bourgogne, François Patriat, a ironisé sur « la pêche aux voix » ou la « chasse aux voix », tout en manifestant son accord avec cette proposition de loi présentée par le sénateur UMP de la Somme Pierre Martin, président du groupe Chasse et Pêche du Sénat. « Tous les trois ans, de préférence avant les élections, il faut que nous occupions le Parlement avec la chasse », a lancé l’élue écologiste Marie-Christine Blandin.

L’Assemblée nationale doit examiner le 10 mai une proposition de loi quasi similaire émanant du député UMP Jérôme Bignon, également de la Somme, département où les chasseurs sont nombreux. « Ce n’est guère élégant », a regretté le rapporteur UMP, Axel Poniatowski (UMP).
« Face à la réduction du nombre de chasseurs, il faut rendre la chasse plus attractive et plus accessible » a-t-il plaidé en présentant le texte. »Dans un monde qui s’urbanise et se déshumanise un peu trop, les chasseurs sont aussi les gardiens de l’identité de territoires menacés », a renchéri le président du groupe RDSE (à majorité radicaux de gauche), Yvon Collin.

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Du plus récent / Du plus ancien
  1. anticible

    28/05/2011, 07h38

    Absurde argumentation que de craindre une invasion animale vis-à-vis de rares "Armus Sapiens" cherchant à éradiquer tout ce qui ne leur ressemble pas!
    De tout temps, la Nature a su, sait et saura toujours établir un juste équilibre si "Armus Sapiens" ne vient pas la contredire et vouloir tout chambouler!
    De ce fait, je souhaite vous faire part d’un manifeste de la plus grande évidence, pour une abolition raisonnée.

    - pour la parole en faveur des animaux.

    - pour les droits prioritaires des usagers de la nature.

    - pour le rebut des jeunes générations face à ce cruel et dangereux divertissement.

    Une évidence qui peut se déclarer comme telle:

    * L’homme chasseur croit encore aujourd’hui qu’il est en droit d’abattre des animaux sous prétexte que les Religions et l’Etat autorisent à le faire.

    * L’homme chasseur croit encore aujourd’hui qu’il peut être autorisé à le faire dans la mesure où les animaux sont dépourvus d’intellect et ne disposent que d’un simple “instinct” (et ne pas en avoir compris la définition) .

    * A-t-il le droit de prendre la vie à un être vivant ou à une forme vivante de la nature? A-t-il donné la vie à un seul de ces êtres?

    * A-t-il le droit de déterminer combien d’animaux ont ou n’ont pas leur place dans leur environnement vital?

    * Pense-t-il voir se perpétuer une tradition business qui devient complètement inadéquate avec l’évolution des droits des animaux?

    * Pense-t-il vraiment indispensable son rôle de perturbateur face à une biodiversité volontairement modifiée par éradication de certaines espèces?

    * Encore une fois, un citoyen écologiquement engagé l’est aussi pour le monde animal.

    * Encore une fois, une Nature admirée a la préférence de ceux qui la respectent.

  2. biodiversité

    23/05/2011, 18h45

    logique

    que des conneries

  3. logique

    09/05/2011, 10h32

    De tout temps, l'homme a chassé. C'était une question de survie ; c'était aussi une question d'équilibre et de connaissance de la nature.
    Supprimez la chasse, vous aurez une prolifération de chevreuils, sangliers, ou autres dans un premier temps, jusqu'à ce que Bucellose bovine, peste porcine n'anéantisse à jamais chevreuils, sangliers.
    De plus, les chasseurs ne peuvent pratiquer leur passion que parce que les propriétaires terriens, les mêmes qui paient les impôts fonciers, ont donné leur autorisation.
    Quant au terme "prélèvement", il est approprié, notamment dans le grand gibier - cerf, biche... qui si'ils étaient trop nombreux feraient encore d'avantage de dégâts aux forêts. A regarder de plus prêt les arbres d'une forêt giboyeuse, on peut constater que des arbres, même s'ils parraissent "jolis d'aspect", ne seront pas exploitables , ils forment une "fourche" signe d'abroutissement par un cervidé quand il était petit...
    Ce sont les chasseurs qui indemnisent les propriétaires terriens victimes de dégâts ; normal pour ceux qui "donnent" leur droit de chasse mais pas normal pour les autres. Et celà représente de très grosses sommes... d'Euros.

  4. Rémy PETIOT

    07/05/2011, 14h17

    Nous sommes dans la démagogie la plus totale au nom de "traditions", terme utilisé lorsqu'aucune justification ne peut être apportée à une pratique stupide : essaimer du gibier d'élevage pour le chasser et le tuer aussitôt, tout en exterminant tout autre animal qui pourrait porter atteinte à cet essaimage. (on parle de "prélèvement" !! pour faire plus propre)

    Cette pratique stupide d'électeurs stupides recueille bien évidemment l'attention de l'ensemble des parlementaires qui font de la surenchère pour attirer des voix. Ces lois montrent le degré mental, qui confine à l'abject (cf loi Depierre), du Parlement .
    Rémy PETIOT

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