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Europe

Xavier Gizard souhaite traduire le principe de cohésion territoriale dans toutes les politiques européennes

Publié le 27/02/2009 • Par Euractiv.fr • dans : Europe

Après 14 ans comme secrétaire général de la Conférence des régions périphériques maritimes d’Europe (CRPM), Xavier Gizard quittera sa fonction au quatrième trimestre 2009. Pour EurActiv.fr, il revient sur ces années qui ont notamment connu trois élargissements de l’UE.

Quel bilan tirez-vous de ces 14 ans passés au secrétariat général de la CRPM ?
Tout d’abord, il y a 15 ans, la politique maritime n’existait pas. C’est le Conseil européen de décembre 2007 qui a décidé d’en lancer une sur proposition de la Commission, après trois ans de préparation. Joe Borg [le commissaire européen à la pêche], à qui José Manuel Barroso a confié ce domaine, a eu un mandat absolument exemplaire de ce point de vue. C’est une très grande avancée. Pour nos régions membres, ce sujet était sur la table depuis 1973.
Au mois de juillet, nous tirerons, avec le commissaire, un premier bilan de la politique maritime européenne. Un plan d’action va se terminer fin 2009.
Le deuxième grand acquis, est la pérennité d’une politique régionale s’adressant à toutes les régions d’Europe jusqu’en 2013. Je ne parle pas de politique de cohésion, mais bien de politique régionale. La politique régionale entraîne un rapport contractuel direct entre chacune des régions d’Europe et les institutions européennes par-delà les souverainetés nationales. Avec Michel Barnier, quand il était commissaire, nous avons beaucoup oeuvré pour arriver à obtenir une politique régionale 2007-2013 telle qu’elle est aujourd’hui.

Ces dernières années ont également connu les débats sur le traité de Lisbonne et sur la place des régions dans la gouvernance européenne…
Oui, mais je pense que le gros du dossier reste à venir.
Comme l’écrivait Jérémy Rifkin dans Le Rêve européen, il va bien falloir prochainement franchir une étape supplémentaire pour arriver à une Union européenne comme organisation exemplaire du XXIe siècle, en proposant des solutions post-nationales. Il ne s’agit pas d’abolir les Etats mais d’inventer, comme on le fait depuis 20 ans, des solutions nouvelles pour les différents échelons de pouvoirs publics.
Enfin, en 14 ans, la CRPM est passée de 80 à 160 membres. Mais cela ne nous a pas empêché de garder notre caractère innovant. Quand il était président du Comité des régions (CdR), Michel Delebarre avait l’habitude de dire que nous prenions des initiatives trois ou quatre ans avant qu’elles soient prises par des institutions comme le CdR. J’espère que ça va continuer.

La perception des régions périphériques maritimes a-t-elle changé ?
Quand je vois les montagnes de courrier que nous recevons des gouvernements nationaux sur nos propositions, je ne peux que constater qu’il y a une reconnaissance de la qualité de notre travail.
Par ailleurs, la Commission européenne sortante reconnaît que nous sommes capables de proposer à la fois des analyses et des solutions. Il y a une dizaine d’années, le grand interlocuteur de la CRPM, était uniquement la DG Regio. Aujourd’hui, les transports, l’agriculture, l’innovation, le tourisme, l’environnement et le développement durable, la pêche,… sont autant de commissaires et de directions générales de la Commission qui travaillent quotidiennement avec nous.

Vous ne vous occupez plus uniquement de politique maritime mais aussi de tous les autres domaines…
Quand vous avez 160 membres, c’est-à-dire 45 % des régions européennes, vous ne pouvez pas seulement défendre les intérêts corporatistes de ces régions-là. Vous êtes forcément amenés, avec 190 ou 200 millions d’habitants, à regarder quelles sont les mesures générales qui doivent êtres prises en fonction des régions.
Quand la commissaire Kroes a voulu supprimer complètement, il y a trois ans, les aides d’Etats à finalité régionale, et que nous avons entrepris, avec la DG concurrence, une négociation de quelques mois, nous n’avons pas simplement associé des régions membres de la CRPM.

Comment la CRPM trouve-t-elle sa place aux côtés du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) ?
Les structures ne sont pas du tout les mêmes. Nous avons des membres directs, alors que le CCRE est une fédération européenne de fédérations nationales. Ils sont bons dans des domaines où nous ne le sommes pas, parce que nous n’avons pas investi sur ces dossiers : les services d’intérêts généraux, la santé, la jeunesse, …
Mais je pense aussi à des sujets sur lesquels on a discuté ensemble : le rural, mais aussi la participation des autorités locales et régionales aux politiques de soutien au développement de l’Union européenne, autour de laquelle nous avons construit une plate-forme commune avec la DG DEV.

Quels sont les dossiers qui vous paraissent les plus importants pour l’avenir ?
Le premier dossier, pour les deux ou trois ans à venir, c’est la crise. Cette crise n’est pas conjoncturelle. Aujourd’hui, nos présidents de région sont tous sollicités par leur population pour avoir des réponses de type social et à court terme. Il faut répondre aux fermetures d’entreprises ou aux réductions d’effectif.
Dans les mois qui viennent, nos régions s’exprimeront sur la crise, et sur ce qu’elles attendent des mois à venir.
Deuxième élément : il nous faut savoir de quelle politique régionale européenne nous disposerons de 2014 à 2020, et comment elle sera traduite dans les perspectives pluri-annuelles budgétaires.
Enfin, si le traité de Lisbonne est adopté, il faudra savoir traduire dans toutes les politiques européennes le principe de cohésion territoriale.

Quel regard portez-vous sur la crise qui secoue les départements d’outre-mer français ?
Ils sont membres chez nous. A ce titre, pour nous, il ne s’agit pas de DOM, mais de régions d’outre-mer.
Quand on compare la situation des régions d’outre-mer françaises avec celles des régions ultra-périphériques portuguaises et espagnoles, on s’aperçoit de l’impact du transfert d’une véritable autonomie aux îles espagnoles et portugaises. En France, nous avons toujours un ministère de l’Outre-mer qui régente jour après jour des décisions qui devraient être prises à 5 ou 6000 km de là. Ce sont des héritages d’une époque coloniale avec laquelle l’Espagne et le Portugal ont su rompre.

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