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Parlement

Richard Ferrand, un fidèle d’Emmanuel Macron au Perchoir

Publié le 12/09/2018 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : France

Flickr by CC
Désormais Président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand est un bon connaisseur des collectivités territoriales. Elu local pendant plus d’une décennie, éphémère ministre de la cohésion des territoires, ce très proche d’Emmanuel Macron devra organiser dans les mois à venir plusieurs débats dans l’hémicycle qui concernent directement les territoires.

C’est donc Richard Ferrand qui a emporté la mise. Désigné à huis clos lundi dernier par les députés la République En Marche lors de leur séminaire de rentrée, son élection aujourd’hui à la présidence de l’Assemblée nationale n’était plus qu’une formalité.

D’abord député frondeur sous la mandature de François Hollande, celui qui a longtemps été conseiller général du Finistère et conseiller régional de la Bretagne s’est rapproché du futur Président de la République lorsqu’il a été nommé rapporteur de la « loi Macron ».  Tombé sous le charme d’Emmanuel Macron, il devient dès le mois d’octobre 2016 le premier parlementaire à rejoindre En Marche.

Porte-flingue pendant la campagne des présidentielles, le Breton monte régulièrement au créneau soutenir l’une des propositions phares du futur locataire de l’Elysée, la fin de la taxe d’habitation, très décriée par les associations d’élus.

Preuve de confiance de la part du tout nouveau Président de la République, il devient, après l’élection présidentielle, le responsable des investitures aux législatives. En charge de la sélection des candidats En Marche, Richard Ferrand pose alors un cadre très strict : «  tous les volontaires devront faire preuve de leur probité (…) en s’engageant à ne pas embaucher [leur] conjoint ou [leurs] enfants lorsqu’ils ont une fonction publique ».

Une impression de flottement

Après la victoire d’Emmanuel Macron, cet ancien journaliste au Monde est nommé ministre de la Cohésion des territoires. Un intitulé qui laisse alors sceptique les observateurs. Le périmètre, qui regroupe à la fois le logement, les collectivités territoriales, la politique de la ville et l’aménagement du territoire est inédit. Pis, pour la première fois depuis 1953, l’absence d’un ministre du logement fait bondir les associations. La thématique était pourtant annoncée comme prioritaire pendant la campagne.

Ce ministère ressemble surtout à une belle récompense pour ce fidèle de la première heure… sans que Richard Ferrand ne parvienne à effacer le sentiment d’un léger flottement.

Ce ministère, à l’intitulé XXL s’explique « parce que tout ce qu’il reste à faire sur ces sujets doit s’insérer dans une action plus globale qui porte ses fruits dans tous les territoires de France », prend-il la peine de détailler lors de la passation de pouvoir. « Ce terme générique a un défaut, celui de l’abstraction, mais il a une qualité. Il va de soi que la politique de la ville, le logement, l’aménagement du territoire se devaient d’être ensemble pour que l’action publique soit plus efficace ».

Plan B pour un ministre exfiltré

Difficile toutefois de le juger concrètement à l’œuvre. Il sera exfiltré quelques semaines plus tard du gouvernement en raison de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire. Au cœur des investigations, son rôle précis dans une opération immobilière, datant de 2011, qui avait permis aux Mutuelles de Bretagne, qu’il a dirigées entre 1998 et 2012, de louer un local, propriété de sa femme. « L’arroseur arrosé » jugera l’avocat Gilles-William Goldnadel alors que Richard Ferrand avait déclaré que l’affaire Fillon «  souillait tous les élus de France ».

Emmanuel Macron, soucieux de lui trouver une porte de sortie honorable, lui demande en juin 2017 de postuler à la présidence du groupe LREM. Sa désignation relève alors de la simple formalité, ne recueillant aucune voix contre. L’opposition a beau jeu de dénoncer un « score digne des soviets », dixit le député Les Républicains, Guillaume Larrivé.

Entre « emmerdeurs » et absence

De telles conditions d’atterrissage dans « l’un des jobs les plus ingrats de la République » ne faciliteront pas ses premiers mois. Cadrer les députés, répartir les postes-clefs du palais-Bourbon, animer les débats du groupe…, très vite Richard Ferrand est à la peine.

« Ça ne l’amuse pas de faire ça. C’est un job où l’on passe son temps à gérer les emmerdeurs et ce n’est vraiment pas son truc », juge ainsi un élu de la majorité à Médiapart.

Peu présent à l’Assemblée – il n’a siégé qu’une dizaine de minutes sur plusieurs dizaines d’heures de débat pendant le projet de loi rétablissant la confiance dans l’action publique -, les relations sont compliquées avec François de Rugy, alors président de l’Assemblée.

Profitant de la démission fracassante de Nicolas Hulot, l’ex député EELV est nommé Ministre de la transition écologique. Par un jeu de chaises musicales, le perchoir est dès lors libre pour Richard Ferrand. Au-delà du geste d’amitié d’Emmanuel Macron à son ami, l’option a également le mérite de placer un fidèle à ce poste-clef pour canaliser certains députés marcheurs qui se se font de moins en moins godillots.

Le niet de Gérard Larcher

Richard Ferrand va en effet devoir faire avaler aux députés un calendrier parlementaire très riche. Plusieurs projets de loi qui concernent directement les collectivités territoriales, notamment, devraient ainsi prochainement arriver sur l’établi législatif : plan pauvreté, retour de la loi Alur, probable loi sur les métropoles, réforme constitutionnelle.

Le nouveau président devrait d’ailleurs croiser le fer à ce sujet avec son homologue de la chambre haute, Gérard Larcher. En avril dernier, Richard Ferrand a ainsi proposé que le Sénat soit élu à la proportionnelle intégrale et par région. Un véritable cassus beli pour le patron du Palais du Luxembourg qui pourrait s’opposer à la révision constitutionnelle, décalée pour cause d’affaire Benalla. Elle devrait revenir dans le débat parlementaire en janvier prochain.

Plus compliquée à gérer encore, l’information judiciaire sur les Mutuelles de Bretagne, toujours en cours. Richard Ferrand a toutefois laissé entendre que même s’il venait à être mis en examen, il ne démissionnerait pas du Perchoir. « Une décision procédurale n’a pas vocation à décider de l’exercice d’un mandat parlementaire » s’est-il ainsi justifié. Un avis que certains jugeront peut-être de l’ancien monde.

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