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Grand Paris

Société du Grand Paris : Braouezec au perchoir, les départements dans le couloir

Publié le 10/09/2018 • Par Pascale Tessier • dans : France

Grand Paris La Défense
Flickr CC by sa elPadawan
Patrick Braouezec a été élu président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris. Les présidents des 7 départements franciliens -unis sur la candidature de Pierre Bédier- ont claqué la porte avant une élection qu’ils ont qualifiée de “pratique coloniale” et de “mascarade.”
Ce n’est pas encore cette fois que les départements franciliens en apprendront plus sur l’état des finances de la Société du Grand Paris (SGP). Vendredi 7 septembre, Patrick Braouezec (PCF) – estampillé candidat du gouvernement-  a été élu président du conseil de surveillance de la SGP face à face à Pierre Bédier (LR). Ce dernier était pourtant le candidat unique de l’Essonne, de la Seine-et-Marne, des Yvelines, Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val d’Oise.

Bien qu’ils aient claqué la porte avant le vote, les patrons des 7 territoires d’Ile-de-France n’en demeurent pas moins inquiets sur les résultats de l’audit qu’ils réclament depuis le printemps. Mais pas question de pratiquer la politique de la chaise vide. “Si siéger sert à quelque chose, on continuera de siéger”, affirme ainsi Stéphane Troussel (PS), président de la Seine-Saint-Denis qui ajoute qu’il « n’a rien contre Braouezec. Je travaille avec lui tous les jours.”

Une gouvernance partagée… aux oubliettes

La démission de Jean-Yves Le Bouillonec, en avril, avait pourtant laissé espérer une gouvernance partagée. D’autant que le gouvernement n’avait pas écarté la possibilité de soutenir le candidat des sept départements franciliens. Seulement, dès lors que le patron des Yvelines, Pierre Bédier (LR) a annoncé être ce favori, le sable s’est glissé dans les rouages.
Par décret du 14 juillet, le président de Plaine commune a ainsi été nommé membre du conseil de surveillance de la SGP et dès lors plus aucun doute n’a subsisté sur le soutien qu’il recevrait de l’État dès qu’il serait candidat. D’autant que des voix dissonantes ont reproché à Pierre Bédier d’être allé un peu trop vite en présentant sa candidature.

La SGP, une boîte noire

Si Stéphane Troussel “ne sait pas” si un autre candidat aurait été mieux accueilli en haut lieu, puisque le nom de François Durovray (LR), patron de l’Essonne avait été avancé sans qu’il confirme son intention d’y aller, Pierre Bédier clame que “c’était tout sauf Bédier, puisque c’est moi qui ai réclamé l’audit ».

« La SGP est une boîte noire et l’État entend que ça le reste. Demandé il y a trois mois par plus d’un tiers des membres du conseil de surveillance, l’audit aurait dû être commandé par l’État. Et qu’est qu’on découvre à l’ordre du jour de la séance, après l’élection du président ? Que ceux qui vont réaliser l’audit sont ceux qui sont là depuis le début (ndlr : le groupe de consulting et d’auditi PWC “sous le pilotage de la SGP”) et qu’ils n’ont rien trouvé. Il y a là un vrai sujet : on ne veut pas nous donner l’info et c’est inquiétant”  continue-t-il.

Non à la « chambre d’enregistrement » de Bercy

“Une petite contradiction” que confirme Stéphane Troussel. “L’enjeu est de rétablir la confiance avec les élus, il y a urgence. Nous ne voulons pas que la SGP soit la chambre d’enregistrement du gouvernement et de Bercy. Il faut qu’elle ait enfin les moyens humains et financiers de mener le plus grand projet européen. Elle ne doit pas seulement s’occuper des problèmes de transports mais bien plancher sur le développement du Grand Paris.”
Et Patrick Devedjian (LR), patron des Hauts-de-Seine, de s’étonner de la “singularité d’imaginer que les contrôlés peuvent choisir leurs contrôleurs. Les discours sur le conflit d’intérêt restent donc au stade des discours.”

Stéphane Troussel va même plus loin et dénonce une attitude radicalement différente depuis mai 2017. “En 2010, nous étions parvenus à un accord de projet entre l’État, la Région et les Départements. Il a survécu aux alternances Sarkozy et Hollande et la MGP a fonctionné au consensus avec un fonctionnement de gouvernance partagée. Mais depuis 16 mois, l’ambiance a changé avec un gouvernement qui, en février, a été jusqu’au report de la plupart des lignes.”

Comprendre le coup d’arrêt du Grand Paris Express

Pour les présidents des 7 territoires, l’objectif n’était pas de se gargariser d’avoir obtenu le perchoir, mais bien d’avoir accès au détail des dépenses et des recettes de la SGP.

“Avant de chercher des financements, il faut faire des économies et déjà comprendre pourquoi ça dérape”, assure Pierre Bédier. “Nous sommes dans une opération de verrouillage”, assure de son côté Patrick Devedjian. Ce dernier dénonce que “dès lors que le président du conseil de surveillance est choisi et nommé par l’État, le conseil de surveillance ne peut pas exercer son rôle de contrôle. C’est l’une des causes essentielles des nombreux dérapages financiers et techniques qui ont été relevés avec sévérité par la Cour des comptes.”

Cette opacité ne dérange pas seulement les départements sur la manière mais également sur le fond. “Ce ne sont pas des problèmes techniques mais bien financiers qui ont conduit au report des travaux”, affirme Stéphane Troussel. Il déplore, qu’outre les lignes desservant les Jeux olympiques, il n’y ait pas une ligne qui va ouvrir avant 2030 en Seine-Saint-Denis.”

Plus que la défaite de « leur » candidat, les départements jugent donc qu’ils paient d’une certaine façon leur désir de vouloir se plonger dans les comptes.

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