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Tourisme

Campings : pas de vacances pour l’écologie

Publié le 03/08/2018 • Par Olivier Descamps • dans :

camping Pleurthuit
T.Lenouvel/camping de Pleurtuit
Impossible en région touristique de mener une politique environnementale sans se pencher sur l’impact de ses lieux de villégiatures. Si les campings municipaux se mettent au vert pour montrer l’exemple, les collectivités doivent aussi convaincre les équipements privés de jouer le jeu de la transition. Procéder par touches pour mieux gérer ses déchets ou ses dépenses énergétiques est une première étape à parfaire avec une stratégie de management environnemental.

Certes les vacances sont faites pour se détendre. Mais pas forcément pour abandonner toutes ses bonnes intentions. Or le constat est imparable : sur son lieu de villégiature, « on consomme davantage d’eau et d’énergie qu’à la maison. On a aussi tendance à faire moins attention à ses déchets », souligne Aude Andrup, cheffe de projet, chargée de l’« Ecolabel européen », à l’Ademe. Un vrai paradoxe dans les campings où le farniente s’érige en religion et où il est difficile d’invoquer le stress et le manque de temps pour justifier son laisser-aller. Les collectivités ont un grand rôle à jouer afin de remettre le wagon sur les rails. En montrant l’exemple dans leurs propres établissements, mais aussi en poussant les campings privés à s’interroger sur leur politique environnementale et sur la manière de davantage impliquer leurs clients dans sa mise en œuvre.

Des liens entre campeurs et habitants

Les zones touristiques implantées dans des milieux naturels remarquables sont évidemment en première ligne pour promouvoir les gestes respectueux. Camp de base des randonneurs de montagne, le camping municipal de Névache (361 hab., Hautes-Alpes) s’est, par exemple, doté de toilettes sèches afin de réduire sa consommation d’eau. Il accueille aussi, désormais, des poules chargées d’éliminer les déchets organiques des vacanciers.

En Ille-et-Vilaine, la commune de Pleurtuit (6 600 hab.) a, quant à elle, profité de travaux de rénovation (et accessoirement de subventions européennes) pour appliquer de nombreuses mesures écolos. Depuis le début de la saison, les touristes sont, notamment, accueillis dans un bâtiment en bois, les sanitaires sont équipés d’un chauffe-eau solaire et les luminaires fonctionnent avec des capteurs de luminosité et de présence. Un partenariat a, surtout, été passé avec la déclinaison locale des Incroyables comestibles.

L’association, qui promeut l’autosuffisance alimentaire des territoires à coup de potagers collectifs, avait déjà installé une vingtaine de bacs dans la ville pour cultiver des fruits et légumes sur un mode participatif. Le camping a, aujourd’hui, les siens, à proximité de composteurs ouverts aux usagers et aux habitants de la commune. « Nous leur permettons ainsi de s’approprier leur camping », se félicite son gérant Tony Lenouvel, qui mise sur des animations ouvertes à tous et qui « sortent du commercial » afin de créer d’autres passerelles avec la population. Au menu, cet été, on trouve, ainsi, des notions de culture sans chimie et consommant peu d’eau.

A l’instar de « Green globe » ou de « La Clef verte », plusieurs labels ont été conçus pour valoriser les efforts des bons élèves et accompagner ceux qui ne savent pas comment aller au-delà de quelques actions symboliques. Le plus ambitieux est, sans conteste, l’« Ecolabel européen » délivré par Afnor certification et décliné pour des produits et services aussi divers que les détergents, les ramettes de papier ou les hébergements touristiques. Objectif : prendre en compte les enjeux environnementaux prioritaires de la catégorie à laquelle il se rapporte.

Pour les campings, « ce sont les dépenses énergétiques, la gestion des déchets, la consommation d’eau et les rejets polluants », énumère Aude Andrup. Le référentiel établi en 2009 a été révisé en 2016 en profitant des expériences accumulées. Par exemple, l’isolation thermique des bâtiments et des fenêtres a, après réflexion, été jugée peu pertinente tandis que la mise en place de minuteries sur les douches, complexe à gérer, s’avère moins efficace qu’un travail sur la réduction des débits. A contrario, les 67 campings français labellisés ont désormais une obligation de consommer une électricité 100 % renouvelable et de généraliser les mousseurs de douche.

Une démarche qui fidélise les clients

Pas question pour autant d’appliquer bêtement une série de recommandations identiques quel que soit le contexte. Pour définir ses mesures et s’assurer qu’elles seront correctement appliquées, « il est important de revoir son management avec des outils de suivi et une formation de l’équipe, poursuit Aude Andrup. Impliquer les collaborateurs dans la démarche crée un esprit d’équipe dont on constate au passage qu’il fidélise les saisonniers ». A Rochefort (24 000 hab., Charente-Maritime), le camping municipal « Le Rayonnementv» est le premier à avoir reçu cet écolabel il y a huit ans. Il applique cette consigne à la lettre.

« En début de saison en particulier, nous présentons clairement les procédures », explique sa régisseuse Florence Barbière. Exemple pour les espaces verts : on utilise en primeur l’eau de pluie qui est collectée ! L’effort doit être poursuivi durant toute la saison avec les clients du camping en rappelant les consignes de tri lors de chaque pot d’accueil, en les affichant dans les mobile homes en guise de piqûres de rappel et en adoptant une signalétique claire qui évite de se tromper.

La démarche écologique doit, en outre, s’inscrire dans le temps. « On ne peut pas penser à tout, poursuit FlorencevBarbière. Il faut régulièrement mettre les nouvelles idées en commun. » Cette remarque vaut à l’intérieur de l’établissement, mais aussi au sein de la collectivité. A Rochefort ou à Kaysersberg Vignoble (4 700 hab., Haut-Rhin), la production de chaleur solaire avait été expérimentée dans d’autres bâtiments municipaux avant d’être effective au camping. La commune alsacienne engagée dans une démarche de territoire à énergie positive (par le biais de son interco) s’est aussi essayée à la mobilité électrique, « ce qui n’a pas été concluant », selon Benoît Kuster, adjoint chargé du tourisme, soulignant en revanche que côté entretien, les produits phytosanitaires ont, comme dans le reste de la ville, été supprimés.

Aider l’information à circuler

Reste à essaimer. Car, en matière d’énergie, de gestion de l’eau ou des pollutions, une politique territoriale n’a évidemment pas vocation à demeurer cantonnée aux campings municipaux. Labellisé « Territoire zéro déchet, zéro gaspillage », le syndicat de traitement des déchets de Vendée Trivalis s’est ainsi fixé six thématiques prioritaires, parmi lesquelles la prévention des déchets en zone touristique. « Nous avons vite compris qu’il fallait absolument intégrer à la démarche les campings qui représentent 70 % des lits marchands », explique RomaricvLesaint, l’animateur chargé du sujet.

Pour participer au mouvement, les établissements privés ont besoin de voir que ça marche et d’échanger entre eux. La collectivité peut aussi les accompagner en créant, avec des représentants de la profession, des fiches pratiques qui ne visent pas à convaincre, mais indiquent comment se lancer en capitalisant sur des expériences concrètes. En ne cherchant pas à résoudre les questions à la place des gérants de campings, mais en aidant l’information à circuler.

Alors que les Français sont de plus en plus sensibles à la problématique de dispersion du plastique dans les océans, il est, par exemple, pertinent en zone littorale de promouvoir l’utilisation du vrac avec des distributeurs de pâtes ou de biscuits apéritifs ou de proposer des gobelets réutilisables consignés. Mais combien en acheter en fonction du nombre d’emplacements ? Faut-il les personnaliser ? A quel endroit les mettre à disposition ? Autant de questions opérationnelles qui peuvent freiner l’enthousiasme des campings si l’on ne les accompagne pas à y répondre en mettant en avant les recommandations de professionnels qui ont franchi le pas.

Contact : Aude Andrup, aude.andrup@ademe.fr

Le syndicat montre l’exemple aux structures privées

20180712 Lesaint Romaric animateur traitement dŽchets Trivalis 85 La Gazette 30

Romaric Lesaint, animateur « prévention déchets »[Trivalis, Vendée, 269 communes • 267 000 hab.] En Vendée, une trentaine de campings disposent, cet été, de boîtes à dons permettant de déposer et de prendre des livres, des vêtements, des objets de cuisine, des jouets de plage… Ce qui a le double intérêt d’apporter aux touristes un service appréciable et de promouvoir le réemploi à l’échelle microlocale, donc de prévenir la production de déchets. Pour convaincre les établissements de participer, « nous avons adopté une stratégie de projet pilote », rapporte Romaric Lesaint, animateur du syndicat de traitement des déchets Trivalis. La première boîte à dons a été installée en ville, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. « Nous sommes partis du principe que si cela fonctionnait dans l’espace public, le déploiement dans des campings serait assez simple, poursuit-il. Il n’y a pas eu de dépôts sauvages, les gens ont joué le jeu et mon rôle s’est cantonné au rangement. Par ailleurs, nous avons eu de très bons retours médiatiques qui nous ont permis de capitaliser sur l’expérience. »

En 2017, 25 établissements volontaires se sont lancés à leur tour et ont reçu un cabanon fabriqué avec du bois de récupération par une entreprise adaptée. Environ trois tonnes d’objets y ont transité. Un forum professionnel a ensuite été organisé avec la Fédération vendéenne de l’hôtellerie de plein air pour permettre aux gérants de camping d’échanger sur leurs pratiques. Cette année, au moins cinq nouveaux établissements se sont équipés spontanément.

Contact : Romaric Lesaint, 02.51.45.14.51.

Financements

L’Ademe recherche des collectivités prêtes à mobiliser des hébergements touristiques dans une démarche d’écolabellisation. Des financements sont disponibles pour la réalisation de diagnostics ou l’accompagnement méthodologique.

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