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[Entretien] Lutte contre l'exclusion

« Les aides sociales sont incontestablement efficaces »

Publié le 03/07/2018 • Par Rouja Lazarova • dans : France

Jean-Louis Zimmermann_Flikr_cc_
Jean-Louis Zimmermann_Flikr_cc
Au lendemain des annonces sur le « pognon de dingue » que coûteraient les aides sociales, et à la veille de l’annonce du plan pauvreté d’Emmanuel Macron en juillet, Jérôme Vignon, président de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, donne sa vision de l’efficacité de la lutte contre la pauvreté en France.

Que sont les « aides sociales », évoquées par le président Emmanuel Macron, et quel est leur montant ?

Jérôme_VignonLe terme est trop vague et il pourrait englober toute l’action redistributive, y compris les retraites. Nous supposons qu’il s’agit de la part de la protection sociale qui va aux personnes les plus pauvres, c’est-à-dire les minima sociaux, les prestations familiales versées sous condition de ressources (aide au logement et allocations familiales), ainsi qu’un certain nombre d’aides non obligatoires versées par les collectivités ou les associations.

Si l’on agrège l’ensemble de ces prestations, on obtient entre 84 et 90 milliards d’euros, ce qui représente 14% de la totalité des dépenses de la redistribution sociale. Cette dépense ne me semble pas déraisonnable, si l’on considère que le taux de pauvreté (ménages vivant avec moins de 60% du revenu médian, soit 1000€ par mois pour une personne seule) est lui aussi de 14%. On pourrait même estimer qu’une part plus importante des dépenses pourrait leur être consacrée.

Est-ce que ces aides sont efficaces pour lutter contre la pauvreté ?

Si l’on considère leur capacité de baisser le nombre de personnes pauvres, ces aides sont incontestablement efficaces. Sans elles, le taux de pauvreté serait de 20%. Cette réduction de 6 point du taux de pauvreté est parmi les plus fortes en Europe. Les aides ont donc une capacité statique de lutter contre la pauvreté. Il est vrai en revanche qu’il ne suffit pas de dépenser de l’argent pour freiner la pauvreté et notamment la grande pauvreté qui commence en dessous du seuil de 50% du revenu médian (soit 820€ par mois). Pour avoir une idée des privations que vivent ces personnes, il faut évoquer les budgets de références, qui sont de 1400€ mensuels pour une personne seule. Ces gens sont pris dans la lutte pour la survie et ont du mal à mener à bien la recherche d’un travail. Pour eux, il y a un risque d’irréversibilité de la situation.

Je voudrais rappeler que depuis la fin des années 2010, il y a une convergence d’opinions et d’expériences dans plusieurs pays européens sur le fait que la lutte contre la pauvreté repose sur trois piliers : des ressources minimales garanties, un accompagnement vers et dans l’emploi et l’accès effectif aux services de base de la vie courante (le logement, la santé, l’éducation).

Parmi ces trois piliers de la lutte contre la pauvreté, qu’est-ce qui ne fonctionne pas en France ?

La politique active de l’emploi est le talon d’Achille de la lutte contre la pauvreté. Entre 2008 et 2016, le chômage de longue durée a presque doublé. Nous constatons également que la part de bénéficiaires du RSA socle, qui sortent du dispositif vers un emploi en une année, ne cesse de diminuer. A leur difficulté croissante de trouver un emploi s’ajoute le fait que, quand les allocataires en trouvent un, il s’agit souvent d’un emploi précaire ou à temps partiel. Cela veut dire qu’il faut mettre en place un accompagnement vers l’emploi et proposer une offre d’emploi moins précaire pour les emplois peu qualifiés.

L’accompagnement vers l’emploi est un gros enjeu pour les départements. Pris à la gorge entre des dépenses croissantes et des exigences d’économies, les conseils départementaux ont commencé, à partir des années 2010, à ralentir les dépenses d’accompagnement, qui ne sont pas obligatoires. Dans certains départements, plus de 40% des personnes éligibles au RSA ne font pas l’objet d’une orientation. C’est un gros sujet entre les départements et l’Etat, et qui sera sans doute au cœur des annonces que le président de la République devrait faire en juillet sur son plan pauvreté.

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