Lagazette.fr

Publicité

SYNDICATS

Cégétiste et candidat FN : la CGT rappelle que ses statuts prohibent « la xénophobie »

Par A. l'AFP

Publié le 24/02/2011

dans : France

Imprimer la page

Envoyer à un ami

Permalien

2 commentaires

Un dirigeant de la CGT a défendu mercredi 23 février 2011 la procédure disciplinaire engagée contre un adhérent candidat du Front national (FN) aux élections cantonales de mars en Moselle, rappelant que les statuts de la confédération rejetaient explicitement "la xénophobie".

Cet adhérent, Fabien Engelmann, 31 ans, secrétaire du syndicat CGT des agents territoriaux de la mairie de Nilvange et suspendu ainsi que 26 autres membres de ce syndicat, a affirmé mardi 22 février qu’il allait déposer plainte jeudi « au nom de la liberté d’expression ».

Procédure disciplinaire fondée en droit
Interrogé par l’AFP sur les chances d’aboutir de cette plainte, Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération CGT des services publics à laquelle est affilié le syndicat mosellan, a estimé « fondée » en droit la procédure disciplinaire.

Selon le préambule des statuts de la confédération, a-t-il rappelé, la CGT « agit (….) contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions ».

L’article 6 des statuts précise que « nul ne peut se servir de son titre de confédéré ou d’une fonction confédérale dans un acte politique ou électoral extérieur à l’organisation ».

Or, tout adhérent CGT est confédéré. En outre, les statuts de la fédération des services publics prévoient la possibilité de sanctions, a ajouté le responsable syndical.

Respect des valeurs républicaines
Par ailleurs, soulignent des experts, l’un des critères exigés depuis la loi du 20 août 2008 pour qu’un syndicat soit reconnu représentatif est « le respect des valeurs républicaines ».
Les tribunaux, cependant, n’ont pas encore eu l’occasion de définir ce qu’il fallait entendre sous ce vocable.

D’autre part, Baptiste Talbot a dénoncé « une entreprise d’instrumentalisation politique de la CGT », en voulant pour preuve la tenue jeudi d’une conférence de presse de l’adhérent sanctionné avec un vice-président du FN, Louis Aliot.
« Les masques tombent, s’il en était besoin », a-t-il dit.

Une vingtaine d’adhérents concernés
Même si cette affaire « ne concerne qu’une vingtaine d’adhérents sur 72.000 », c’est « un signal d’alerte », a jugé Baptiste Talbot. Selon lui, « cela démontre si besoin est que les thèses du FN rencontrent un écho dans la société, et qu’il y a besoin de mener un travail d’explication auprès des salariés sur la vraie nature du Front national ».

M. Talbot a précisé qu’un conseil national de la fédération qu’il dirige aurait à se prononcer, début avril, sur les sanctions définitives à prendre, une réunion devant intervenir entre-temps avec les adhérents du syndicat suspendu.

Publicité

Haut de page

Qu’en pensez vous ? Réagissez à cet article !

Du plus récent / Du plus ancien
  1. xamr48

    27/02/2011, 18h40

    les CGTistes sont encartés au parti communiste et ne sont pas exclu du syndicat CGT. on ne compte plus les morts sous un régime communiste.
    c'est donc un syndicat marciste et non Républicain, qui fonctionne comme tous les syndicats, avec une enveloppe de fonctionnement payé par la république.

  2. KF

    28/02/2011, 10h51

    Un message d'une autre époque ! Je suis loin d'être un sympathisant CGT mais rien ne permet d'accuser ce syndicat d'être contraire aux valeurs républicaines. Et c'est même tout à son honneur de respecter une certaine éthique. Et concernant le financement, c'est tout à l'honneur de notre république de subventionner des syndycats mais beaucoup moins d'offrir des millions à un parti prônant la haine et la ségrégation.

    1. Ajouter un commentaire

        votre e-mail ne sera pas visible