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Patrimoine

« Le Loto du patrimoine n’est pas une solution pérenne »

Publié le 01/06/2018 • Par Emilie Denètre • dans : France

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Jean-Paul Ciret
Ancien journaliste, aujourd’hui animateur de l’Observatoire de la culture au sein de la Fondation Jean Jaurès, Jean-Paul Ciret estime qu'en créant un « Loto du patrimoine » pour financer la restauration 270 monuments en péril, le gouvernement n'a choisi la bonne solution. Le Loto du patrimoine sera lancé le 3 septembre prochain.

Créé par la loi de finances rectificative pour 2017, le Loto du patrimoine constitue la proposition phare de Stéphane Bern, dans le cadre de la mission que lui a confié le président de la République en septembre dernier pour réfléchir au sauvetage de patrimoine en péril. L’argent destiné au patrimoine sera déduit du produit des taxes prélevées par l’Etat sur les mises des jeux.  Le premier tirage aura lieu le 3 septembre prochain. 18 lieux emblématiques auront le privilège de figurer sur les tickets des tirages.

Animateur de l’Observatoire culturel de la Fondation Jean-Jaurès, Jean-Paul Ciret estime que le ministère de la Culture fait fausse route.

Que pensez-vous de ce « loto du patrimoine » dont les détails viennent d’être rendus public ?

C’est en réalité une fausse bonne idée. En effet, le fait d’apporter des crédits supplémentaires pour la restauration du patrimoine et  une bonne chose, mais dans la mesure où l’argent ainsi dégagé aurait dû, de toute façon, revenir dans les caisses de l’État, il aurait peut-être été finalement plus simple d’abonder la section patrimoine du budget du ministère de la Culture ou de verser cet argent à tout organisme choisi pour faire ces travaux de restauration.

La mécanique du « loto » apparaît dès lors assez compliquée, notamment à l’aune des sommes escomptées, à savoir entre 15 et 20 millions d’euros ! Une somme qui n’est d’ailleurs absolument pas à la hauteur des maux dénoncés depuis des mois.

L'aqueduc romain du Gier, à Chaponost (Rhône) fait partie des 18 monuments emblématiques retenus comme prioritaires pour le Loto du patrimoine, © Arnaud Fafourrnoux CC BY SA 3.0

L’aqueduc romain du Gier, à Chaponost (Rhône) fait partie des 18 monuments emblématiques retenus comme prioritaires pour le Loto du patrimoine, © Arnaud Fafourrnoux CC BY SA 3.0

Mais il s’agit d’une loterie « extraordinaire », non programmée, au budget…

Oui, mais est-ce que cette loterie va réellement attirer des joueurs supplémentaires qui ne jouaient pas jusqu’ici, ou va-t-on plutôt assister à un simple transfert des joueurs habituels ? En annonçant des recettes comprises entre 15 et 20 millions d’euros, il semble que le gouvernement ne soit pas forcément très confiant quant au procédé choisi.

Et en effet, avec un ticket pour le jeu de grattage annoncé au prix de 15 euros (contre 2 ou 3 euros pour les jeux de grattage classiques), il n’est pas certain que les Français se précipitent pour participer ! C’est en réalité un sacré pari que fait ici l’État…

Quelles solutions alternatives préconisez-vous ?

A  l’Observatoire de la Culture [de la Fondation Jean-Jaurès, ndlr], notre position est de dire que s’il ne s’agissait que de 15 ou 20 millions d’euros, il aurait sans doute mieux valu abonder le budget du ministère de la Culture de cette somme.

Après, si l’on veut dégager des recettes supplémentaires –  des recettes qui soient réellement extrabudgétaires et non simplement le fruit d’un transfert – nous pensons que l’État aurait pu relever une taxe qui, actuellement, ne tombe pas dans ses caisses ! Je pense par exemple à la taxe de séjour, qui aurait pu être augmentée de 10 centimes d’euro. Une charge qui n’accroît qu’à la marge le coût des nuitées, et qui permet de faire participer nos amis étrangers à la restauration d’un patrimoine dont ils profitent également.

Cette solution a également l’avantage d’être réalisable en ces temps de disette budgétaire. Le seul problème est la mise en œuvre technique. En effet, la taxe de séjour est aujourd’hui collectée par les communes. Aussi, le cas échéant, ces dernières devraient donc collecter cette part supplémentaire avant de la réaffecter à l’État. C’est assez compliqué et c’est sans doute pour cela que cette idée a été abandonnée.

Mais dans tous les cas, ce problème de restauration du patrimoine n’est pas nouveau. Cela fait des années que cela dure. Et en attendant, les communes qui portent au moins la moitié des charges – ce  qui pour les plus petites d’entre elles peuvent s’avérer très lourd -, attendent désormais un geste fort.

Or, pour le moment l’État utilise le patrimoine comme une variable d’ajustement avec un budget qui fait le yo-yo. Aussi, il est vraiment temps de trouver une solution pérenne.

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Commentaires

« Le Loto du patrimoine n’est pas une solution pérenne »

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sirius

03/06/2018 11h36

Le mal est profond . En fait le patrimoine historique est perçu par nombre d’élus locaux comme une charge gênant leurs ambitions de bâtisseurs . On voit se multiplier les offensives contre les ABF La traduction ministérielle se lit à ce jour : le nouveau directeur du patrimoine n’est pas connu .Le budget correspond à ce mépris caché .

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