OPEN DATA
La ville et la communauté urbaine vont rejoindre le petit club des collectivités françaises qui, sur le modèle de Rennes, s'apprêtent à libérer progressivement leurs données publiques numériques (open data).
L’annonce en a été faite par le maire, Jean-Marc Ayrault, lors de l’inauguration récente d’une cantine numérique, la troisième dans l’Hexagone après celles de Rennes et Paris. « Il s’agit là d’une véritable révolution que le service public doit mener pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et citoyens actuels », estime-t-il.
Cela faisait plusieurs mois qu’une association locale, LiberTIC, alertait les élus sur le sujet, lançant même une pétition en ligne.
Un groupe de travail auquel seront associés ses membres est en cours de constitution avec, pour objectif, des premiers résultats avant la fin de l’année. « Elles porteront en priorité sur les informations liées à la mobilité (état du trafic, réseau de transport en commun, empreinte CO2), au développement durable, au tourisme, à la culture et à la santé. Et il va falloir se demander quelle est la place réservée à la coproduction citoyenne », indique Frédéric Vasse, conseiller en communication en charge de la prospective auprès de Jean-Marc Ayrault.
Ce choix tient compte du calendrier institutionnel et des 2 grands prochains rendez-vous :
Si la décision est donc acquise, reste néanmoins à régler les détails de la démarche comme le sujet de la licence. « Rien n’est encore arrêté mais, a priori, les données seront en accès gratuit sauf pour les acteurs qui s’en serviront pour générer des revenus. » Toujours sur l’exemple de Rennes, des appels à projets devraient être lancés pour susciter de nouvelles applications.