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Société numérique

Dématérialisation : « Le potentiel de gains pour l’usager, et pour les services publics est extraordinaire »

Publié le 16/05/2018 • Par Gabriel Zignani Romain Mazon • dans : France

henri-verdier
fabien calcavechia
Henri Verdier, directeur interministériel du numérique et du système d'information de l'Etat français est au coeur de la transformation numérique du secteur public, jusqu'à l'opendata, puisqu'il est également administrateur général des données (AGD). La Gazette l'a longuement interviewé, sur l'ensemble des dossiers à l'ordre du jour des collectivités. Premier volet d'une série qui en compte trois : la dématérialisation des services publics, et l'administration numérique.

Comment avance le programme de développement concerté de l’administration numérique territoriale (DCANT) qui associe l’Etat et les collectivités ?

Avant tout, je tiens à souligner à quel point ce projet, rédigé en concertation avec dix associations de collectivités locales, est exemplaire. Pour ce programme 2018-2020, les collectivités ont réellement été à l’impulsion, et ont tenu la plume. Il s’en dégage une vraie vision. Deux dimensions du programme me semblent très fortes. La première est liée à l’Etat-plateforme, et à l’action publique comme une plateforme : des « briques » sont fabriquées par l’Etat, d’autres par les collectivités… C’est un engagement intense de l’Etat, avec France Connect, qui vient de passer 4 millions d’utilisateurs et qui permet déjà de se connecter à près de 600 sites, dont plus de la moitié sont des collectivités. Nos API (interfaces d’échange de données) sont également de plus en plus utilisées. Ce mois-ci, 1,8 millions de pièces ont été échangées par l’API entreprises et n’ont donc pas été demandées aux entreprises. Nous progressons dans l’industrialisation de ces ressources et la DINSIC, avec une équipe d’une vingtaine de personne, opère ce « coeur de l’État plateforme ».

La seconde dimension, importante, et cette gouvernance partagée avec les collectivités. Nous avons installé une sorte de forum permanent entre l’Etat et les collectivités qui permet de questionner l’impact des politiques numériques sur l’action publique locale. Le Pass culture, l’identité numérique ou encore la stratégie de recours au cloud ont pu être débattus dans cette instance.

De votre point de vue, est-ce que cela diffuse ensuite dans les collectivités ?

Par défaut, tout ce que produit la DINSIC est open data et open source, et de nombreuses collectivités utilisent ces ressources (données, identités, codes sources…). Le programme DCANT nous permet de nous assurer que nous partagerons bien des stratégies et un calendrier.

La question de « synchroniser » quelque 40.000 collectivités est effectivement un peu plus difficile. Je crois beaucoup en une propagation virale, qui emporte la conviction par appropriations successives. Et je constate de très belles coopérations avec les collectivités. Un nombre important d’entre elles utilisent France Connect, les données des API… Certaines commencent à partager leurs API sur api.gouv.fr. Une douzaine de collectivités locales ont ajouté leurs propres règles fiscales à openfisca.fr. Nous ouvrons des incubateurs de startups publiques. Nous coopérons autour de la Base adresses nationale. Il reste à organiser une méthode de diffusion rapide et une stratégie de déploiement massif, mais nous savons que cela est possible.

La question de « synchroniser » quelque 40.000 collectivités est effectivement un peu plus difficile. Je crois beaucoup en une propagation virale, qui emporte la conviction par appropriations successives.

Le gouvernement a promis que tous les services publics seraient accessibles en ligne d’ici le 1er janvier 2022. Où en est-on, notamment en ce qui concerne les services publics proposés par les collectivités ?

L’engagement porte d’abord pour le compte de l’Etat. Toutes ses démarches pourront être réalisées en ligne, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura plus de « canal humain »…

Notre stratégie repose sur la mise à disposition d’un outil qui facilite énormément la dématérialisation des démarches, y compris évidemment pour les collectivités. L’outil demarches-simplifiees.fr. permet ainsi de réduire le coût de dématérialisation d’une démarche par dix, et de le réaliser en quelques heures.

Nous allons parallèlement mettre en place, d’ici l’été, une sorte d’outil de pression sociale sur lequel seront référencées toutes les démarches qui ont été dématérialisées, et qui permettra au citoyen de commenter la qualité du service et de sa dématérialisation. Une sorte de trip advisor de la démarche publique…

Les collectivités y auront-elles accès ?

Oui bien sûr, elles pourront se servir de cet outil, référencer les démarches qu’elles ont dématérialisées et comme tout ce que nous faisons est en opensource, elle pourront en améliorer le code source si elles souhaitent l’adapter à leurs propres usages.
Je voudrais insister sur l’importance, pour un acteur comme l’État, de privilégier ces modalités de travail avec le logiciel libre. Nous y recourons beaucoup, et avons ainsi pu nouer des partenariats internationaux sur différents projets, comme le moteur de data.gouv.fr, aujourd’hui utilisé par de nombreux pays. C’est pourquoi nous avons récemment publié un guide de la contribution des agents publics aux logiciels libres. Il sera en licence Creative Common. Chacun pourra reprendre cette licence, la modifier. L’open source est notre philosophie d’action.

Que donne le kit de développement de service « Démarches-simplifiées » ?

Demarches-simplifiees.fr est un projet récent (nous l’avons inauguré le 1er mars) qui permet de dématérialiser simplement des démarches en bénéficiant de toutes les ressources de l’État plateforme. Nous tiendrons l’objectif de 500 démarches avant fin 2018. 202 démarches ont d’ores et déjà été créées, et 345 organismes ont créé un compte.

Où en est France Connect Agent ?

Ce projet est encore en phase d’amorçage. Nous avons dû re mobiliser l’équipe pour gérer la très forte croissance de France Connect « citoyen ». Mais le dispositif de développement agile est en place. Nous avons en effet décidé de lancer ce projet selon l’approche des « startup d’État ». Dans moins de six mois, il y aura donc des cas d’usage viables et probants. C’est un projet très important. Il nous permettra de changer à 180 degrés les principes mêmes de l’organisation du système d’information (SI) de l’État.

Il faut mesurer, en effet, l’importance quotidienne des secrets professionnels (légal, fiscal, statistique…) dans le fonctionnement de l’Etat. La protection de ces secrets a abouti à un SI, construit en silos, qui en devient très lourd. Avec France Connect Agents, nous allons pouvoir construire l’échange de données dans l’État autour des droits accordés à chaque agent. Ce sera une véritable révolution dans l’architecture de nos systèmes. Il aura aussi un intérêt dans la relation Etat-collectivité, puisqu’on pourra valider que tel agent était habilité à saisir la préfecture de tel problème, travaille réellement pour la commune X… Cela va totalement changer la manière dont l’information circulera dans l’État.

France Connect Agent sera-t-il étendu à d’autres fonctionnalités ?

Ce programme concerne l’identité et l’échange de données. Il ne s’agit pas du dossier unique de l’agent. En tant que tel, il n’aura donc pas d’autres fonctionnalités. Mais il permettra d’en créer un grand nombre…

Etes-vous optimiste sur les capacités des collectivités à respecter toutes leurs nouvelles obligations de dématérialisation en 2018 ?

J’ai conscience du fait que c’est un gros menu et qu’il faudra construire une trajectoire. En particulier pour la dématérialisation des démarches d’urbanisme. Mais ce sont des obligations légales, et il faut les respecter.

N’oublions pas que, sur l’opendata par exemple, ce sont les collectivités pionnières qui ont beaucoup poussé lors de l’adoption de la loi République Numérique. L’obligation paraît raisonnable, puisqu’elle exonère les plus petites communes. Dans les autres, c’est surtout une question de volonté politique. data.gouv.fr permet aux collectivités de s’acquitter facilement de cette obligation. En un clic elles peuvent se créer un compte.

Pour l’achat public, de la même manière, le secteur est assez centralisé. Il y a des places de marchés bien installées, et il y avait déjà une obligation de publicité des offres… En toute honnêteté, un certain nombre d’acteurs se sont regardés en chiens de faïence pendant un moment, en attendant que l’autre bouge, ce qui a fait perdre du temps. Il va maintenant falloir que ces acteurs se mettent en ordre de marche.

Une fois encore, je rappelle que le potentiel de gains pour l’usager, et pour les services publics est extraordinaire. La somme de gains, voire de services innovants, qui gisent dans ces informations dépasse l’imagination.

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