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Billet

Baisse des dépenses : l’exemple anglais qui fait peur

Publié le 04/05/2018 • Par Cédric Néau • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, France

euro effet domino
Fotolia
Retrouvez l’édito du Club Finances chaque vendredi. Cette semaine focus sur les élections locales anglaises concernant des Council en quasi-faillite, contraints de réduire drastiquement leur offre de service public, suite à des mesures nationales d’austérité. Bientôt le tour de la France ?

C’était hier, jour d’élection locales partielles en Angleterre où un tiers des Council, un assez proche cousin des conseils communautaires français, devait être renouvelé.  Les résultats sont ici moins importants que la situation financière actuelle de ces collectivités, étranglées par 8 ans d’austérité sévère décidée par l’Etat britannique, rapporte un article du Monde. Selon le quotidien du soir, les budgets des 418 councils du pays ont reculé de 28 % depuis 2010.

Vraiment à l’os

Aujourd’hui, les édiles britanniques ne peuvent guère proposer à leurs électeurs qu’une baisse de leur offre de service public : ramassage d’ordure devenu bimensuel, fermetures de bibliothèques ou réduction des aides aux personnes âgées. Rien qui fasse rêver. Auparavant, ils ont bien tenté les regroupements et mutualisations de services.

Ils sont également passés par la case réduction de la masse salariale : le nombre d’employés dans les administrations publiques est passé de 5,7 millions en 2010 à 5,1 en 2015, selon l’OCDE. Rien n’a suffi pour restaurer leur équilibre financier, à service égal. Outre-Manche, la rhétorique de l’os atteint n’est plus une figure de style, c’est une réalité.

Petits chocs, grands effets

Cette situation devrait résonner en France comme un avertissement à la maîtrise des finances publiques par la seule pression sur les collectivités locales, pourtant à peine responsable de moins de 9 % de la dette publique. On objectera que la situation hexagonale paraît bien moins grave que dans la Perfide Albion.

C’est sans prendre en compte le poids respectif de la dépense publique dans chacun des deux pays. En Angleterre, elle ne pèse que 42 % du PIB, du fait d’un modèle ultra-libéral qui assigne certains services comme l’éducation ou les transports dans la sphère privée. Mais en France, assise sur un modèle d’Etat providence puissant, ces dépenses représentent 56 % du PIB, la hissant ainsi au premier rang des pays de l’OCDE depuis 2016. Aussi, une inflexion négative, même infime, des dépenses publiques et de son corollaire des investissements publics français, n’aura pas le même poids qu’en Angleterre.

Autrement dit, la multiplicité de chocs de moyenne intensité tels que la baisse des dotations ou la maîtrise contrainte des dépenses locales pourraient avoir à moyen terme un effet similaire à ce que connaissent les collectivités anglaises aujourd’hui, une fois les parades de mutualisation et de baisse de la masse salariale épuisées. Comme l’effondrement d’un écosystème : soudain, violent, irrémédiable.

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Baisse des dépenses : l’exemple anglais qui fait peur

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pov citoyen

08/05/2018 05h52

Que les élus français montrent l’exemple: baisse de leurs nombres, baisse des avantages moyenâgeux, suppression des instances inutiles et ruineuses (comme le sénat), rémunération 100% à la présence et non forfaitaire (comme nous au boulot pardi!)….

François

09/05/2018 10h15

Les indemnités des élus ne sont pas responsables des difficultés financières des structures locales. Elles représentent au maximum 2,5% de la masse salariale soit moins d’1% des dépenses de fonctionnement.
En revanche il suffit d’écouter les déclarations de Jacques Attali pour comprendre que le service public est voué à la mort. Il a déclaré que tous les secteurs étaient appelés à dépendre du marché. Il nous dit également que ce ne sont pas les élus qui ont le pouvoir aujourd’hui mais le marché.
Ne nous trompons pas de responsable. Les vrais responsables de la crise, ce sont les acteurs du marché.

pov citoyen

09/05/2018 01h21

Merci cher François,
nous sommes d’accord, mais on ne peut faire confiance qu’à des gens montrant le bon exemple, le bon chemin (les écarts de Mr Balkany ne sont en soi pas si élevés en proportion, mais quand même…).
Toutes leurs dérives ne laisse pas penser qu’on va dans la bonne direction.
Quand on paie très cher quelqu’un qui s’occupe en dilettante de nos affaires avec notre argent (Europe, sénat voire assemblée nationale), c’est insupportable (même si symbolique parfois; mais le coût n’en demeure pas moins très élevé globalement).
Très bonne journée.

Facile

11/05/2018 02h59

Ce texte est très intéressant, mais un peu manichéen!
On peut se demander s’il n’existe pas une troisième voie: un ^prélèvement sur le PIB compris entre celui de la France et celui de l’Angleterre?
N’est ce pas d’ailleurs ce que d’autres pays européens ont fait?

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