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Politique

Emmanuel Macron défend ses réformes mordicus

Publié le 12/04/2018 • Par Brigitte Menguy Emilie Buono Isabelle Raynaud Julie Clair-Robelet • dans : A la une, France

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Capture d'écran TF1
Emmanuel Macron était ce 12 avril invité du journal de 13 heures de TF1. Il y a justifié ses choix politiques. La Gazette a fait le point sur ses déclarations portant sur les collectivités territoriales.

« On n’abandonne pas la ruralité »

« Toutes les communes rurales, leurs dotations ne baissent pas d’un centime, si ça ce n’est pas une manière de s’engager pour le rural ! Il ne faut pas raconter des carabistouilles  » a affirmé le Président. Globalement, c’est juste puisque le montant total de la DGF additionné à la part de TVA fléchée vers les régions est quasiment équivalent à celui de 2017.

Dans un communiqué, André Laignel, président du Comité des finances locales affirme néanmoins que « les belles formules de séduction viennent une nouvelle fois s’écraser sur le mur de la réalité des chiffres ». 16 000 communes voient leur DGF baisser cette année, affirme-t-il, citant les chiffres officiels publiés par l’administration. L’AMF a d’ailleurs publié ce 12 avril la carte des dotations commune par commune, qui fait apparaître celles pour lesquelles elles baissent.

« Dire que les dotations aux communes n’ont pas baissé est une « carabistouille » par omission », s’exclament les maires ruraux de France dans un communiqué, reprenant l’expression surannée du Président de la République. « Sans compter que l’État, dans sa répartition de la DGF, considère toujours un rural pour une moitié de citoyen », poursuit l’AMRF.

Sur le plan de l’Education nationale, Emmanuel Macron a également rejeté l’idée que des classes de zones rurales soient fermées au profit des zones d’éducation prioritaire. « Il faut regarder les choses en face : on a un sujet de démographie. A la rentrée prochaine, on aura 32 000 élèves en moins en CP, et pourtant on va ouvrir près de 5 000 classes, dont certaines sont à la campagne. On va ouvrir 1 000 classes dans le rural. Alors que dans le rural on va perdre 20 000 élèves de CP l’an prochain, et on ouvrira 1 000 classes. On n’abandonne pas la ruralité. »

Mais, pour les élus locaux, il faut se méfier, ici comme pour les dotations, des moyennes en trompe-l’œil. « Dans une école de trois ou quatre classes, il suffit de perdre 2 ou 3 élèves pour passer en dessous et voir une classe fermer, avec, pour les classes qui restent, trois voire quatre niveaux par classe ! » expliquait mi-mars à la Gazette Dominique Dhumeaux (sans étiquette), vice-président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), et maire de Fercé-sur-Sarthe (583 hab. Sarthe).

Taxe d’habitation : « je n’ai aucun regret »

Emmanuel Macron assure n’avoir « aucun regret » sur la suppression totale – mais « par étapes » -, de la taxe d’habitation d’ici la fin du quinquennat, car c’est « l’impôt le plus injuste qui soit ». « C’est faux de dire qu’une commune perdra de l’argent » du fait de cette mesure, a-t-il affirmé. « La taxe d’habitation que nos concitoyens ne paieront plus, c’est l’Etat qui la prendra. […] Les économies de l’Etat serviront à payer les communes pour qu’à l’euro l’euro, elles soient compensées », a martelé le chef de l’Etat à plusieurs reprises.

Et Emmanuel Macron de souligner qu’ « aujourd’hui, déjà un tiers de la population [en] est exonéré » : « les communes sont déjà remboursées par l’Etat, à l’euro près. C’est ce même mécanisme qu’on va mettre en place pour tout le monde à court terme » (1).

Il a par ailleurs rappelé avoir « lancé un programme de modernisation de notre fiscalité locale, pour qu’elle soit plus juste et plus simple ». Il n’y aura « pas d’impôt nouveau », a-t-il promis.
« Il faut redistribuer les impôts, peut-être donner un bout d’impôt national à certaines collectivités, [comme] on l’a fait pour les régions« , a indiqué le Président, alors que les conclusions de la mission Richard-Bur, chargée de plancher sur le sujet, sont attendues dans les prochaines semaines.

Limitation à 80 km/h : « si ça ne marche pas, on ne continuera pas »

Le président de la République est également revenu sur la limitation de vitesse à 80km/h qui a suscité notamment la grogne de plusieurs présidents de départements demandant une « application différenciée de la mesure ».

Rappelant que « seules les routes les plus dangereuses » seraient concernées à partir du 1er juillet et non « les deux fois deux voies avec terre-plein central », il s’est engagé à ce que l’argent perçu sur ces routes soit « donné aux hôpitaux qui soignent, guérissent, les blessés de la route ».

Emmanuel Macron a également promis que les résultats de l’expérimentation seraient « transparents ». « Si ça ne marche pas, on ne continuera pas et si c’est inégal on dira aux départements : “reprenez la main, décidez” », a-t-il conclu.

« Etre intraitable dans les quartiers »

Interrogé sur la lutte contre la radicalisation, Emmanuel Macron a indiqué que plusieurs mosquées avaient été fermées suite à l’adoption de la loi du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. Il a appelé à « clarifier les règles de fonctionnement et de financement » de ces mosquées. « Je l’annoncerai dans les prochains mois. Je veux que le financement étranger soit organisé, transparent. »

Le président de la République a également souligné sa volonté de prendre « toutes les mesures utiles pour lutter contre cet islamisme radical », précisant que cela devait s’accompagner du « plan de reconquête de nos quartiers » annoncé en novembre dernier à Tourcoing.

« Il faut être intraitable, avoir une politique de retour des services publics dans ces quartiers, de retour dans l’école, moins d’élèves par classe, lutter contre la discrimination à l’embauche, aider les jeunes des quartiers parfois discriminés à obtenir des CDI… La réponse c’est ce tout », a-t-il détaillé, alors que plusieurs maires de banlieues dénoncent l’incurie des services publics dans les quartiers et mettent leurs derniers espoirs dans le rapport de Jean-Louis Borloo qui doit être rendu dans les prochains jours.

Ehpad : « on sera au rendez-vous »

Interrogé sur les hôpitaux, Emmanuel Macron a reconnu un « très grand stress » dans les services d’urgences débordés. Il faut, a-t-il expliqué, « mieux organiser les choses, avec des maisons de santé ». Le candidat à la présidentielle avait déjà annoncé qu’il souhaitait le doublement des maisons pluridisciplinaires.

Mais le Président n’a pas mis en avant la lutte contre les déserts médicaux, mais une volonté économique : « Cela coûte cher à tout le monde, cinq fois plus cher qu’aller chez le médecin de garde. »

Sur la question particulière des Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), il va « ouvrir le chantier » d’une « transformation profonde ». Les Ehpad d’aujourd’hui « ne sont plus les maisons de retraite de jadis ».

Il a ainsi rappelé que les résidents sont plus âgés et plus dépendants qu’autrefois. « On sera au rendez-vous […]. Ce n’est pas juste mettre de l’argent parce que c’est aussi notre société qui se transforme », a-t-il assuré.

Un rapport sur la situation dans les Ehpad, préfigurateur de mesures, doit d’ailleurs être remis dans les prochains jours à la ministre des Solidarité et de la Santé, Agnès Buzyn.

Notre-Dame-des-Landes : « l’ordre républicain sera rétabli »

« Ça n’existe pas que le Premier ministre et le président de la République soient en désaccord », a affirmé Emmanuel Macron, malgré les précédents historiques. « L’ordre républicain sera rétabli », a répété le chef de l’Etat, fustigeant les gens qui « créent du trouble ». « Ils occupent illégalement des territoires publics. Ils n’ont plus de raison de le faire car il n’y aura pas d’aéroport », a rappelé le Président.

Notes

Note 01 Selon l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales, le taux de compensation des exonérations de TH décidées par l’Etat par les allocations compensatrices était de 49 % en 2016 Retour au texte

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Commentaires

Emmanuel Macron défend ses réformes mordicus

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Henri Tanson

13/04/2018 07h34

Macron est capable de s’arranger avec la réalité et de la présenter à son avantage; il peut utiliser le MENSONGE pour tromper les Français en fabriquant en continu, des « fake news » présidentielles.
Alors qu’il est celui qui est élu pour défendre les citoyens, défendre leurs intérêts, satisfaire l’intérêt général, il semble totalement TRAHIR ses engagements dans un but qui n’est pas évoqué dans l’article.
Les dotations aux communes ? Mensonge.
Le maintien des classes dans les communes ? Mensonge. etc.
Il annonce quelque chose qui devrait nous inquiéter aussi, c’est la « multiplication des maisons de santé » : en clair, il veut transformer radicalement la France et aller, à terme, vers une privatisation de la santé. Maison de santé = privé. L’union européenne nous impose les privatisations (ARTICLE 106 DU TFUE); après la Poste, EDF/GDF, etc, la SNCF en cours, les aéroports, les barrages hydroélectriques…, la santé et la sécurité sociale… Il restera quoi de notre pays, une fois que nous nous serons débarrassés de ce président qui trahit son peuple ?

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