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Développement économique

« Une ville forte commercialement en périphérie le sera aussi en centre-ville »

Publié le 12/04/2018 • Par Delphine Gerbeau • dans : France

centre commercial
D.R.
La dévitalisation des centres-villes des villes moyennes et petites est un phénomène massif, auquel le plan Action Coeur de ville porté par le Gouvernement entend répondre. La multiplication des centres commerciaux en périphérie des villes est pointée comme l'une des causes principales de cette perte de vitesse. Gontran Thüring, délégué général du Conseil national des centres commerciaux, estime que causes sont plurielles, et détaille les propositions du CNCC pour contribuer à la réflexion sur la revitalisation des centres-villes.

Le secteur que représente le CNCC est régulièrement désigné comme le principal responsable de la crise des centres-villes, qu’en pensez-vous ?

Nous estimons que cette crise est multifactorielle : elle est liée à un phénomène  de déclin démographique sur certains territoires : en 1990, les communes entre 5 000 et 30 000 habitants regroupaient 40% de la population, en 2013 elles n’en regroupent plus que 15%. Elle est aussi due à une évolution des attentes des foyers qui préfèrent vivre en pavillon avec un jardin en périphérie des villes plutôt qu’en centre-ville dans des logements obsolètes. Enfin l’Etat lui-même a déserté les centres-villes de ces villes moyennes, qui se sont petit à petit vidés. Le commerce suit ses consommateurs, il s’est donc petit à petit implanté en périphérie. Le développement des centres commerciaux à l’extérieur des villes est donc plutôt une conséquence qu’une cause de ce déclin des cœurs de ville.

Mais n’y a-t-il pas eu un développement excessif de ces grandes surfaces de périphérie par rapport aux besoins des habitants ?

Oui, dans les années 80-90, se sont parfois développées des « routes du meuble » à l’extérieur des villes, de façon anarchique et déstructurée, qui ont concurrencé de façon sauvage le commerce de centre-ville. Mais à l’époque les élus locaux ont délivré les autorisations de construire… Une étude de l’Institut pour la ville et le commerce a cependant démontré que ce ne sont pas les villes qui ont connu le plus fort étalement urbain qui connaissent le plus fort taux de vacance commerciale : une ville forte commercialement en périphérie le sera aussi en centre-ville. Aujourd’hui le marché est mature, les projets visent plutôt à la restructuration et à l’extension de centres commerciaux existants qu’à la création de nouveaux lieux : leur moyenne d’âge est de trente ans. En 2017, 139 000 m2 ont été créés, contre 330 000 m2 rénovés ou agrandis. Entre 2017 et 2016, les créations de surfaces de centres commerciaux ont diminué de 40%.

Quelles sont les solutions  à pousser pour redynamiser le commerce de centre-ville ?

Aujourd’hui, c’est plus compliqué et coûteux de développer un projet en centre-ville, de s’insérer dans un ensemble déjà existant. Si l’Etat ne simplifie pas, ne fait pas en sorte que cela soit plus avantageux économiquement, les commerçants n’iront pas. Nous proposons donc une mesure reprise par le projet de loi Elan, la suppression de l’autorisation de la Commission départementale d’aménagement commercial pour les installations de centres commerciaux en centre-ville, dans le cas de la mise en place d’une opération de revitalisation de territoire (le dispositif créé par le projet de loi Elan, NDLR). Nous proposons par ailleurs une exonération de taxes locales de trois ans pour les primo-commerçants. Ces taxes locales peuvent représenter jusqu’à 10% du chiffre d’affaires d’un commerçant. Nous espérons que la réflexion sera reprise dans le projet de loi de finances pour 2019. Enfin, on pourrait créer un nouvel outil, de type micro-foncière : un outil d’investissement public privé, avec un avantage de type Pinel ou exonération fiscale immobilière, qui permettrait de mobiliser les financements des notables locaux sur des projets de développement commerciaux.

Une possibilité de moratoire sur l’examen des demandes d’ouvertures ou extensions de centres commerciaux a été prévue dans le projet de loi Elan, qu’en pensez-vous ?

Nous étions contre un moratoire généralisé et indifférencié, qui n’a pas été retenu : c’est le préfet qui le décidera, il sera ciblé. Cela paraît logique quand on développe une opération en centre-ville, de ne pas vouloir qu’elle soit mise en danger par une opération en périphérie !

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« Une ville forte commercialement en périphérie le sera aussi en centre-ville »

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Urbarural

13/04/2018 09h10

On peut argumenter sans fin sur l’origine du mal. Les commerces auraient donc simplement suivi la population ? Ok, donc. Mais n’en restons pas là. Je me rappelle les « chalandonnettes », l’étalement urbain décrété en 1969, afin d’offrir l’accès à la propriété individuelle au plus grand nombre, en fait un bon moyen d’entraver le peuple qui avait frondé l’année d’avant, au moyen de l’emprunt, pour le terrain et la maison, bien sûr, mais aussi la bagnole nécessaire à tout déplacement. Il y a bien eu la loi Royer en 73, d’orientation du commerce et de l’artisanat, mais le mal était fait, le lotissement était devenu le modèle du bonheur urbain. Impossible de se garer en ville ? Super, les parkings de supermarché ! Comment pourrait-on donc inverser ce mouvement ?

Urbarural

13/04/2018 09h24

Concernant le réinvestissement des centre-villes, prenons l’exemple de l’ouest des Pays-Bas. Très peu de zones commerciales périphériques, car la ville se termine net quand commencent les polders inconstructibles. Donc obligation de rester « dans les murs ». Là-bas, vous avez de petits supermarchés au coeur des villes, occupant le rez de chaussée de plusieurs blocs d’habitation contigus. Cela n’est possible qu’avec une politique foncière volontariste, ré-aménageant l’espace bâti horizontalement, et non plus verticalement. Une expérience similaire est actuellement menée dans un bourg de l’Hérault, Capestang, où la Mairie va racheter des séries d’habitations R+2 ou +3, inadaptées notamment à la mobilité réduite, pour créer des appartements de plain pied, desservis par une cage commune. Il existe donc des solutions pour redonner de l’attractivité aux centres !

Franck

13/04/2018 12h26

Totalement d’accord avec les deux commentaires de l’article.
Le problème en France, c’est que le poids des « lobbys bétonneurs de nos campagnes et destructeurs de nos centres historiques » est très fort, on le voit très bien dans cet article.

Certes la population s’étale, certes les services, notamment ceux dépendant totalement du choix des élus locaux s’éloignent des centres-historiques, certes une politique du Tout voiture « gangrène » notre pays, mais les acteurs du commerces sont les premiers à bétonner nos terres agricoles pour engranger plus de revenus avec moins de dépenses.
Des dépenses réduites pour eux mais au final cela coûte bien plus chère à la société car l’étalement à un cout direct et indirect.

Alors ils se défendent maintenant de restructurer, c’est vrai oui et non, souvent dans les CDAC ils restructurent oui mais il en profitent pour la plupart du temps agrandir les m2 commerciaux.
On va par exemple restaurer une galerie marchande vieillissante d’un hypermarché mais au passage on va passer le nombre de commerce de 20 à 30.

Copions des modèles vertueux d’aménagement comme celui venant des Pays-Bas et arrêtons d’écouter des lobbys qui saccagent notre pays depuis bien trop longtemps.

Et arrêtons de dire que ce n’est pas possible.
Prenez l’exemple de l’enseigne Action qui nous vient des Pays-bas et qui se développe très fortement en France. Aux Pays-Bas, Action est la plupart du temps au cœur des habitations, en France elle est quasiment toujours dans des parcs commerciaux de périphérie et n’étant favorable qu’à l’automobile car éloigné des habitants.

Antigone 2018

25/04/2018 03h20

En tous cas le titre de l’article est faux archi faux c’est le contraire qui se vérifié dans de trop nombreux cas. Et comment en serait-il autrement puisque si les commerces se multiplient les dépenses,sesne se multiplient pas elles ! Donc il y a des perdants.
Un article sur les CDAC et le rôle difficile car schizophrénique et parfois ambigu des élus y siégeant serait bienvenu…

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