Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Cohésion urbaine

Jean-Louis Borloo appelle au « big-bang » de la politique de la ville

Publié le 06/04/2018 • Par Hervé Jouanneau Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

Borloo
Twitter France urbaine
A l’occasion des journées nationales de France urbaine, Jean-Louis Borloo, a présenté le 6 avril à Dijon les grandes lignes de son « plan de bataille » pour les quartiers en difficultés. L'ancien ministre, dont le souffle politique semble redonner de l'espoir aux maires de banlieue, appelle à un changement de méthode et demande un engagement sans faille des élus.

Invité le 6 avril à Dijon lors des Journées nationales de France urbaine pour présenter les grandes lignes de son rapport attendu sur la politique de la ville, et alors que les maires de banlieue multiplient les coups de gueule contre l’insuffisance de l’Etat dans les quartiers prioritaires, Jean-Louis Borloo se savait attendu.

Devant un parterre d’élus, l’ancien ministre de la Ville, qui se veut en retrait de la vie politique, défiant volontiers les codes de la novlangue et des costumes cravates cintrés, s’est employé à donner un souffle d’espoir, dans un style flirtant parfois avec l’emphase, appelant ni plus ni moins à un « big bang institutionnel » et à un total « changement de méthode ».

« Ma conviction est qu’on peut réussir à redresser les quartiers, et vite, à condition de se doter d’un plan de bataille rédigé et que chacun rende des comptes » a-t-il lancé, rappelant à plusieurs reprises le rôle à jouer des élus à travers leurs engagements dans « le pacte de cohésion urbaine et sociale » (lire ci-dessous).

Le plan de bataille ? Une série de mesures élaborées ces dernières semaines qu’il remettra à la mi-avril au président de la République et destinées à nourrir un Comité interministériel des villes prévu à la mi-mai.

L’ANRU dans le viseur

« Le système est épuisé, divisé, éparpillé et sans stratégie, constate-t-il. Et au fond, les élites ont été obligées d’inventer un discours quasi-mensonger en confondant chiffres des politiques et organisation des politiques, en confondant financeurs et opérateurs ». Et de pointer « cette idée folle d’appels à projets dans le travail social ».

S’attaquant à l’Agence nationale de rénovation urbaine, dont il fut le concepteur en 2006, qu’il avait qualifié récemment de « scandale d’Etat » et qui est « à l’arrêt depuis trois ans », il propose que « la France se dote se dote d’un outil pour la qualité urbaine et le rattrapage des équipements publics. Un outil de la Nation, protégé, une sorte de fondation qui bénéficierait de l’ensemble des financements des premières années de la rénovation urbaine et des actifs puissants de l’ensemble des acteurs », Etat, collectivités territoriales et acteurs du logement.

« La rénovation urbaine, c’est 48 milliards, a-t-il poursuivi, on n’a fait que la moitié du boulot. Il y en a autant à mettre pour qu’il y ait de la fluidité dans toutes les agglomérations ».

Plan annoncé contre « l’illectronisme » !

Autre priorité avancée : la mobilité, « toutes les mobilités, pas que le transport ». « 28 % des mamans des quartiers ont le permis de conduire pour 72 % au plan national. Le temps d’accès à un transport en commun est trois fois plus élevé. Ce sujet-là de la mobilité est absolument central », a-t-il clamé, avant de s’en prendre à « l’illectronisme » qui frappe, selon lui 13 millions de Français.

« C’est inimaginable. C’est là le premier obstacle à la mobilité géographique et professionnelle. Combien de points de PIB perdus à cause de cela ? Qui peut être l’opérateur de ce grand plan contre « l’illectronisme » ? Personne, à part vous. Il  faut mettre 600 millions par an dans l’ensemble des tuyaux de la formation. Si nous voulons être la Nation digitale, il faut aussi 200 millions pour l’accès de partout au numérique qui est l’université du monde. »

Sans plus de détails, il s’est dit favorable à «  fusionner la CAF et le département pour les crèches, de même pour la médecine scolaire et la PMI. »

Enfin, « l’Etat doit se recentrer sur sa mission essentielle : sécurité publique, justice partout. Ces quartiers ont besoin en priorité de la protection nationale », a-t-il conclu, évoquant au passage Stéphane Gatignon, le maire démissionnaire de Sevran, qui « avait 122 policiers chez lui à son arrivée. Il en a aujourd’hui 79 ».

En somme, Jean-Louis Borloo appelle à un électrochoc. « Il faut changer la méthode, il faut évidemment qu’il y ait un général Patton et dix programmes organisés avec des objectifs et un suivi extérieur. Si on ne fait rien, il sera trop tard. Ce sera irréversible. »

Soutien des élus

Un électrochoc que semble encourager les associations d’élus, au premier rang desquelles France Urbaine et son président Jean-Luc Moudenc. « Oui, Jean-Louis, nous sommes avec et derrière toi pour soutenir tes positions car il est temps d’engager de vrais changements pour une plus grande efficacité », a-t-il déclaré lors de son discours de clôture.

L’occasion également pour lui de dénoncer « le grand danger qui consiste à instrumentaliser les oppositions entre les territoires et entre les citoyens », allusion au clivage croissant entre monde rural et monde périphérique.

« Ce clivage, il est faux, a enfoncé le maire de Toulouse. Il est faux au vu de la concentration des difficultés auxquelles font face de nombreux territoires urbains ». Et de pointer « le vrai sujet, qui est l’exclusion, l’isolement, la marginalisation. Et cela arrive autant à la ville qu’à la campagne ».

Dans ce contexte, a rappelé le président de France urbaine, « cela ne peut se faire qu’en consacrant une approche intercommunale des quartiers en difficultés  afin de les intégrer au mieux à l’ensemble des politiques de droit commun dont nous sommes titulaires et responsables ».

De quoi réjouir le président de l’Assemblée des communautés de France, Jean-Luc Rigaut, qui a pour sa part loué l’ambition du « projet partagé » avec France urbaine.

Les élus appelés à signer le pacte de Dijon

Une promesse d’engagement. Telle est en substance le sens du Manifeste de la cohésion urbaine et sociale, également dénommé le « Pacte de Dijon », élaboré ces derniers mois par France Urbaine et l’Assemblée des communautés de France.

« Alors que nos intercommunalités sont aujourd’hui partout installées et qu’elles sont devenues les autorités organisatrices des politiques locales de l’habitat, des mobilités et du développement économique, elles s’engagent à prendre leurs pleines responsabilités, aux côtés des maires et des équipes municipales, dans la résorption des fractures urbaines et sociales » peut-on y lire.

Au programme, une série d’engagements dans les secteurs du développement économique, de l’emploi, de l’habitat, des transports mais aussi de la jeunesse, de l’éducation, de la formation, de l’action sociale, de l’insertion ou encore de la tranquillité publique et de la justice.

Les associations espèrent maintenant mobiliser les collectivités, appelées à signer ce manifeste. Mais aussi à impliquer l’Etat. « Nous voulons que chacun s’engage en soutenant ce pacte, a demandé le président de l’ADCF, Jean-Luc Rigaut, en le signant et en aidant Jean-Louis Borloo à le faire valoir auprès du gouvernement ».

Cet article est en relation avec le dossier

1 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Jean-Louis Borloo appelle au « big-bang » de la politique de la ville

Votre e-mail ne sera pas publié

dimcaz

30/04/2018 07h04

La politique de la ville qui échappe pour le moment au prisme de Bercy. Espérons que ce rapport ce concrétise par des actions structurantes pour tous les quartiers QPV, et pas seulement les quartiers ANRU.

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X