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Sans-domiciles fixes

24 territoires retenus pour le plan gouvernemental « Le logement d’abord »

Publié le 30/03/2018 • Par Nathalie Da Cruz • dans : France

Précarité, SDF, pauvreté
Fotolia
Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, a dévoilé le 30 mars dernier la liste des 24 territoires retenus pour mettre en œuvre le plan pour le "logement d'abord". Le principe : orienter rapidement les personnes sans domicile de l'hébergement d'urgence à un logement durable. Parmi les 24 « lauréats » : des collectivités "classiques" mais aussi des alliances métropole-département.

On aurait pu craindre une insuffisance de candidatures face à l’énorme défi à relever. Attribuer directement un logement à une personne sans-domicile, souffrant parfois d’addictions ou de troubles psychiques, c’est un peu révolutionnaire. L’initiative génère des surcoûts au départ et demande un accompagnement médico-social renforcé ; mais elle peut, à terme, réduire des dépenses substantielles par ailleurs, comme le montrent différentes expériences menées aux Etats-Unis et en Europe.

Les collectivités très volontaires

Or, l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le gouvernement en novembre 2017 a suscité « une forte mobilisation des collectivités », s’est félicité Jacques Mézard le 30 mars à Montpellier. 31 territoires ont présenté leur candidature, et 24 ont été retenus – et non 15 comme prévu au départ.

logement

 

Parmi les lauréats, trois communes : Amiens, Mulhouse, Toulouse ; neuf métropoles comme Grenoble et Lille, six intercos, par exemple Lorient agglomération et quatre départements : Doubs, Pas-de-Calais, Sarthe, Seine-Saint-Denis. Surtout, le plan « Logement d’abord » offre l’opportunité de deux alliances originales entre métropoles et départements : Bordeaux métropole et la Gironde d’un côté et Clermont-Ferrand métropole et le Puy-de-Dôme de l’autre.

20% de la population française vit dans l’un des territoires sélectionnés

Par ces choix, le gouvernement entend couvrir une diversité de situations territoriales et de problématiques liées au logement :

  • des métropoles et agglos très concernées par le phénomène des sans-abris et dont les parcs d’hébergement sont saturés ;
  • des pôles urbains moins denses, présentant un marché locatif détendu et qui souhaitent s’engager dans la résorption du sans-abrisme ;
  • des départements ruraux confrontés à des difficultés de revitalisation de centre-bourg, de ruptures de parcours résidentiels, de liens emploi/logement…

Au total, 20 % de la population française est couverte par l’un de ces 24 territoires.

 Cofinancements en perspective

L’Etat a promis de mettre 10 millions d’euros sur la table. Huit millions seront consacrés à l’ingénierie et au montage des projets dès 2018. Ils seront bonifiés par des cofinancements de la part des collectivités impliquées. Ce montant s’ajoute au budget prévu par l’Etat pour construire chaque année 40 000 logements sociaux à loyer bas (PLAI), et créer, sur cinq ans, 10 000 places en pensions de famille et 40 000 places en intermédiation locative dans le parc privé.

De plus, l’Agence nationale de l’habitat  (ANAH) va apporter 8 millions d’euros pour remettre sur le marché des logements privés vacants, après travaux. Car la priorité va être de trouver des logements pour les SDF de ces 24 territoires.

Des actions multi-partenariales

De nombreux partenaires devront appuyer la mise en œuvre, insiste le ministère : institutions, bailleurs sociaux, associations… Ainsi, Montpellier Méditerranée métropole a prévu de solliciter la Fédération des acteurs de la solidarité en Occitanie, la Fondation Abbé-Pierre, la FAPIL (Fédération des associations et des acteurs pour la promotion et l’insertion par le logement , l’URIOPSS ( Union régionale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux), le conseil départemental de l’Hérault, la CAF, l’agence régionale de santé, le service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), des bailleurs sociaux…

La Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (DIHAL) va accompagner les collectivités dans le montage des dossiers. Un comité de suivi national aura lieu deux à trois fois par an, permettant des échanges de pratiques. « Dans ces territoires, l’Etat, les collectivités locales, les acteurs de l’hébergement et du logement et leurs partenaires sanitaires et sociaux s’engageront conjointement sur des objectifs partagés de résultats et de moyens », a précisé Jacques Mézard.

Vers la prévention des expulsions

L’ambition du ministère, c’est de diminuer de manière significative le nombre de personnes sans domicile d’ici 2022. Il s’agit d’une part, de « répondre au constat d’une saturation toujours croissante et dispositifs d’hébergement d’urgence », et, d’autre part, d’en finir avec une « réponse construite dans l’urgence s’appuyant majoritairement sur des places d’hébergement avec des parcours souvent longs et coûteux ».

Si la mise en œuvre du plan se fera « de manière accélérée » dans les 24 collectivtés retenues, il ne faut pas y voir une expérimentation dont on attendra les conclusions pour agir. « Le plan pour le logement d’abord et la lutte contre le sans-abrisme est une stratégie nationale qui sera déployée sur l’ensemble du territoire français dès 2018, notamment par la mise en œuvre du deuxième plan de prévention des expulsions locatives, la relance de la production de logements adaptés et le lancement d’un deuxième plan de réduction des nuitées hôtelières », a insisté Jacques Mézard.

Et d’ajouter : « Ce plan ne va pas réussir en six mois, c’est un processus long. On sait que ce sera dur mais on y croit. Nous sommes convaincus que c’est la bonne démarche. »

5 000 places d’hébergement pérennisées après la trêve hivernale

Autre annonce du gouvernement faite le 30 mars à Montpellier : 5 000 places d’hébergement seront pérennisées aux beaux jours, en réponse à une demande des associations. Car chaque année, à la fin de la trêve hivernale, le 15 mars, la plupart des places d’hébergement ferment et les SDF se retrouvent à la rue. Désormais, 5 000 places resteront ouvertes au printemps et en été. Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, a rappelé que 153 000 places en centre d’hébergement avaient été ouvertes cet hiver, un chiffre jamais atteint jusque-là.

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