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Environnement

« Pour améliorer la qualité de l’air, il faut diminuer le trafic automobile par tous les moyens »

Publié le 30/03/2018 • Par Alizée Guilhem • dans : France

velo voiture en ville Une
J-F Gornet CCO-Flickr
La pollution de l'air en France est dans le viseur de la Commission européenne et du Conseil d’État. Des feuilles de route doivent répertorier les mesures nécessaires pour cesser de dépasser les seuils réglementaires d'émissions polluantes. Elles sont attendues le 31 mars 2018. Le réseau Action Climat France, qui réunit plus de 20 ONG, s'est procuré les versions de travail de ces documents et pointe d'ores et déjà leurs insuffisances.

Certes, la pollution de l’air est multifactorielle. Cependant, pour que cessent les pics de pollution mais aussi la pollution « de fond » dans les agglomérations, le réseau d’associations Action Climat France préconisent des mesures fortes pour limiter la place des véhicules polluants en ville.

Selon certains médecins, il en va de la santé des populations exposées aux pollutions répétées. De plus, les associations soulignent l’effet doublement bénéfique des mesures qui favorisent le recours plus important aux transports : elles peuvent également contribuer à la baisse des émissions de gaz à effet de serre, sur laquelle s’est engagée la France lors de l’Accord de Paris.

Les arguments ne manquent donc pas, et les ONG se font force de proposition pour tenter de peser dans l’élaboration de la prochaine loi sur les transports et les mobilités (prévue en Conseil des ministres mi-mai).

Un enjeu de santé publique

« La pollution exacerbe les maladies chroniques, mais touche également des sujets sains -en particulier les enfants, qui sont des organismes immatures. De nouveaux cas d’asthme apparaissent à cause d’une exposition répétée à la pollution », détaille le professeur Jocelyne Just, pneumo-pédiatre et présidente de la Société française d’allergologie.

Cette médecin veut alerter sur la gravité de la situation, et surtout sur le manque de prise de conscience et d’action politique : « On parle des abeilles, et de plein d’autres animaux menacés d’extinction, mais l’Homme aussi est malade. A l’époque de la santé préventive, commençons par améliorer la qualité de l’air ! »

Comme le souligne Louis Cofflard, avocat et président des Amis de la Terre – Paris, « le respect de la réglementation est une question d’état de droit ». Et, à l’aune des propos des médecins engagés pour la même cause, on comprend que c’est aussi, dans le cas de la qualité de l’air, une question de santé publique.

Fort de ces constats et d’une première analyse des versions de travail des feuilles de route, le réseau Action Climat France met sur la table ses propres mesures, jugées nécessaires pour enclencher la vitesse supérieure.

Des mesures proposées à l’échelle nationale

A l’échelle nationale, les propositions du réseau Action Climat France peuvent être regroupées en trois grands points :

  • Abandonner les grands projets d’infrastructures routières : « Lutter contre la pollution en ville et dans le même temps déclarer d’utilité publique de nouveaux axes routiers relève de la schizophrénie », déclare Demba Diedhiou, responsable du réseau Transports et mobilités durables chez France nature environnement (FNE), selon qui les projets en cours d’élaboration, à Strasbourg et à Rouen par exemple, ne doivent pas être menés à termes.
  • Renforcer les incitations au changement de comportement individuel, telles que l’indemnité kilométrique vélo, et soutenir financièrement les alternatives au transport routier, que ce soit à l’échelle nationale avec le train, ou à l’échelle des collectivités pour les transports en commun ou le vélo.
  • Mettre en place un système de financement à la hauteur de l’enjeu : changement de la fiscalité, par la suppression des niches fiscales (stopper l’exonération de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques accordée au gazole professionnel), mais aussi par une redevance d’usage des infrastructures par les poids lourds. « Ça fait des années que les ONG poussent pour ce mode de financement », a rappelé Demba Diedhiou, qui se souvient de la déception entraînée par l’abandon de l’écotaxe.

Toutefois, c’est à l’échelle des collectivités territoriales que sont élaborés les plans de protection de l’atmosphère (PPA) et les plans climat air énergie territoriaux (PCAET) : si l’État peut accompagner et soutenir financièrement certaines démarches, l’orchestration des mesures se fait donc principalement au niveau des collectivités.

Vers des collectivités volontaristes

Rien d’étonnant donc à la formulation de propositions pour les collectivités territoriales de la part d’Action Climat France. Elles peuvent être elles aussi regroupées selon trois axes :

  • Généraliser les « zones à faibles émissions », où sont interdits les véhicules les plus polluants. Elles doivent être installées de manière pérenne et non pas seulement lors des pics de pollution, et sur des périmètres les plus ambitieux possible. Pour les association du réseau, ce type de mesure ne constitue qu’une étape vers les « zones à très faibles émissions », d’où sont exclus tous les véhicules diesel, ainsi que les véhicules essence à l’horizon 2025.  Les chefs de file de ce type de mesure doivent être les collectivités couvertes par les PPA.

Sur ce point, Lorelei Limousin, responsable des questions du transport au réseau Action Climat France, souligne le retard français : « S’il faut y aller progressivement, il ne faut en tout cas plus attendre. Certaines collectivités étudient la faisabilité des zones à faibles émissions depuis 2015. » Une invitation à franchir le pas, de l’étude à l’application.

  • Assumer la diminution de la place de la voiture, par la piétonisation et l’encouragement d’un « trafic apaisé » : ne pas hésiter à avoir recours à la limitation à 30km/h, ce qui permet par ailleurs de renforcer la sécurité des piétons et des vélos.
  • Développer les transports alternatifs : le vélo, la marche à pied, les transports collectifs, les véhicules partagés et à faibles émissions.

Au sujet du développement impératif d’infrastructures cyclables, le représentant de FNE s’appuie sur le baromètre publié par la fédération française des usagers de la bicyclette : « Trop de gens ont peur de circuler à vélo, ils doivent être rassurés par des aménagements fiables ».

Finalement, la professeur Just conclut par une phrase qui sonne comme une ordonnance dans la bouche de cette médecin engagée : « Il faut diminuer le trafic automobile, par tous les moyens. Et puis marcher et faire du vélo, c’est bon pour la santé ! »

En attente de la décision du Conseil d’Etat

Interrogé sur la volonté des Amis de la Terre de retourner en justice, Louis Cofflard, avocat et président des Amis de la Terre – Paris donne son avis :

 » Le conseil d’Etat avait demandé une révision des plans de protection de l’atmosphère (PPA), sur la base de notre requête et du non-respect d’une directive européenne qui date de 2008.

A l’approche de l’échéance, le constat est difficile : des feuilles de route sont proposées, plutôt que des révisions des PPA (à part en Île de France). C’est une situation insatisfaisante : d’un point de vue formel, il y a un problème, car les feuilles de route ne sont pas des outils réglementaires.

Pour autant, si le plan d’actions démontre dans son ensemble que les mesures permettront de revenir sous les valeurs limites, nous n’irons pas à nouveau en justice. Ce n’est pas un objectif en soi. »

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Commentaires

« Pour améliorer la qualité de l’air, il faut diminuer le trafic automobile par tous les moyens »

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Holà

03/04/2018 07h17

Et que fait-on du trafic aérien, qui a considérablement augmenté ces dernières années ?
Donc nous, les sans-dents, nous devrions payer, toujours payer, et encore payer pour quelque chose qui n’est même pas avéré.

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