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Bibliothèques

Acquisition de livres en bibliothèques : comment libraires et acheteurs publics s’y retrouvent

Publié le 21/03/2018 • Par Judith Chetrit • dans : Actualité Culture, France

380 LIVRES CC0 via Pixabay - UNE
CC0 via Pixabay
Après le relèvement en 2016 du seuil de dispense de publicité et de mise en concurrence concernant l’achat de livres non scolaires, le ministère de la Culture édite une fiche-conseils à l’intention des libraires, bibliothécaires et acheteurs publics.

A l’occasion de Livres Paris 2018 (ex Salon du livre) réunissant l’ensemble de la filière entre le 16 et le 19 mars dernier à Paris, le ministère de la Culture a présenté une nouvelle version de son vade-mecum de l’achat public de livres afin de rendre les nouvelles règles plus explicites.

Destiné notamment à accompagner les bibliothécaires et les libraires en matière de  commande publique de livres, celui-ci fait suite aux nouvelles règles concernant la passation des marchés publics.

En effet, un décret a relevé courant 2016 le seuil de procédure de publicité et de mise en concurrence pour les achats publics de livres non scolaires de 25.000 à 90.000 euros dans les territoires de plus de 70.000 habitants.

Gagner en fluidité et remettre les libraires locaux dans la boucle

Pour l’État, les objectifs à atteindre grâce à ce vade-mecum sont une plus grande fluidité dans les échanges entre les différents interlocuteurs et la garantie d’un réseau diversifié de détaillants locaux, qui seraient moins effrayés par la lourdeur des procédures et le temps passé sur des appels d’offres.

Ainsi, en-dessous de ce seuil, les acheteurs publics peuvent traiter directement avec leurs fournisseurs – comprendre sans appel d’offre. “Cela permettra davantage de liberté et moins de formalités afin que ce marché soit le plus accessible aux petits et moyens fournisseurs”, argue Claire Leymonerie, chargée de mission au département « économie du livre » du ministère de la Culture.

Mais ils doivent pour autant faire attention à “bien utiliser les deniers publics” et à “ne pas privilégier un même libraire lorsqu’il existe une pluralité d’offres susceptibles de répondre au besoin”, ajoute-t-elle.

Des précautions souvent injustifiées

Ainsi, à la médiathèque de Marcq-en-Baroeul (Nord), le budget annuel d’acquisition de livres a été divisé en sept lots. “Cela nous a permis d’avoir plus de souplesse et d’introduire de nouveaux partenaires qui avaient moins de documents à nous transmettre en amont. On travaille essentiellement avec des libraires indépendants locaux”, témoigne Tristan Wallet, le directeur.
Adieu le contrat négocié sur trois ans avec un regroupement de professionnels, la médiathèque a décidé de mettre en place un accord-cadre d’une dizaine de pages à renouveler chaque année.

“Il faut savoir faire face au réflexe de sécurisation des services achats et les convaincre que des précautions sont souvent injustifiées dans le renouveau du droit de la commande publique, par exemple les mémoires techniques des fournisseurs”, complète Claire Leymonerie.

Consolider le carnet de commande des librairies indépendantes

Les chiffres sont là pour appuyer cet enjeu stratégique : les achats aux libraires indépendants représentent plus de deux-tiers des achats de livres non scolaires par les bibliothèques, surtout municipales, qui restent leur premier client. Celles qui sont installées localement – à l’intérieur du même département, sont largement privilégiées.

Selon une étude de 2007 sur la situation économique de la librairie indépendante, ces achats représentent en moyenne 13% du chiffre d’affaires des librairies, voire bien plus pour les librairies spécialisées. Un poids non négligeable, qui permet souvent d’équilibrer un compte d’exploitation, selon Olivier Rouard, de la librairie Charlemagne à Toulon.

Comme le rappelle la commission Culture du Sénat, “la librairie est le moins rentable des commerces de détail” avec une rentabilité nette moyenne inférieure à 1% du chiffre d’affaires.

Attention aux effets pervers

Par ailleurs, le renouveau de la commande publique passe aussi par une connaissance plus approfondie de la production éditoriale et du réseau existant de librairies sur son territoire. Sur ce sujet, selon les participants à une table-ronde organisée lors du salon du livre, un débat est à engager concernant les méthodes de travail des uns et des autres.

Si le plafonnement des rabais des libraires à 9% du prix de vente public pour les achats de livres par les bibliothèques n’a pas été modifié, afin de ne pas entretenir une spirale de réductions plus importantes et évincer les acteurs les plus fragiles de l’économie du livre, la Rue de Valois insiste sur une refonte des pratiques.

Comme le rappelle Rémi Gimazane, chef du département « économie du livre », il n’est pas évident de dégager des critères objectifs pour différencier les offres. Les critère du prix et de la qualité de la prestation, habituellement essentiels pour l’attribution de marchés publics, sont peu pertinents dans ce contexte.

Les acheteurs des collectivités ont ainsi régulièrement mis au point de nouveaux critères d’évaluation, parfois inutiles et éloignés de l’objectif premier de la commande, comme des prestations d’animation ou de formation. Ce qui pénaliserait encore plus les petites et moyennes librairies qui travaillent à flux tendu… et qui sont pourtant la cible principale de ce relèvement du seuil.

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Commentaires

Acquisition de livres en bibliothèques : comment libraires et acheteurs publics s’y retrouvent

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Un du douze

22/03/2018 02h26

Je ne comprends pas la fin de l’article et l’allusion aux effets pervers. Le relèvement du seuil, n’est-ce pas justement pour éviter ces critères « à la gomme » forcément défavorables dans les appels d’offre ?

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