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Ville intelligente

Les clés pour le développement d’un « internet des objets » intégré à la collectivité

Publié le 26/03/2018 • Par Alizée Guilhem • dans : Actualité Club Techni.Cités, France

IoT- Une
geralt - Pixabay CCO
"Les promesses de l'internet des objets suscitent un vif intérêt auprès des collectivités", assure Florent Boithias. Cet expert des "villes intelligentes" du Cerema a piloté le travail d'un groupe d'étudiants de l'école des Ponts (Paris Tech). Son objet ? "Mettre l'internet des objets au service de la ville intelligente et durable".

L’étude publiée par le Cerema porte sur le « déploiement d’objets connectés par les collectivités françaises pour la mise en place des nouvelles villes intelligentes ».
L’internet des objets (IoT) dans la ville n’est pas un domaine d’innovation récent : Santander (Cantabrie, Espagne) avait été choisie par la Commission européenne il y a huit ans déjà, pour devenir une ville pilote pour la recherche et le développement des « villes intelligentes ».

Mais depuis ces premières initiatives, l’IoT ne se développe pas à vitesse grand V dans nos territoires. Parmi les 80 projets portés par des collectivités (françaises) identifiés par les étudiants qui ont travaillé sur cette étude, en partenariat avec le réseau des territoires innovants les Interconnectés, seulement 12 ont été jugés comme étant « assez avancés », c’est-à-dire permettant un retour d’expérience complet.
A partir de l’ensemble de ces cas d’étude, le rapport contient toutefois un état des lieux du secteur, accompagné de bonnes pratiques à suivre et d’écueils à éviter.

Diversité des usages

Optimisation de la gestion des réseaux urbains, information en temps réel pour mieux gérer les déplacements, le stationnement ou l’éclairage public… les exemples d’usages sont nombreux et recoupent assez naturellement une bonne partie des compétences des collectivités.

Le type d’usage le plus connu est sans doute l’utilisation d’objets connectés pour réaliser des économies de fonctionnement : par télé-relève sur les réseaux d’eau ou adaptation de l’éclairage en fonction de la fréquentation, par exemple. C’est ce type d’usage qui a jusqu’à présent le plus séduit les collectivités, car le retour sur investissement est assez facilement chiffrable.

L’étude identifie deux autres types d’usage, qui permettent plus d’interactions avec les citoyens. Les objets connectés peuvent ainsi être utilisés :

  • comme une aide à la décision et à l’évaluation des politiques, par exemple en assurant le suivi de la qualité de l’air ou des nuisances sonores ;
  • au service direct du citoyen, en particulier pour lui communiquer des informations précises en temps réel. C’est le cas par exemple de l’application Optimod à Lyon, première application de mobilité multi-mode et en temps réel.

L’étude aborde également les questions soulevées par l’usage des objets connectés par des acteurs publics.

Une collectivité qui génère des données doit communiquer

Les citoyens peuvent ainsi être déstabilisés par ce nouveau positionnement des collectivités et ne pas bien cerner l’intérêt de tels projets. En effet, l’IoT dans la ville est souvent mis en œuvre par un écosystème complexe d’acteurs publics et privés qui ne peut rester obscur.
D’un point de vue politique, lorsque la collectivité est le porteur d’un projet, il est important que « les décisions soient prises en toute transparence vis-à-vis des citoyens et en les y associant le plus possible », précise Florent Boithias, qui a coordonné l’étude.

L’expert du Cerema insiste : « L’enjeu est ici la confiance à long terme des administrés dans les dispositifs mis en place ». On peut présager que si l’IoT propose un service direct au citoyen, ou si ce dernier y participe activement en injectant des données dans le réseau, les projets seront mieux acceptés – au moins par une partie de la population.

Bonnes pratiques : les clauses à retenir

Ces questions s’articulent avec d’autres sujets de réflexion, que sont notamment les relations contractuelles à instaurer avec les prestataires privés. Il est capital, estime l’étude, de bien encadrer les modalités du partenariat entre la puissance publique et son ou ses prestataires.
Dans ce contexte, la première des clauses conseillées est la « clause data ». Celle-ci doit clairement indiquer que la propriété de l’ensemble des données générées dans le cadre du projet appartient à la collectivité.

Cette même question de propriété se pose pour les équipements de l’infrastructure créée. D’après Florent Boithias, pour des questions de « souveraineté territoriale, il faut définir quelles infrastructures devront à long terme rester dans le giron public ». Ce qui permettra de garantir leur ouverture, pour autoriser l’arrivée de nouveaux acteurs, produisant de nouveaux usages. La précaution est essentielle pour permettre à l’innovation future d’émerger dans de bonnes conditions.

Une autre préoccupation concerne le format des données : comme il n’existe pour l’instant aucune standardisation, les collectivités doivent s’accorder avec le prestataire pour obtenir des données « compatibles avec un maximum d’autres technologies, c’est-à-dire interopérables », explique l’expert.

Se méfier des solutions « clé en main »

Un dernier conseil prodigué par l’étude : rester circonspect face aux propositions de projets « clé en main » apportés par des entreprises. En effet, les solutions sont alors le plus souvent peu adaptées aux spécificités du territoire et surtout peu pérennes dans le temps.

Pourquoi ? Car un projet mis en œuvre par une entreprise intégratrice s’apparente la plupart du temps à « une boîte noire », qui ne permet pas de continuité avec un nouveau système, quand la fin du contrat arrive. Ainsi, il faut anticiper ce temps important de la relation contractuelle qu’est la fin de contrat.

Pour éviter ces travers, le choix d’une solution internalisée peut-être une option pertinente, et certaines des plus grandes collectivités ont pu se le permettre (outils sur technologies Open source, recrutement de spécialistes)… Mais cela suppose une montée en compétence technique de la collectivité, qui n’est pas à la portée de tous.

Dans tous les cas, les équipes qui auront la charge des nouveaux équipements doivent pouvoir s’approprier le projet… car au-delà de l’organisation retenue en interne, c’est la motivation des personnels qui semble être le facteur déterminant pour la réussite d’un projet – couplée à un portage politique assumé et pédagogique.

Les objets connectés vus par l’OPECST

L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a publié, jeudi 22 mars une note consacrée aux objets connectés. Voici 3 points clés à retenir, à destination des collectivités :

  • Parmi les multiples enjeux sociaux identifiés, le premier est l’acceptabilité sociale des objets connectés et des technologies qui les accompagnent. Elle est essentielle pour éviter des situations de tension telles que les « frondes anti compteurs communicants Linky ». Divers critères sont à considérer, tels que le caractère imposé ou volontaire de l’usage, et la nature de l’interaction avec l’utilisateur de l’objet (utilisateur passif ou actif).
  • La mission alerte aussi sur la création de lien social… ou d’inégalités : « l’usage des objets connectés peut aussi être générateur d’exclusion », que ce soit lié à la fracture numérique entre territoires (inégalité d’accès aux équipements) ou entre les générations – dite « fracture numérique du second degré ».
  • Enfin, la note met en exergue les questions de sécurité et fait mention du nouveau règlement général sur la protection des données, le RGPD. Lors de sa présentation, le député rapporteur Didier Baichère a insisté sur la nécessaire éducation de l’opinion publique sur ce sujet. La note mentionne également le manque actuel de standards de conception assurant la sécurité informatique des réseaux d’objets connectés.

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