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Social

Crèches : quelle place pour les enfants défavorisés ?

Publié le 19/03/2018 • Par Michèle Foin • dans : France, Innovations et Territoires

creche
Pink Sherbet Photography [CC BY 2.0], via Wikimedia Commons
Le gouvernement entend rompre le déterminisme de la pauvreté dans une logique de prévention et d’investissement social dès le plus jeune âge. Les familles les plus pauvres ont le moins accès à l’accueil collectif, alors qu’il permettrait de réduire les inégalités, notamment langagières. Des communes ont mis en place un système d’admission en crèche fondé sur des critères transparents, qui permettent aux familles d’en comprendre les priorités.

Il est acquis que les inégalités se reproduisent dès la petite enfance, et qu’un accueil de qualité pour les enfants de milieu défavorisé serait un levier efficace pour les combattre. Dans ces conditions, la crèche doit-elle permettre de concilier vies professionnelle et familiale pour ceux qui travaillent, comme c’est majoritairement le cas aujourd’hui ? Ou se focaliser sur la prévention des inégalités sociales pour les enfants les plus défavorisés ?

La stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, qu’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé, dévoilera bientôt, positionnera le curseur. De cette stratégie découleront de nouvelles règles de financement des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE). Il serait temps car les collectivités, qui ont créé 60 % des places en EAJE en 2015, demandent un message politique clair. « On s’interroge sur l’avenir de la politique familiale et son manque de lisibilité », se plaint Pierre-Christophe Baguet, maire de Boulogne-Billancourt (116 800 hab.).

Pour cet élu, la prestation de service unique (PSU), qui oblige les gestionnaires d’EAJE à facturer à l’heure de présence de l’enfant, n’est guère compatible avec l’accueil de familles en situation de pauvreté. « On se retrouve avec des familles défavorisées qui ne prennent plus la peine de mettre leur enfant à la crèche. Pour la ville, c’est 650 000 euros de recettes en moins ! » dénonce-t-il.

Critères d’attribution transparents

De fait, depuis 2013, les gestionnaires d’EAJE sont pris en étau entre deux injonctions contradictoires. D’un côté, encourager l’accueil en crèche d’enfants issus de familles défavorisées, avec un seuil minimal de 10 % fixé par le Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. De l’autre, permettre aux parents de ne payer que les heures d’accueil effectif, pénalisant les établissements qui ne parviendraient pas à combler les « trous ». « Nous avons la contrainte, sans l’accompagnement financier », résume Mickaël Deschamps, directeur adjoint de la petite enfance à Nantes (292 700 hab.). Ce qui encourage nombre de gestionnaires à privilégier des familles en accueil régulier, plus simples à gérer.

Le gouvernement réfléchit donc à la façon d’obtenir une meilleure équité d’accès en crèches pour les familles les plus démunies, ce qui passe par une meilleure transparence. « Nous sommes tous relativement d’accord pour dire qu’un effort doit être fait sur la publication des critères d’attribution des places », martèle le maire d’Arras (40 800 hab., Pas-de-Calais), Frédéric Leturque, coprésident du groupe de travail sur la petite enfance dans le cadre de la Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté. Or, avec seulement 7 600 places nettes créées entre 2014 et 2015, selon le rapport annuel 2016 de l’Observatoire national de la petite enfance, « cela nourrit un sentiment d’injustice ou d’arbitraire, ce qui n’est pas souhaitable », pointe Agnès Buzyn.

Guichet unique et scoring des familles

La transparence des critères et l’équité d’accès sont des sujets sur lesquels se penchent plusieurs villes. A Nantes, un guichet unique « petite enfance » a été créé pour les inscriptions en EAJE municipaux, associatifs et mutualistes. Les familles peuvent ainsi choisir jusqu’à quatre crèches municipales et autant d’associatives. « Ce sont les directeurs d’établissement qui gèrent ensuite l’attribution des places disponibles », explique Mickaël Deschamps. Les EAJE municipaux respectent des critères de priorité pour les familles monoparentales, à faibles revenus, confrontées au handicap ou encore en insertion. « Ces dossiers, nous allons les étudier en premier, assure le directeur adjoint. Ensuite, pour compléter, nous prendrons les autres familles selon la mixité de tranche d’âge. »

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