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Changement climatique

Face à la crise écologique, inventer les solutions à l’échelle des territoires

Publié le 20/03/2018 • Par Alizée Guilhem • dans : France

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WWF
"+1.5°C, subir ou innover ?" Telle était la question posée lors d'un colloque organisé à Paris par l'Association des journalistes de l'environnement (AJE) et l'institut I4CE, le 13 mars. Un thème qui faisait écho aux problématiques évoquées lors de la célébration des 30 ans du groupement intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC), qui se tenait un jour après, et qui posait la question des démarches à adopter dans ce contexte. Pour les collectivités mobilisées sur leurs territoires, ce fut l'occasion de partager leurs expériences.

« Certains territoires se positionnent dans un discours plus ambitieux que celui de l’État. Nous devons mieux nous en servir, comme des laboratoires », a reconnu Hélène Peskine, secrétaire permanente du Plan urbanisme, construction et architecture (PUCA), lors du colloque organisé le 13 mars par Climate Chance. Elle a également souligné le rôle des collectivités territoriales pour « rester proches des gens », alors que les problématiques posées par la transition écologique ont tendance à créer des stratégies à dominante technologique, éloignés des préoccupations quotidiennes et du ressenti des citoyens.

Premier exemple d’un territoire qui a encouragé l’innovation : dès 2011, la région Aquitaine (puis Nouvelle Aquitaine) soutient Hervé Le Treut, chercheur climatologue, qui s’associe à plusieurs scientifiques aquitains pour lancer un comité scientifique régional sur le changement climatique.

Se donner une image du territoire face au changement climatique

A l’origine de ce projet, renommé AcclimaTerra à la création de la nouvelle région, il y avait « l’idée de se donner une image de ce qu’est notre région face au changement climatique », explique le scientifique. « Tous les territoires sont prisonniers de ce qui se passe à l’échelle globale, et sont porteurs de vulnérabilités très différentes, peu identifiées à l’heure actuelle ».
Le premier rapport du comité, remis à la région en 2013, dressait principalement un état des lieux des enjeux identifiables sur le territoire aquitain face aux évolutions prévisibles du climat.

Un second rapport devrait paraître en juin 2018. Il portera principalement sur les perspectives d’adaptation et d’atténuation du changement climatique à l’échelle de la région. Le scientifique insiste sur la nécessaire pérennité de la démarche : « Nous avons besoin d’expertise à l’échelle de nos territoires, en plus de celle du GIEC – qui repose sur le consensus scientifique mondial ».

Mais il explique également à quel point la recherche est en construction dans ce domaine : « Les bases de données qui permettraient un suivi systémique des territoires n’existent pas, il y a aujourd’hui une science manquante ». Et regrette les lacunes des programmes de recherche, face à ce besoin de développement de nouveaux outils.

Par ailleurs, il rappelle que certains phénomènes inhérents au changement climatique – comme l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, sont en général mal compris par le public. Mais se réjouit du rôle des régions sur ce plan-là aussi : « La valeur d’éducation est une valeur importante, et la dimension régionale renouvelle cet aspect du problème ».

Deuxième exemple, à l’échelle d’une métropole : sur le territoire du Grand Lyon, l’étape de diagnostic a rapidement débouché sur des actes. En effet, dans le cadre du Plan climat énergie territorial (PCET), des actions ont été mises en œuvre dès 2010 pour réduire les impacts sur l’environnement du territoire métropolitain. Bruno Charles, vice-président de la métropole en charge du développement durable, de la biodiversité et de la politique agricole, a fait un retour enthousiaste de son expérience.

Embarquer tous les acteurs du territoire

D’abord, les métropoles, en tant que maîtres d’ouvrage, peuvent déjà apporter leur pierre à l’édifice des solutions à développer. L’élu écologiste a ainsi rappelé les bases, comme par exemple la végétalisation des agglomérations, méthode « la plus efficace pour lutter contre l’îlot de chaleur urbain ». C’est l’une des grandes lignes inscrite au PCET du Grand Lyon, avec pour objectif de planter 3000 arbres par an (1000 en renouvellement, 2000 en supplément). Dans toute opération d’urbanisme, la question « qu’est-ce qu’on plante ? » est donc posée, avec la question sous-jacente du choix des espèces adaptées aux évolutions du climat.

La végétalisation des toits reste plus difficile à développer à grande échelle, alors qu’en termes de confort l’été, « l’isolation contre la chaleur est primordiale ».

Finalement, « le retour de la nature en ville est la clé, martèle l’élu. Il y a encore quelques personnes qui trouvent que c’est de l’argent public gaspillé, mais le plus grand nombre apprécient les opérations, pour le plaisir de la ville qu’elles font naître ».

Par contre, pour atteindre des objectifs pour lesquels la collectivité n’a pas toutes les commandes en main, l’enjeu consiste à nouer des relations partenariales avec le secteur privé. C’est peut-être l’un des axes de travail les plus forts pour le Grand Lyon dans l’application de son PCET. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre notamment, la métropole a travaillé à son niveau sur les transports en commun, mais elle est aussi parvenue à emmener dans son sillage des partenaires institutionnels et des industriels qui se sont engagés pour diminuer leurs émissions.

Selon Bruno Charles, ces partenaires sont loin d’être récalcitrants : « Les territoires qui s’en sortiront, y compris économiquement, seront ceux qui auront su inventer les solutions à la crise écologique. Les industriels le savent : ce sont eux qui m’ont aidé à convaincre les élus de voter le PCET à l’unanimité, et pas l’inverse ».

Pour les métropoles de l’ensemble du territoire national, ces premières expériences viennent enrichir la démarche imposée par les nouveaux « Plans climat air et énergie territoriaux » (PCAET). A l’image de Rouen Métropole Normandie, qui a lancé fin 2017 sa « Cop 21 locale », projet qui semble réunir les deux initiatives décrites ci-dessus. D’une part, avec la création d’un « GIEC local » présidé par Benoit Laignel (professeur à l’Université de Rouen). Et d’autre part, avec la mise en service de différents outils d’accompagnement des démarches individuelles et collectives qui peuvent concourir à atteindre les objectifs ambitieux que s’est fixée la collectivité et à ancrer le PCAET dans le quotidien des citoyens et des acteurs économiques.

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