Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

[OPINION] SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Pourquoi le monde rural doit-il continuer à mourir sur la route ?

Publié le 19/03/2018 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Fotolia_53816795_M recadré ©_celeste_clochard_-_Fotolia_com
celeste clochard - Fotolia
Ils ne lèveront pas le pied. On ne leur volera pas un droit chèrement acquis à coup d’accélérateur. Ils se battront pour pouvoir continuer à écraser librement le champignon. Et ils le font savoir haut et fort.
Jehanne Collard

Jehanne Collard

avocate «engagée depuis plus de trente ans pour la défense des droits des victimes »

Ils ne lèveront pas le pied. On ne leur volera pas un droit chèrement acquis à coup d’accélérateur. Ils se battront pour pouvoir continuer à écraser librement le champignon. Et ils le font savoir haut et fort.

A la tête de ce glorieux combat, on ne trouve plus seulement l’habituel lobby des chauffards mais, cette fois, des gens importants, responsables : les présidents des conseils généraux de l’Aube, de l’Allier, du Cantal, du Jura, du Nord ou de l’Yonne… Pas moins de 28 départements ont répondu à l’appel. Ce sont 28 élus, représentants du peuple, qui, forts de leur légitimité, ont écrit au Premier ministre pour l’adjurer de renoncer au projet liberticide d’abaisser à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur les routes départementales à double sens.

Camouflet pour le monde rural

A les entendre, l’initiative du gouvernement est discriminatoire vis-à-vis de la province, clairement visée par la mesure. Limiter la vitesse sur les routes départementales serait un camouflet pour un monde rural plus attaché au champignon que tous ces habitants des métropoles coincés dans leurs embouteillages. Seule la possibilité d’atteindre les 90 km/h pourrait venir à bout des insupportables distances de notre Hexagone, réduire les trajets quotidiens pour se rendre au travail.

J’ai le plus grand respect pour les élus du peuple, mais cette lettre ouverte me semble allier une grande méconnaissance des données de la sécurité routière avec la pire des démagogies. J’ai du mal à comprendre pourquoi le monde rural devrait continuer à mourir sur les routes. Les lois de la physique sont les mêmes à Paris et en province. Plus la vitesse est élevée, plus le choc entre deux véhicules est violent, plus le risque de laisser sa vie ou son autonomie dans l’accident est grand.

Au-delà de ces cruelles évidences, je songe à tous ceux que l’on n’entend pas dans ce concert de protestations, tous ceux qui n’ont pas d’élus pour les défendre parce qu’ils ne voteront plus. L’Allier : 41 morts sur la route en 2016. Une hausse de 38 % dans le Cantal (en augmentation de 37 % sur les sept dernières années), de 26 % dans le département du Nord. Alors même que la mortalité sur les routes a baissé de 12 %, dans le même temps, au niveau national. Le département du Jura arbore le triste de record de 103 morts par million d’habitants, celui de la Haute-Marne atteint le taux de 97. L’Yonne, celui de 95. La moyenne française est tombée, pourtant, à 54 tués par million d’habitants en 2016.

Faire reculer la mort sur la route

On meurt beaucoup trop sur nos départementales. Ce sont les voix de ces familles endeuillées, de ces vies à jamais mutilées que devraient relayer nos élus. Que les responsables des 74 autres départements, ceux qui, majoritairement, ont refusé de signer l’appel à la vitesse, soient ici remerciés. Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir à la tête de notre pays des hommes et des femmes résolus à faire reculer la mort sur la route. On peut certes débattre des solutions qu’ils avancent. Mais il est indigne de nier, à coup d’arguments démagogiques, l’urgence de gagner ce combat.

Thèmes abordés

8 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Pourquoi le monde rural doit-il continuer à mourir sur la route ?

Votre e-mail ne sera pas publié

baclad78

19/03/2018 11h15

Comment peut-on soutenir de pareilles décisions. On sait bien qu’après 80 km/h il y aura 70, 60 …
Pour avoir de moins en moins de morts sur les routes, il faut interdire la vitesse et donc interdire de circuler. Même les véhicules autonomes seront responsables de morts. Quelle stupidité de défendre cette mesure.

ssrw38

19/03/2018 11h38

Je veux bien entendre que les associations de victimes d’accidents militent pour une réduction de la vitesse. Mais est ce le problème de fond ? Ces associations de leur côté ont elles un vrai bilan des vitesses retenues lors des accidents dont elles déplorent des victimes ? Ne s’agissait il que d’accident dans lesquels tous les conducteurs respectaient le 90 ou 130 sur autoroute ? En en ville ces mêmes chauffards roulaient ils tous à 50 ? Permettez moi d’en douter.
Dans certaines communes on est passé à 30 en ville. Pensez vous vraiment que les conducteurs qui ne respectaient pas le 50 respectent plus le 30 ? Ces mêmes fous du volant qui ne respectaient pas les feux rouges ou les stop ne le font pas plus à 30 et les franchissent toujours allègrement à plus de 50. Ce n’est pas d’une baisse de la vitesse autorisée dont il est nécessaire mais bien d’une vraie répression plus fréquente et ‘partout’ pas seulement où ça ‘rapporte gros pour pas cher’. Taper au porte monnaie, confisquer les véhicules (mêmes de société ou professionnel), invalider des permis pour de vraies bonnes raisons de mise en danger de la vie d ‘autrui cela devrait être dissuasif. Puis, re contrôler plus souvent les automobilistes justes pour vérifier permis, assurance, contrôle technique etc…, je n’ai rien à cacher et j’accepte volontiers d’être contrôlé et je trouve même que je n’y suis pas assez me laissant craindre que beaucoup de chauffards irresponsables ne soient sur les routes et ne mettent en permanence ma vie ou celle de mes proches et surement les vôtres en grave danger.

john.tchance

19/03/2018 01h00

Pour commencer, ne pas d’accord ne signifie pas être un gros con stupide amoureux de la visite. Merci madame de respecter les autres. Votre discours sera plus credible. La limitation de la vitesse ne concerne pas seulement des toute petite route de campagne mais aussi les anciennes nationnales et les departementales. Je pense que la repression routière avec le 80 va attreindre des sommets stupides. Traquer l’automobiliste a ce niveau la est deraisonnable. C’est plus que le dealer de coke.

fra

20/03/2018 10h00

Encore une fois une solution qui veut traiter les symptômes et pas les causes!!!
Quel ton condescendant et manque d’écoute des véritables problèmes et besoins…Vous parlez chiffre et bilan de la sécurité routière….et si la solution visait plutôt à régler la cause de ces accidents? la cause de ces accidents n’est pas la vitesse, il s’agit plutot d’un facteur aggravant les symptômes de l’accident.
Etant utilisatrice quotidienne des routes de campagne, je peux vous affirmer que les dangers sur la route et accidents évités sont liés:
– aux conducteurs imprudents (vitesse anormalement élevée et dépassements inconscients, téléphone au volant, ivresse et stupéfiant). La limitation de vitesse à 80km/h n’y changera rien/n’est pas la bonne solution pour ces comportements accidentogènes.
– aux conducteurs aux réflexes et conduite dangereuse…malheureusement, nombre de nos ainés ont des conduites dangereuses: perte de vitesse pour les réactions, oubli de marquer les stop et céder le passage, difficulté à prendre connaissance des panneaux de signalisation et agir en conséquence > nombre de comportement involontaire certes mais fortement accidentogène. Encore une fois, baisser la vitesse à 80km/h n’est pas la bonne solution, et la solution à trouver n’est pas simple…

Facile

20/03/2018 10h07

Je vais donner raison à Mme Jehanne Collard quand elle affirme qu’un choc entre deux véhicules à vitesse réduite en diminue les conséquences.

Néanmoins, je vais me permettre de donner un petit cours de physique qui va démontrer l’absurdité de la mesure à 80 km/h.

Quand vous vous préparer à obtenir votre permis de conduire, on vous apprend qu’en cas de choc frontal sur un objet fixe (un mur); donc avec un arrêt brutal, dès lors que la vitesse est supérieure à 60 km/h, la mort est inévitable. Donc il faut limiter la vitesse à 60 km/h.

Mais si l’on applique les lois de la physique (énergie cinétique) entre deux véhicules roulant en sens inverse à la même vitesse, on constate que les conséquences du choc sont proportionnelles au rapport entre les masses des deux véhicules.
Dans la pratique, les faits montrent qu’en cas de choc frontal entre un semi-remorque chargé et une voiture, le plus souvent le chauffeur du poids-lourd sort indemne de l’accident et ceux de la voiture sont morts!

La raison est simple: le rapport des masses est supérieur à 20. Cela a pour effet d’augmenter dans un rapport similaire les conséquences de l’accident.

Ainsi, de proche en proche on peut arriver à la conclusion que pour éviter tout accident mortel, la vitesse doit être limitée non pas à 60 km/h; mais à l’interdiction du déplacement des véhicules.
Il faut donc que l’Etat interdise aux véhicules de rouler!

Arrêtons cette absurdité! Nos spécialistes ne sont pas meilleurs que ceux des autres pays européens qui nous entourent sinon cela se saurait. Si nos spécialistes étaient les meilleurs, comment imaginer que les autres pays ne prennent pas les mêmes mesures que nous: limitation de la vitesse, ronds points plus que fréquents…

Bizarre, comme c’est bizarre… Aucun pays ne nous copie!
Déplacez-vous en Europe, vous verrez même que la vitesse sur les routes similaires à nos départementales est de 100 km/h?

Nos voisins sont-ils fous pour autant?

le temps de vivre

20/03/2018 01h57

Merci ! Enfin une voix, féminine normal !Merci pour tous ceux qui sont heurtés des propos machistes et surtout populistes de la pire espèces.
Comme si soudainement les assassins de la route n’étaient que des citadins, bientôt des bourgeois des quartiers parisiens. En province nous ne tuons pas de piétons !
Nous de buvons pas d’alcool non plus, et surtout jamais d’infractions.
Quand comprendrons nous qu’un véhicule peut-être pire qu’une arme.
Tuer sans intention, pas comme dans les grandes villes !!!

ratonus

20/03/2018 04h48

Même si tout a été dit dans les commentaires précédents, je ne peux m’empêcher de m’adresser à Mme Collard.
Il est peu probable que la baisse de la vitesse à 80 km/h change fondamentalement la mortalité sur les routes.
Quelles sont les conclusions de l’expérience menée dans l’Yonne et la Nièvre sur la RN 151?
Pas de données publiées !!
Dans l’Yonne, puisque le département est cité dans l’article, on peut constater de nombreux comportements dangereux, vitesse excessive (120 au lieu de 90 pour se rendre au travail le matin sur la RD 606), dépassements sur ligne continue, dans des virages, sans visibilité, dans le brouillard …
Et aucun contrôle routier digne de ce nom c’est à dire en roulant dans le flot de circulation.
Encore une fois, un gendarme posté au bord de la route ne peut voir tous ses comportements dangereux.
C’est sur ce point qu’il faut agir. Renforcer les contrôle SUR la route et pas au bord.
Monsieur le Premier ministre, venez constater vous même ces comportements dangereux sur les route …

mac

22/03/2018 10h04

J’ai relevé dans les commentaires précédents contradictoires à Madame COLLARD beaucoup de bon sens et de notions avec lesquelles je suis d’accord.
J’insiste tout particulièrement sur le caractère biaisé de la démonstration qui consiste à compter les morts dans les départements ruraux : de quoi sont-ils morts? d’aller trop vite ou d’aller trop vite sur une route humide/verglacée/ par temps de brouillard, à cause de l’état défectueux de la route, d’une conduite dangereuse etc.?
Ici en Lozère nous avons « beaucoup » de motards qui meurent tous les ans, en particulier des touristes l’été, notamment à cause d’une vitesse inadaptée par rapport à la route (et on parle là de passer un virage à 50 et pas à 80 ou 90!). Donc cette statistique est fallacieuse, d’autant plus si on la rapporte à une seule année de référence. J’ai encore en mémoire comment le préfet a dû monter s’expliquer au Ministère à cause du doublement des morts sur la route!! On était passé de 1 à 2 (ou de 2 à 4 un truc comme ça), alors en % c’est énorme c’est sûr, mais quand même…
En revanche ce qui est certain c’est que pour ceux qui n’ont pas le choix (parce qu’à part la voiture, il n’y aucun moyen de transport…), et qui roulent régulièrement ils seront donc contraints à perdre plus de temps sur les voies (j’ai déjà 40 minutes de route pour aller bosser) ou à perdre des points en cas de contrôle.
L’automobiliste rural, qui n’a pas le choix, commence à trouver la facture un peu lourde : les taxes diverses (dont carburant), les nouveaux contrôles technique plus chers, l’assurance etc. On trouvera bientôt sur nos routes plus de gens sans assurance, sans contrôle technique, roulant au gas-oil agricole etc parce que ça devient juste impossible pour les petits revenus de se déplacer au prix actuel et que l’alternative sera de rejoindre les métropoles ou de rester chez soi.

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X