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Démocratie participative

Aux rencontres nationales de la participation, le local à l’honneur

Publié le 08/03/2018 • Par Brigitte Menguy • dans : France

citoyen-participation-connectes
Julien Eichinger - Fotolia
La Métropole de Lille accueille les 6, 7 et 8 mars 2018 les rencontres nationales de la participation. Au programme de cette seconde édition : l’innovation démocratique au service des territoires. L’occasion de valoriser et de questionner les pratiques territoriales de la démocratie participative.

3 jours de débats, 36 ateliers, 3 visites de terrain et 700 participants. Pour leur seconde édition, les rencontres nationales de la participation peuvent prétendre à être érigées comme « le » lieu d’échanges entre tous les acteurs du débat public et de la concertation en France.

« Nous souhaitons refléter durant ces trois jours la diversité des pratiques, des expériences et des thématiques que le champ de la participation englobe » a énoncé Bertrand Pancher, député UDI de la Meuse et président de « Décider ensemble », organisateur principal de l’évènement, dans un propos introductif à la plénière d’ouverture du mercredi 7 mars.

Aller chercher les citoyens

Intervenant lors de la session plénière d’ouverture, Laurence Monnoyer-Smith, Commissaire générale au développement durable, a rappelé que le déséquilibre dans l’accès aux dispositifs de démocratie participative selon les territoires est important. « C’est un vrai sujet car la participation citoyenne devrait irriguer l’ensemble de l’Hexagone et c’est à nous d’aller chercher l’ensemble des citoyens et non de se reposer, par facilité, sur leurs porte-paroles » explique la Commissaire.

Aller chercher les citoyens, mobiliser les publics absents de la participation sont autant de problématiques qui ont été soulevées lors de cette session mais aussi plus tard dans la matinée lors du débat public « peut-on encore intéresser les citoyens à la vie publique ».

« On se pose cette question aujourd’hui car le citoyen boude les urnes » explique Loïc Blondiaux, professeur à l’Université de Paris 1. Car selon ce dernier, « il faut adapter les outils démocratiques au changement de culture politique des citoyens ». « La voie électorale est dépassée ? Choisissons la voie procédurale afin de faire participer les citoyens directement au sein des procédures décisionnelles » semble dire ce chercheur en démocratie participative qui a également défendu la thèse selon laquelle l’éducation à la citoyenneté doit être organisée dès le plus jeune âge.

Démocratie participative vs. démocratie représentative

Pour autant, la démocratie représentative a toujours lieu d’être. Selon Emeric Bélier, directeur de l’Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès, « il ne faut pas opposer démocratie participative et démocratie représentative car la première a besoin de la seconde pour fonctionner ».

Toutefois, cet observateur de la vie politique admet que la démocratie participative se confronte parfois, non sans heurts, à la démocratie représentative. « Je me rappelle que lorsque le projet de loi Pour une République numérique est arrivé – avec beaucoup – de retard au Parlement, les élus ont râlé. Car ce retard était dû à la concertation citoyenne dont le texte avait été l’objet et qui a donc, du fait d’une procédure législative pas adaptée, été réalisée au détriment de la démocratie représentative qui a eu moins de temps pour débattre du texte ».

La solution serait donc de réformer les procédures actuelles pour y intégrer celles de démocratie participative. « Il faut transformer les corps constitués afin qu’ils n’aient plus le monopole de la démocratie » explique Loïc Blondiaux.

Une solution qui ne plaît pas entièrement au troisième intervenant à ce débat public, Yves Sintomer, professeur de Science politique à l’Université de Paris 8 pour qui, la réforme des corps intermédiaires ne suffira pas : « il faut mettre en place des référendums législatifs décisionnels, des fonds pour aider la démocratie participative dans les quartiers… ».

Former à la participation

Parmi les autres temps d’échanges de la journée de mercredi, celui sur le recours au numérique dans les processus de participation a attiré de nombreux participants. Véritable effet de mode, les plateformes citoyennes qui permettent de faire participer les habitants d’un simple clic séduisent nombreuses collectivités. Car si la démocratie numérique « permet de faire participer des personnes qui ne se déplacent en réunions publiques » comme le souligne Bassem Asseh, adjoint du maire de Nantes chargé du Dialogue citoyen, elle n’est pas innée.

Selon Damien Monnerie, co-fondateur et directeur de l’association « Innovons pour la Concertation sur Internet » qui développe des sessions de démocratisation du numérique auprès des collectivités, il faut avant tout « outiller les citoyens pour qu’ils puissent utiliser les process de la démocratie participative ».  Et les citoyens ne sont pas les seuls à qui, il est nécessaire d’apporter des outils. Comme le souligne, Amélie Banzet, « diffuser la culture de la participation est un impératif aussi au sein des administrations ». Selon cette responsable du pôle « Gouvernement Ouvert » au sein de la mission Etalab, « les agents publics ne savent pas encore gérer la conciliation entre leur devoir de réserve et  leur envie de participation ».

Dans la salle, les questions sont plutôt pratico-pratiques : un élu s’interroge sur l’anonymat des participants à un vote numérique, un autre rappelle qu’il n’y a pas de démocratie numérique sans accès au numérique… Une remarque soutenue par le président du Conseil économique, social et environnemental, Patrick Bernasconi qui, en guise de conclusion, rappelle que : « décider ensemble demeurera un vœu pieu si la fracture numérique n’est pas résolue ».

 

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