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Ubérisation

Startups de territoire : quand les collectivités s’inspirent des acteurs de l’économie collaborative

Publié le 07/03/2018 • Par Gabriel Zignani • dans : France

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peshkova - Fotolia
Changer de méthodes et s'inspirer des acteurs de l'économie collaborative pour améliorer le service rendu à l’usager. C’est l’objectif des startups de territoire, qui pointent le bout de leur nez dans plusieurs collectivités territoriales, sur le modèle des startups d'Etat hébergées par la Dinsic.

Cet article fait partie du dossier

Le pari de l'économie collaborative

«Les acteurs de l’économie collaborative s’améliorent en continu, tout en s’inquiétant perpétuellement du confort de leurs clients. Si les collectivités ne se mettent pas au niveau, de nouveaux acteurs le feront à leur place », avance, en premier constat, Pierre Pezziardi, entrepreneur en résidence à la Dinsic (direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’Etat).

Celui qui est aussi l’animateur de l’incubateur de startups d’Etat recommande donc aux collectivités de s’inspirer des méthodes de l’économie collaborative pour améliorer le service public avant que des plateformes ne viennent « les exploser » dans certaines de leurs missions.

Pour une action centrée sur l’usager

Pour y arriver, l’objectif côté collectivité est simple : recentrer son action sur l’usager. Pierre Pezziardi préconise un changement de culture. Il s’agit de mettre en place des démarches agiles, en s’appuyant sur les agents, qui sont finalement les mieux placés pour constater les dysfonctionnements du quotidien. Il faut ainsi mettre en place « une culture de l’amélioration continue au service des usagers. Faire de la mutabilité du service public une réalité ».

Pour implanter cette approche dans l’administration, l’Etat expérimente depuis 2013 une nouvelle manière de construire des services publics. Le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) a mis en route des petites structures appelées « startups d’Etat », désormais en incubation auprès de la Dinsic. De petites équipes de deux à quatre personnes sont constituées autour d’un agent qui a constaté un problème dans le rendu d’un service public, et qui a une solution pour le corriger. C’est cet « intrapreneur » qui porte le projet. Il est d’ailleurs « exfiltré » afin de pouvoir s’y consacrer pleinement.

Les startups d’Etat

Beta.gouv.fr, c’est le nom de l’incubateur de services publics numériques de la Dinsic. Sur le site du même nom sont recensés tous les projets arrivés à terme ou en cours de réalisation. Il est donc possible d’y explorer les 51 startups d’Etat, de « Aides-territoires », qui vise à faciliter l’accès aux aides pour les projets de territoire, à « FranceConnect Agent », qui permet d’identifier les agents du service public et les élus avec un compte unique.

Ces structures sont financées par l’administration (à hauteur de 200 000 euros maximum), « mais évoluent en marge, en totale autonomie », relate Pierre Pezziardi. Le but étant « qu’elles fassent un pas de côté pour s’extraire des règles classiques qui peuvent freiner l’innovation et qu’elles ne reproduisent pas ce qui existe déjà ». Plusieurs services publics ont émergé de ce programme, les plus connus étant le service « marché public simplifié » (MPS) et « mes-aides.gouv.fr ».

Le concept vient d’être étendu aux collectivités. Trois startups de ville ont été mises en route à Paris début 2017. L’une d’elle a pour objectif de recenser sur un portail les aides et services compétents en matière d’aide à la personne. Une autre souhaite faciliter la gestion des vacataires pour le périscolaire. En fin d’année, le Pas-de-Calais s’est lancé, avec, par exemple, une plateforme de mutualisation de l’outillage entre différents services.

Et une mise en pratique rapide

Pour toutes ces structures, Pierre Pezziardi insiste sur la nécessité de placer « le produit » le plus tôt possible sur le marché. Et ce, « même si le projet est encore imparfait ou en version bêta ». Les intrapreneurs doivent expérimenter leur projet en le confrontant à la réalité, ce qui permet de le stopper rapidement s’il « ne prend pas » auprès des usagers. Selon lui, au bout de six mois, « il faut réaliser une enquête auprès des usagers du service. S’ils ne sont pas satisfaits, ou trop peu nombreux, il faut tout arrêter ». Toute une philosophie.

« Le passage à l’échelle est le principal enjeu »

Emmanuel Grégoire, adjoint (PS) à la maire de Paris, chargé du budget, du financement et de la transformation des politiques publiques, explique que la démarche lancée par la ville de Paris va être confrontée à de nouvelles difficultés : « Nous avons lancé trois projets de startups de ville début 2017, qui sont tous en bonne voie. Mais nous arrivons au stade où il faut insérer le dispositif dans l’écosystème standard de la collectivité. C’est le passage à l’échelle, pour lequel une forte volonté politique s’impose. C’est là le principal enjeu, car, en généralisant la méthode qui a été développée en marge du fonctionnement de la ville, on change le métier de très nombreuses personnes. Ceci explique la réticence de certains agents, qui peuvent avoir peur de perdre leur emploi. Mais l’enjeu de la désintermédiation par la transformation numérique, c’est de simplifier la vie des usagers… et celle des agents. Elle nous permettra de recentrer notre action sur les situations les plus délicates, comme l’accompagnement des personnes en difficulté. »

Cet article fait partie du Dossier

Le pari de l'économie collaborative

Sommaire du dossier

  1. Ubérisation : ce far west où les collectivités commencent à répliquer
  2. L’économie collaborative, une mine d’opportunités
  3. Quand les collectivités s’emparent de l’économie collaborative
  4. Startups de territoire : quand les collectivités s’inspirent des acteurs de l’économie collaborative
  5. Domaines skiables : tout schuss vers l’ubérisation ?
  6. Numérique : « Il ne faut pas être naïf face aux discours des grandes plateformes »
  7. Economie collaborative : le « partage », une carte à jouer pour les territoires ?
  8. Collaboratif made in France : le futur de la délégation de service public ?
  9. Ces collectivités qui essaient le covoiturage de bambins ou le partage dans un village
  10. Economie collaborative : les collectivités demandent des clarifications à Bruxelles
  11. « Si les acteurs publics n’investissent pas dans l’économie collaborative, les modèles capitalistiques classiques le feront »
  12. « Le collaboratif, c’est aussi une posture d’action publique » – Clément Mabi
  13. Airbnb : un modèle qui bouscule les communes
  14. Débat Pascal Terrasse – Akim Oural : L’Etat, prescripteur ou observateur de l’économie collaborative ?
  15. Economie collaborative : « Nous ne partageons que ce qui fonctionne » – Lee Hoiseung
  16. « L’économie collaborative interroge les collectivités » – Antonin Léonard
  17. Régulation de l’économie collaborative et rôle de l’Etat : aux armes, territoires !
  18. Economie collaborative : guide des bonnes pratiques à l’usage des collectivités
  19. [Data] Airbnb squatte les villes touristiques
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