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Finances

Des piscines et centres aquatiques à la dérive, selon la Cour des comptes

Publié le 07/02/2018 • Par David Picot • dans : actus experts technique, France

Chabanne & Partenaires architectes / photo : Studio Erick Saillet
La Cour des Comptes s’est penchée sur la situation des piscines et centres aquatiques français. Elle dresse un tableau particulièrement sombre sur fond de vétusté d’équipements détenus majoritairement par des collectivités. Et de situations financières catastrophiques.

Cet article fait partie du dossier

Equipements sportifs : une nécessaire cure de jouvence

Une étude auprès de 69 collectivités territoriales en France, plus de cent piscines et centres aquatiques ayant enregistré 14 millions d’entrées en 2015, passées au crible, et une conclusion cinglante : « L’offre des piscines et centres aquatiques publics sur le territoire répond à un modèle ancien et leur financement devient complexe au regard de leur déficit, ce qui impose que leurs modalités d’exploitation techniques et financières soient sérieusement améliorées ».

Dans un rapport rendu public ce 7 février 2018, la Cour des Comptes se penche sur l’obsolescence non programmée ni même anticipée, des piscines et centres aquatiques du pays (1).

Inégalités territoriales

Un pays dans lequel l’offre française est pourtant supérieure à celle de certains pays limitrophes : un bassin de pratique de la natation pour 10 000 habitants en France contre 0,88 en Angleterre. La Cour pointe toutefois une inégalité territoriale au niveau des espaces périurbains qui accueillent 22 % de la population nationale mais seulement 14% des équipements aquatiques. Dans les communes disposant d’un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), le taux d’équipement par habitant y est inférieur de plus de 40 % à la moyenne nationale.

Vétusté et inadaptation

Ces disparités s’expliquent notamment par le fait que 82% des 4 135 piscines et 6 412 bassins sont la propriété des communes ou EPCI. Et bien que cela ne fasse pas partie de leurs compétences obligatoires, un grand nombre sont aujourd’hui confrontées à des problématiques de rénovation ou de reconstruction. La moitié des équipements a en effet été érigé avant 1977. Résultat, l’offre de piscines est aussi « inadaptée aux nouvelles attentes du public ». Ou plutôt des publics entre les scolaires, les associations sportives et les pratiquants individuels. « Il importe (…) que les collectivités territoriales définissent mieux, en lien avec les publics concernés, leurs priorités d’accueil », glisse-t-elle.

Ce qui signifie également améliorer « l’ingénierie technique, qui fait parfois défaut. (…) Plus encore que pour d’autres projets d’équipement, il est essentiel de bien anticiper les caractéristiques architecturales, les besoins et les capacités contributives des usagers, les normes, notamment d’hygiène et de sécurité », insiste la Cour des Comptes qui préconise par ailleurs « un transfert de ces équipements à l’intercommunalité. Histoire de « s’assurer une programmation à une échelle territoriale plus conforme aux besoins des populations ».

Des finances dans le rouge

L’institution appelle également à mieux anticiper « les contraintes en matière budgétaire et de ressources humaines ».  Car aujourd’hui, le « financement de ces équipements, structurellement déficitaires » est assuré par les communes. « Aucune piscine ni aucun centre aquatique public examiné dans le cadre de l’enquête ne présente un résultat d’exploitation équilibré ou excédentaire ». Le niveau de déficit moyen des piscines contrôlées est de 640 000€ par an. « Le déficit d’exploitation des piscines représente en moyenne 25% de l’épargne brute des collectivités propriétaires », ajoute la Cour des Comptes. Un constat d’autant plus inquiétant que « les modalités d’exploitation sont largement perfectibles », alors que 85% de ces équipements sont pilotés en gestion directe. La Cour cite la communauté d’agglomération Grand Calais, Terres et Mers (Pas-de-Calais, 104 680 habitants) qui « ne procède à aucune analyse du coût de fonctionnement des deux piscines présentes sur le territoire intercommunal ». Même constat pour la ville de Paris qui exploite trente piscines en régie directe. « Elle ne connaît pas précisément le coût de fonctionnement de ces équipements et elle n’est pas en mesure d’établir leurs coûts individuels d’exploitation ni leur besoin de financement » !

Quant au mode de gestion en délégation de service public – 30% des piscines mises en service depuis 2005 – « il n’est pas toujours bien maîtrisé par les collectivités », avec notamment un « contrôle de l’exécution des contrats « souvent superficiel ». La Cour des Comptes appelle donc les territoires concernés à « mettre en place une stratégie financière », digne de ce nom. Ce qui signifierait notamment, des tarifs d’entrée plus en rapport avec les contraintes subies. Facile à dire…

Cet article est en relation avec le dossier

Notes

Note 01 La différence entre les deux types d’équipements est précisée dans l’article D. 1332-1 du code de la santé publique. Une piscine est « un établissement ou une partie d'établissement qui comporte un ou plusieurs bassins artificiels utilisés pour les activités de bain ou de natation ». Un centre aquatique lui, regroupe au moins trois bassins ou plus de 1 200 m2 de surface de bassin. Retour au texte

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