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Cantines scolaires

Des menus bios obligatoires dans les cantines d’ici 2022

Publié le 01/02/2018 • Par Marie-Pierre Bourgeois • dans : France

cantine-bio-des-assiettes - unplusbio.org
unplusbio.org
Le projet de loi promis par Emmanuel Macron pour améliorer la qualité de l’alimentation dans les cantines scolaires a été adopté en conseil des ministres le 31 janvier. Au programme, deux obligations : des menus bios à 50% en 2022 et la mise en place d’un diagnostic obligatoire pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

Très attendu par les agriculteurs, redouté par la grande distribution, le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable va également compter dans les collectivités.

Directement issu des Etats généraux de l’alimentation qui a mis autour de la table producteurs, distributeurs, consommateurs, ONG et élus locaux, le projet de loi reprend donc les principales conclusions de ce grand raout qui s’est achevé le 21 décembre dernier.

Il contient plusieurs articles qui concernent directement les territoires. Alors que la restauration scolaire dans les écoles, collèges, lycées représentent plus de 3 milliards de repas par an, la restauration collective devra ainsi s’approvisionner avec « au moins  50% de produits biologiques, locaux ou sous signe de qualité à compter du 1er janvier 2022 ». Au moins 20% des produits devront être issus de l’agriculture biologique précise le texte.

50% de bio, un objectif difficilement tenable

Objectif pour le ministère : faire de la restauration collective un levier d’amélioration de la qualité de l’alimentation. Jacques Pélissard, pionner de l’alimentation durable dans les cantines scolaires et maire (LR) de Lons-le-Saunier (Jura) porte toutefois un regard nuancé sur le chiffre de 50% de repas bios.

« La nourriture biologique est une nécessité si elle est couplée à des produits locaux. Faire venir des carottes bios des Pays-Bas ou du Brésil, je n’en vois pas l’intérêt », réagit ainsi  l’ancien président de l’Association des maires de France.

« Et puis ce chiffre de 50% est très élevée. En 18 ans de travail autour d’une restauration collective de qualité, nous n’atteignons que les 31%. Ce qu’il faut surtout, c’est accepter que cela prend du temps, tisser des relations de confiance avec les producteurs pour qu’ils créent une offre biologique et surtout une véritable volonté politique locale » continue-t-il.

L’enjeu limité de la lutte contre le gaspillage dans les cantines

Second grand axe du projet de loi qui concernera directement les collectivités : la lutte contre le gaspillage alimentaire. « La réalisation d’un diagnostic préalable à la démarche de lutte sera imposée aux acteurs de la restauration collective, privé comme public ».

Comprendre : les cantines scolaires devront estimer la quantité de nourriture qu’elles jettent, un chiffre qu’elles ne mesurent encore que rarement malgré le développement des projets alimentaires territoriaux.

L’enjeu est pourtant essentiel puisque la FAO, l’organisation des Nations-Unies en charge de l’alimentation et de l’agriculture estime qu’un tiers de la production alimentaire mondiale est jeté sans être consommé. Mais pour Jacques Baylet, président de la Banque alimentaire, le projet de loi passe à côté de la réalité du phénomène.

« La question n’est pas vraiment celle du gâchis dans la restauration collective mais plutôt dans les foyers. On estime que 50 à 70% du gaspillage alimentaire se passe dans les familles et pas du tout en restauration collective » explique cet expert.

Des élus préoccupés par le gâchis dans les assiettes

Un chiffre qui n’empêche pas les maires de vouloir s’emparer du sujet. Agnès Le Brun, la maire de Morlaix (Finistère) a ainsi expliqué lors d’un atelier consacré à l’alimentation du dernier Congrès des maires que « la priorité des maires aujourd’hui quand on parle d’alimentation, c’est d’abord et surtout le gaspillage dans les assiettes. »

Le don alimentaire sera également étendu à la restauration collective. « L’obligation de proposer aux associations caritatives habilitées » les restes des repas fait ainsi partie du projet de loi. Une contrainte qui laisse sceptique Jacques Pélissard.

« Pour moi, la priorité, c’est surtout de réduire le gaspillage en amont et non à la fin de la chaîne de la restauration collective. En donnant du pain de qualité bio aux enfants de nos cantines, je peux vous garantir que les corbeilles à pain sont vides à la fin des repas. Donner des produits de qualité à manger évite fortement le gaspillage. Et quand nous avons des denrées alimentaires en trop, nous les congelons » explique l’édile.

Pas question de récupérer des restes de piètre qualité

L’absence de modalités précises des dons alimentaires laisse également Jacques Baylet dubitatif. « Nous parlons de denrées très fragiles et il n’est pas possible d’aller chercher dans les cuisines centrales des aliments travaillés puis réchauffés. »

Et de préciser : « nous ne sommes pas là pour récupérer les restes alimentaires et des produits de mauvaise qualité que n’auraient pas voulu manger les enfants. » La direction que suit ce projet de loi semble donc être passé à côté des vrais enjeux du gaspillage.

Tout comme servir 50% de repas bios en 2022, la lutte contre les tonnes de nourriture jeté chaque année dans les cantines risque donc de s’avérer compliqué.

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