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Santé

Un dispositif d’organisation mutualisée qui renforce l’offre de soins de proximité

Publié le 08/02/2018 • Par Audrey Minart • dans : Innovations et Territoires, Régions

cabinet medical à Crevin (35)
François GOGLINS -Wikimedia Commons
Une solution pour lutter contre les déserts médicaux, l’engorgement des urgences et renforcer la prévention a été mise au point.

[Loir-et-Cher, 333 600 hab.] « En 2005, nous observions une diminution préoccupante du nombre de médecins de proximité, notamment dans les villages, et un engorgement croissant des urgences de l’hôpital, avec des patients qui ne relevaient pourtant pas d’une prise en charge dans une structure lourde », se souvient Patrick Expert, directeur adjoint de l’hôpital de Blois et fondateur du dispositif « Païs ».

De ce constat est née l’idée de proposer aux médecins une autre forme d’organisation leur permettant de contrôler davantage leur emploi du temps, dans un exercice moins isolé, et de limiter le recours aux urgences.

Agenda partagé

Ce qui, in fine, semble améliorer l’attractivité de la médecine de proximité. « Comme les médecins ont davantage de temps et d’envie de partager, ils s’investissent comme maîtres de stage et proposent à plusieurs internes une médecine de proximité à laquelle ils aspirent », observe Patrick Expert.

« Nous sommes passés de trois à sept généralistes pour notre commune de 2 600 habitants », remarque de son côté Jacques Paoletti, maire de Saint-Georges-sur-Cher, où le dispositif a été déployé pour la première fois récemment. « Ce succès nous laisse à penser qu’il est possible de faire venir des jeunes praticiens dans un contexte rural. » Et d’insister sur le fait que ce sont les médecins qui en ont été les acteurs, même si la commune est restée « à l’écoute ».
Mis en place en 2009 et soutenu par le conseil départemental de Loir-et-Cher et l’agence régionale de santé Centre – Val de Loire, Païs s’appuie sur 25 médecins généralistes de proximité qui exercent en libéral, regroupés par secteurs géographiques ou pays. « Nous ne demandons pas aux professionnels de se regrouper ou de financer des murs, puisque nous souhaitons garder cette idée de proximité. En revanche, nous modifions leur organisation », précise Patrick Expert.
Des compléments financiers, notamment abondés par le conseil départemental, soucieux de répondre au problème de démographie médicale, sont consacrés au recrutement d’assistantes, communes à plusieurs médecins d’un même pays. Elles sont formées au centre hospitalier de Blois au « filtrage des appels », et à diverses tâches administratives par l’assurance maladie. « Leur rôle est de faire gagner du temps aux médecins. Ils peuvent ainsi se consacrer davantage aux patients présents. »
Un agenda partagé est également organisé entre les médecins, qui peuvent échanger plus facilement entre eux les données de santé. Il est aussi demandé aux praticiens, à tour de rôle, de ne pas prendre de rendez-vous pendant une journée, pour se rendre disponibles aux demandes de soins non prévues.

Prévention et rééducation

L’objectif ? Eviter les arrivées systématiques au service des urgences de l’hôpital. En plus des actes en eux-mêmes, puisqu’il s’agit toujours de consultations, les médecins reçoivent 100 euros par jour. « Il s’agit de compenser un exercice moins aisé – puisqu’ils ne connaissent pas les patients –, et l’éventuel risque financier, au cas où personne ne consulterait », précise Patrick Expert. Cela permet de réinvestir du temps en prévention et rééducation. « Nous nous sommes aperçus que, quand les médecins invitaient leurs patients à des séances de ce type, ces derniers, participaient davantage. »

Chaque année, des thèmes de prévention sont favorisés : obésité, diabète… « Et puisqu’il n’y a pas d’acte, le dispositif Païs permet également le versement d’un complément financier. » Quand, en temps normal, aucune rémunération n’est prévue pour ce type d’intervention.

 

Contact : Patrick Expert, directeur adjoint de l’hôpital de Blois, expertp@ch-blois.fr

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