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Petite enfance

Les modes d’accueil des moins de 3 ans sont toujours à la peine

Publié le 24/01/2018 • Par Michèle Foin • dans : France

creche
Pink Sherbet Photography [CC BY 2.0], via Wikimedia Commons
Avec 56,6 places d’accueil pour 100 enfants de moins de 3 ans, l’offre d’accueil du jeune enfant stagne d’après les derniers chiffres de l’Observatoire national de la petite enfance. Le recours aux assistantes maternelles continue de baisser, pour la quatrième année consécutive.

C’est à Boulogne-Billancourt (116 927 hab. Hauts-de-Seine) que l’Observatoire national de la petite enfance a décidé de livrer les résultats de son dernier rapport, le 23 janvier 2018. Le maire de la ville, Pierre Christophe Baguet (LR), en a profité pour faire passer quelques messages à Isabelle Sancerini, présidente (CFTC) du conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) ainsi qu’à Vincent Mazauric directeur général, qui faisaient leur première apparition publique depuis leur arrivée récente à la tête de l’institution.

« On s’interroge sur l’avenir de la politique familiale et son manque de visibilité ! » a-t-il lancé, incitant la Cnaf à revoir sa copie à l’occasion de la prochaine Convention d’objectifs et de gestion (COG), qui doit prochainement être négociée. Au chapitre des récriminations : la facturation des usagers des crèches à l’heure, qui fait perdre à la 650 000 euros de recettes à la ville, et les aller-retour de la réforme des rythmes scolaires qui déstabilisent l’organisation des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE).

Moins de naissances en 2016

Le ton était donc donné, alors qu’il s’agissait pour les deux dirigeants de présenter des résultats plutôt moroses de l’accueil de la petite enfance. De fait, le nombre de naissances baisse en 2016 pour la 2ème année consécutive : 785 000 bébés sont nés en France en 2016 soit 14 000 de moins qu’en 2015. La France revient donc ainsi à son niveau de 1999.

Un tendance que Nathalie Blanpain, de l’Insee, explique par la combinaison de deux phénomènes : la diminution du nombre de femmes en âge de procréer et la baisse de la fécondité des femmes. Au 1er janvier 2017, la France compte donc 2,3 millions d’enfants de moins de 3 ans, soit 1,4% de moins que l’année précédente.

L’offre d’accueil stagne

En 2015, 56,6% des enfants de moins de 3 ans peuvent théoriquement bénéficier d’un mode d’accueil extérieur à la famille (EAJE, assistante maternelle, école maternelle ou salarié à domicile), soit seulement 0,5 point de plus qu’en 2014. Un chiffre plutôt médiocre, qui montre les difficultés de création de places d’accueil pour les moins de trois ans depuis 2013, malgré un fonds national d’action sociale (Fnas) richement doté (5,249 milliards d’euros de dépenses en 2015).

Les assistantes maternelles offrent 33,1 places pour 100 enfants de moins de 3 ans, l’école 4 places, et la garde à domicile, 1,7 place. Trois chiffres identiques à 2014. Les établissements d’accueil du jeune enfant, offrent quant à eux 17,8 places pour 100 enfants de moins de 3 ans, contre 17,3 places l’année précédente.

Les micro-crèches de plus en plus dynamiques

En décembre 2016, Daniel Lenoir, le précédent directeur général, se félicitait de la « reprise » de création de places en accueil collectif. Un an plus tard, les chiffres de l’Observatoire indiquent plutôt un timide frémissement, porté essentiellement par les micro-crèches financées par la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje). Leur capacité théorique d’accueil est passée de 17 000 places en 2014 à 21 700 en 2015, représentant  à elles seules plus de la moitié de l’augmentation de la capacité théorique d’accueil.

Sur le champ des établissements d’accueil uniquement financés par la prestation de service unique (PSU), le solde des places nettes a augmenté de 7600 places entre 2014 et 2015. Le secteur marchand représente 18% des places nouvellement créées, de même que les associations et mutuelles, tandis que les collectivités territoriales sont à l’origine de 60% des créations de places nettes. Des proportions qui n’évoluent pas par rapport à 2014.

La baisse du recours aux assistantes maternelles se poursuit

Si l’accueil individuel reste le mode d’accueil majoritaire pour les enfants, les parents ont de moins en moins recours aux services des assistantes maternelles, et ce depuis 2014. Cette baisse se confirme à nouveau en 2016 avec 8 500 parents employeurs de moins qu’en 2015. Le nombre annuel d’heures déclarées par ces employeurs diminue également pour la quatrième année consécutive, avec une baisse de 1,1% par rapport à 2015, soit 12,8 millions d’heures déclarées de moins. Seule la région Ile-de-France semble préservée de ce phénomène avec un nombre d’heures déclarées qui augmente de 1,3 millions par rapport à 2015.

La Cnaf a mené une enquête en septembre 2017 pour mesurer le souhait des familles pour un mode d’accueil. En 2015, 25% des parents déclaraient vouloir que leur enfant soit accueilli en crèche. En 2017, cette proportion passait à 30%. Cela pourrait-il expliquer une désaffection pour les assistantes maternelles ? La Cnaf ne va pas jusque là, admettant son incapacité à expliquer aujourd’hui ce phénomène.

ONaPE - Drees (enquête Pmi, 31 décembre 2015), Acoss-Cnt Paje (2e trimestre 2015), Cnaf (Fileas – 31 décembre 2015), Menesr Depp (démographie départementale au 1er janvier 2015).

ONaPE – Drees (enquête PMI, 31 décembre 2015), Acoss-Cnt Paje (2e trimestre 2015), Cnaf (Fileas – 31 décembre 2015), Menesr Depp (démographie départementale au 1er janvier 2015).

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