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Transports aériens

Abandon de Notre-Dame-des-Landes : l’aménagement du Grand Ouest à repenser ?

Publié le 17/01/2018 • Par David Picot • dans : A la une, Régions

NDDL-Notre-dame-des-landes
nocidar / AdobeStock
C’est l’épilogue d’un dossier vieux de plus de 40 ans… « Le projet de Notre-Dame-des-Landes sera abandonné » a déclaré le Premier ministre, ce 17 janvier 2018. La décision pourrait également entraîner de nombreux bouleversements en matière d’aménagement du territoire à l’échelle Grand Ouest et des ses liens vers Paris.

Le rapport des trois médiateurs rendu public le 13 décembre 2017, avait pourtant préparé l’opinion : un abandon du projet d’aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes au profit d’un réaménagement de Nantes-Atlantique. Pour autant, à Nantes, ce 17 janvier 2018 à la mi-journée, les élus locaux sont apparus comme sonnés par cet atterrissage forcé que fut pour eux l’annonce gouvernementale.

« Trahison »

Président du Conseil départemental de Loire-Atlantique et du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) qui regroupe 20 collectivités de Bretagne et des Pays-de-la-Loire, favorables au projet, Philippe Grosvalet estime que « le gouvernement piétine nos collectivités locales qui ont de tout temps accompagné l’Etat dans ce projet. C’est une remise en cause de la décentralisation. » Et même « une quasi trahison ».

Maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole, Johanna Rolland évoque « une trahison » tout court et un « sentiment d’abandon de l’Etat ». Sans parler « d’un déni de démocratie » en référence à la consultation conduite à l’échelle de la Loire-Atlantique, en juin 2016 et au terme de laquelle une petite majorité de citoyens s’était exprimée en faveur du transfert. Selon Christelle Morançais, présidente de la région Pays-de-la-Loire, c’est un « coup de poignard pour le développement économique et l’attractivité du Grand Ouest ».

Mise en réseau

Le Premier ministre s’attendait bien sûr à ce flot de critiques. « Le Grand Ouest a besoin de solutions pour croître », a concédé Edouard Philippe après avoir précisé que la solution passait par le réaménagement de l’actuel aéroport Nantes-Atlantique. « L’aérogare sera modernisée et en parallèle, la procédure pour l’allongement de la piste sera engagé. »

Il a d’ores et déjà demandé à la ministre des Transports, Elisabeth Borne, de lancer une première étude pour « optimiser l’usage de Nantes-Atlantique ». Puis une seconde pour « mettre en réseau les aéroports régionaux » (Brest, Nantes, Rennes). C’est ainsi que l’aéroport Rennes-Saint-Jacques devrait aussi être développé. Et enfin une troisième, pour améliorer la « complémentarité rail/air et les possibilités pour les habitants de l’Ouest de rallier les grands aéroports parisiens ». Ces liaisons existent mais elles sont insuffisantes.

A ce stade, Johanna Rolland (Nantes Métropole) se demande surtout si « l’Ouest peut encore compter sur l’Etat pour son avenir ». Elle s’inquiète pour l’accessibilité des deux régions – Bretagne et Pays-de-la-Loire – excentrées en Europe » et ajoute que « les questions restent entières ». Notamment en matière d’aménagement du territoire.

Il était en effet question d’une nouvelle ligne ferroviaire entre Nantes et Rennes qui devait desservir la plate-forme de Notre-Dame-des-Landes et améliorer l’accessibilité de la pointe bretonne. Elle ne verra sans doute pas le jour.

Saint-Aignan de Grand-Lieu menacé

De son côté, Nantes Métropole porte plusieurs projets urbains de grande envergure au sud de la Loire, à proximité immédiate de Nantes-Atlantique. C’est le cas de l’Ile-de-Nantes qui accueillera en 2026 le futur CHU et de Pirmil-les-Isles, actuellement survolés à basse altitude par les avions. Dans quelle mesure leur évolution est-elle remise en cause ?

Dans leur rapport, les médiateurs étaient relativement optimistes. Johanna Rolland est dubitative. « Il va falloir regarder tout cela dans le détail. « Ce qui est certain, c’est que le potentiel d’accueillir des familles sur Bouguenais et sur Saint-Aignan-de-Grand Lieu est directement concerné. »

En fait, la réalisation de 1 460 logements sur ces deux villes serait empêchée ; un chiffre à mettre en rapport avec les besoins annuels de la métropole de l’ordre de 6 000 logements par an, pour faire face à sa croissance démographique. « Pour Pirmil-les-Isles, cela peut bouger, au minimum une partie du calendrier », a-t-elle ajouté.

Et le bruit ?

Par ailleurs, en confortant la plate-forme actuelle, le gouvernement ne résout pas l’épineuse question du bruit : « des nuisances significatives pour 3 500 à 6 000 riverains » et une « gêne modérée pour 67 000 autres », selon les médiateurs.

« Il est possible de prendre des mesures limitant l’augmentation des nuisances sonores », a souligné le Premier ministre, qui a cité pour cela… l’allongement de la piste !

« Nous ferons tout pour réduire ces nuisances pour le village de Sant-Aignan-de-Grand-Lieu, survolé lui à très basse altitude. Et si ce n’est techniquement pas possible, elles feraient l’objet de compensations exemplaires. » Pas sûr que cela suffise à convaincre le maire de cette ville et les 3 850 habitants…

Fin de la ZAD au printemps ?

Le gouvernement promet également « de mettre fin à la zone de non droit qui prospère depuis 10 ans », sur la zone de Notre-Dame-des-Landes. Si bien que « les terres retrouveront leur vocation agricoles », a déclaré le Premier ministre. Elles ne seront donc pas conservées pour réaliser ultérieurement le projet, comme le laissait entendre les médiateurs dans leur rapport de décembre. Déposée au Conseil d’Etat fin décembre, la demande de prorogation de la demande d’utilité publique (DUP) du projet d’aéroport, « pour laisser toutes les options ouvertes sera retirée ». Elle deviendra donc caduque au 9 février 2018. « Les occupants illégaux devront partir d’eux-mêmes d’ici le printemps ou en seront expulsés », a-t-il conclut.

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Commentaires

Abandon de Notre-Dame-des-Landes : l’aménagement du Grand Ouest à repenser ?

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Henri Tanson

18/01/2018 06h53

Abandon; définitif ?
Ou alors, en même temps, abandon et poursuite ?
Les mois et les années à venir nous éclaireront.

Monique 44

18/01/2018 09h28

Il est écrit « une petite majorité » avait voté pour… Il n’y a pas de petite ou de grande majorité : il y a une majorité d’habitants de Loire-Atlantique qui se sont déplacés pour s’exprimer – comme on leur a demandé de le faire – et qui ont voté en faveur du transfert de l’aéroport. Mais il est plus simple de laisser une minorité dicter sa loi…

Jean-Marie

18/01/2018 12h01

Le gouvernement actuel bafoue le résultat d’une consultation démocratique, imitant l’action d’un autre gouvernement sur l’Europe. Qu’elle conclusion peut on en tirer?: l’état n’est plus crédible… Dommage.

En attendant il nous montre la voie à suivre quand on n’est pas d’accord sur une décision: par exemple pour la limitation à 80km/h etc…

Mikaëlkel

18/01/2018 12h47

C’est surtout l’aménagement de la Bretagne à 5 départements, donc avec le 44, qui est maintenant à penser. Le « Grand Ouest » ne signifie rien pour les Bretons et NDDL ne désenclavait pas la pointe Bretagne, laissée pour compte de l’aménagement du territoire.
Quant à la consultation des habitants, il eût été bien de l’élargir à toute la Bretagne, d’autant que :
-la Région administrative B4 actuelle, sans la Loire-Atlantique, avait contribué au financement du projet NDDL
-et que le risque de fermeture de certains autres aéroports bretons étaient accentué avec NDDL.

ratonus

18/01/2018 02h19

Lorsqu’on regarde une photo aérienne de la zone de l’aéroport de Nantes Atlantique, on constate que de nombreux lotissements ont été créés il n’y a pas si longtemps.
Cela signifie que les élus locaux ont misé sur le déplacement de l’aéroport actuel.
N’aurait-il pas été plus prudent de geler la zone autour de l’aéroport pour procéder à terme à son extension?
Les habitants qui ont acheté et fait construire dans le secteur sont les plus pénalisés. Ils ont été trompés par les promoteurs liés aux élus.
D’autre part, la Loire Atlantique est en plein développement mais peut-être un peu trop. Le paysage est souvent dénaturé (comme dans d’autres régions) par les nouvelles constructions. Un jour les élus de ces territoires s’apercevront qu’ils ont fait de mauvais choix d’aménagement.

sirius

18/01/2018 04h27

Ce projet portait la marque d’une époque révolue . La technique triomphait sans partage ,le goût pour le
toujours plus s’imposait ,voir le Concorde avion emblématique qui devait atterrir à NDDL.
Personne ne prenait en compte la nature et ses richesses .
Peut-on espérer que les esprits évoluent enfin?

pov citoyen

19/01/2018 08h04

Les élus partisans du toujours plus à tout prix (avec l’argent des autres, le nôtre) sont déçus et on comprend leurs gesticulations souvent politiques; pourquoi n’ont-ils rien fait avant si c’était aussi simple? Les va-t’en guerre de tout bord qui se « bourrent les poches » et prennent leur ego comme centre du monde en sont pour leurs frais; ils doivent revenir sur terre et prendre conscience que le monde change, que leur tour d’ivoire ne mène à rien.
Prenez le métro (avec vos sous), allez au supermarché (idem), entrez dans la vraie vie des citoyens « de base ».

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