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Social

« Si on laisse les inégalités se poursuivre, il y a un risque de rupture du pacte républicain »

Publié le 15/01/2018 • Par Isabelle Raynaud • dans : France

MAURIN_louis
C. Chigot
L'Observatoire des inégalités lance une nouvelle campagne d'appel aux dons pour soutenir son action. Louis Maurin, son directeur, défend l'importance d'avoir un acteur indépendant pour donner l'image la plus juste des inégalités sur le territoires, loin des discours partisans.

Pourquoi avoir recours à l’Observatoire des inégalités ?

Pour les collectivités locales, qui sont des acteurs de la société tout comme les associations, les entreprises ou les citoyens en général, pour pouvoir comprendre et intervenir dans la société d’aujourd’hui, il y a un besoin de connaissance sur la mise en œuvre des politiques publiques. Pas seulement concernant les inégalités, bien sûr, mais c’est au niveau des inégalités, aujourd’hui, que “cela coince”, que les tensions sont alimentées.

Si l’on observe les choses de façon trop surplombante, on masque derrière les moyennes des écarts qui, au niveau local, peuvent être tout à fait considérables. On ne comprend alors plus ce qui se passe. Prenons l’exemple de Paris : on considère la capitale comme une ville bourgeoise alors qu’à l’intérieur de Paris, il y a des arrondissements qui ont la taille de ville entière – notamment au nord et au nord-est – où des poches de pauvreté sont considérable. Toute une partie de Paris reste très loin d’être une ville bourgeoise. On retrouve cette situation de la même façon dans toutes les villes…

Si on ne comprend pas notamment la situation des revenus, mais pas seulement, on rate l’analyse des besoins sociaux et on a des risques de mettre en œuvre des politiques qui ne soient pas adaptées aux besoins d’aujourd’hui. Cela ne veut pas dire forcément qu’il faille tomber dans la dramatisation, dans l’exagération…

Il ne faut pas avoir une lecture catastrophiste de la société française et de la ville. Par exemple, une commune dans laquelle il y a des inégalités, cela veut dire aussi que c’est une ville où il y a des populations mélangées. Il faut se méfier d’une lecture catastrophiste et faire attention à ne pas poser des normes de façon trop simpliste. Enfin, il me semble que pouvoir diagnostiquer ce qui se passe dans une société est indispensable si on veut mettre en œuvre des politiques adaptées.

Quels types d’actions mène l’Observatoire avec les collectivités ?

Notre occupation principale est d’intervenir au niveau national dans le débat public sur les inégalités. Mais le travail avec les collectivités est, pour nous, un champ important de compréhension de ce qui existe dans le pays tout en faisant attention à ne pas masquer par des moyennes trop générales les phénomènes territoriaux.

Nous intervenons très souvent, de façon ponctuelle, pour présenter nos données, notre état des lieux, dans toute la France, auprès de collectivités ou d’associations. Nous collaborons avec de nombreux réseaux d’observation sociale. Pas seulement d’institutions ou des collectivités, mais aussi de réseaux inter-institutions, d’organismes, par exemple les centres de ressources de la politique de la ville… Nous avons développé un diagnostic des inégalités au niveau local qu’on a déjà appliqué pour quelques communes.

Cela peut être à la fois un travail sur les inégalités pour une collectivité donnée, mais aussi un travail transversal sur un ensemble de collectivités. Nous avons par exemple travaillé récemment sur la question des inégalités femmes-hommes en partenariat avec Ville au carré, un centre de ressource sur la politique de la ville en région Centre. On travaille dans ces domaines-là en partenariat avec le Compas, un bureau d’étude spécialiste des observations sociales des données locales, pour lequel je travaille par ailleurs.

Il faut aussi noter que nous avons le soutien de la région Centre qui appuie l’Observatoire des inégalité à travers le dispositif CAP’Asso [dispositif de soutien à l’emploi associatif]. C’est une faible part de nos ressources, mais c’est un soutien important pour nous.

Quelle somme attendez-vous avec cet appel aux dons ?

Nous ne nous fixons aucun objectif. L’Observatoire des inégalités vit de ce type d’appels aux dons. Nous appelons à nous soutenir tous ceux qui sont concernés par les questions des inégalités. Cela peut aller des 5/10 euros que va nous donner un étudiant à des soutiens beaucoup plus importants de personnes qui ont plus de revenus. Si nous existons, c’est grâce à ce type de soutien.

Il y a, dans notre pays, tout un ensemble de personnes qui sont très sensibles à l’existence d’un système d’information sur les inégalités, indépendant de tout parti politique, de toute association. Nous sommes un organisme qui porte un discours sur les inégalités de façon critique, informée, et qui n’utilise pas la question des inégalités comme un produit « marketing ».

Nous essayons de faire la part des choses. Dire, par exemple, quand la situation des inégalités s’améliore. Nous n’essayons pas de profiter des inégalités pour alimenter un discours “dramatisateur”, dans l’exagération. Il y a un vrai besoin pour cela, dans une société où le « buzz », l’inflation des propos commence à avoir un effet assourdissant pour beaucoup d’acteurs.

Dans la société d’aujourd’hui, on espère que c’est ce qu’entendront les membres des collectivités locales – qu’ils soient citoyens, élus, agents… Si on ne refuse pas la dramatisation et l’exagération des enjeux en se servant des inégalités, si on n’intervient pas et qu’on laisse les choses se faire, si on ne met pas les choses clairement sur la table, il y a un risque de rupture du pacte républicain, d’alimentation des tensions.

La démocratie n’est pas intouchable, elle peut être en péril si on continue à alimenter les inégalités, notamment les privilèges des catégories les plus favorisés. Nous restons néanmoins optimistes. Sinon, nous ne ferions d’ailleurs pas un observatoire des inégalités.

Quelle sera l’utilisation de l’argent récolté ?

On fait appel à la générosité publique, il faut donc rendre des comptes sur l’utilisation de cet argent. Nos axes de développement pour 2018 vont dans deux grandes directions. La première est la question des jeunes : nous pensons que si l’on vont entretenir la valeur d’égalité à  long terme, il faut d’abord en discuter avec les jeunes, essayer de comprendre comment ils appréhendent cette question et leur donner de bonnes informations.

Il y a un vrai besoin, une vraie sensibilité autour de cette thématique parmi les plus jeunes. C’est un enjeu clé de diffuser des valeurs de notre société, de notre citoyenneté.

Le deuxième axe est de mettre l’accent sur l’explication des phénomènes sociaux, c’est ce que nous avons toujours fait. Nous devrions en particulier publier un ouvrage, courant juin, autour de la question « Comprendre les inégalités ». On a déjà travaillé sur l’état des inégalités, sur « que faire contre les inégalités » ; nous voudrions finir la trilogie. Coucher sur le papier les informations qu’on peut donner sur notre site internet ou lors de nos formation pour fournir un guide, un “manuel de survie”, pour comprendre les inégalités aujourd’hui.

Par ailleurs, nous continuons à alimenter nos données régulièrement. L’état des lieux est sans fin. Il faut situer les choses : les inégalités se reproduisent, se multiplient, se diversifient. Donc notre rôle est, en permanence, d’essayer de traquer tout cela.

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